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mosaique_crai_0065-0536_1966_num_110_1_11955[1]

mosaique_crai_0065-0536_1966_num_110_1_11955[1]

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mosaico africano
mosaico africano

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Categories:Topics, Art & Design
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12/22/2010

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La mosaïque de chasse à l'amphithéâtre découverte à Smirat enTunisie
In: Comptes-rendus des séances de l année - Académie des inscriptions et belles-lettres, 110e année, N. 1, 1966.pp. 134-157.
Citer ce document / Cite this document :Beschaouch Azedine. La mosaïque de chasse à l'amphithéâtre découverte à Smirat en Tunisie. In: Comptes-rendus desséances de l année - Académie des inscriptions et belles-lettres, 110e année, N. 1, 1966. pp. 134-157.
 
134
LA
MOSAÏQUE
DE
CHASSE
A
L'AMPHITHÉÂTRE
DÉCOUVERTE
A
SMIRAT
EN
TUNISIE,
PAR
M.
AZEDINE BESCHAOUCH.
I.
La
mosaïque
de
magerivs.
Le
document
que
j'ai
l'hon
neur
de
soumettre
à
l'attention
de
l'Académie1
est
une
mosaïque2découverte
fortuitement
en
Tunisie,
dans
la
région
de
Sousse
(Hadrumète)
et
d'El-Jem
(Thysdrus),
au
lieu-dit
Smirat3,
site
romain
non
encore
identifié.
Cette
mosaïque
(dont
le
tableau
cen
tral
mesure
4
m.
20
sur
2
m.
20)4
nous présente un
compte
rendu
épigraphique
qui
commente
et
explique
les
scènes
figurées
dont
il
constitue
en
quelque
sorte
la
légende.
Dans
une composition
en
ellipse
qui
suggère la
forme
de
l'arène5
le
pavement
figure,
sur
un
fond
blanc,
le
combat
même
des
bestiaires
et
des
fauves.
Le
nom
des
combattants
est
noté
;
nous
avons
quatrechasseurs
:
spittara6,
bvllarivs"7,
hilarinvss,
et
mamertinvs9,
1.
C'est
pourmoiun
agréable
devoir
de
dire
ma
dette envers
mesmaîtres,
MM.
J.Guey,
H.
G.
Pflaum,
G.
Ch.
Picard
et
W.
Seston,
que
je
remercie
vivement.
M.
Picard
asuivi
pas
à
pas
cette étude, tant à
Paris
qu'à
Tunis, où
le
Service
des
Antiquités
a
eu
la
joie
de
le
revoir. Je
lui suis
redevable
de
nombreuses
suggestions
et
de
conseils
précieux.
Puisse-t-il
trouver
ici
l'expression
de
ma
profonde
gratitude
!
2.
Une
première
étude
de
cette
mosaïque
a
été
présentée
au
IIe
colloquede
Sousse,
en mars
1963.
3.
La
localité
de
Smirat
dépend
de
la
délégation
(=
sous-préfecture)
de
Moknine.
Elle
est
connue
des
archéologues
par
ses
nécropoles
libyco-puniques
(cf.
P.
Cintas
et
E.
G.
Gobert,
Smirat,
dans
Revue Tunisienne,1941,
p. 86
sq.).
Le
site
même
de
la
découverte
se nomme
Oglat
Béni
Khira. Entouré
de
nombreux
puits
(Oglat
=
réunion
de
puits
à
fleur
de terre),
il
s'étend
sur
un
mamelon, à
5
kilomètres environ
au
Nord-Est
du
bourg
agricole
de
Bou-Merdas.
Cf.
Atlas
des
Centuriations romaines
de
Tunisie,
LXXIII
(Kerker), 579
/243
et
580
/243.
Le
zèle
et
le
dévouement
de M.
K.
Essaïdi,
conducteur
des
travaux
archéologiques
dans
le
Sahel
tunisien,
ont
sauvé
ce
site
d'une
destruction certaine.
Je
le prie
de
trouver
ici
l'expression
de
mes
vifs
sentiments
de
reconnaissance.
4.
Le
pavement dans
son
ensemble
mesure
6
m.
80
X
5
m. 30.
Bien
conservé,
il
n'a
été
endommagé
que dans
l'angle
supérieur
de
droite par
l'installation,
à
l'époque
arabe,
d'un
four
à
pain
tabouna
»).
Le
pourtour
géométrique
présente
un
motif
que
l'on
retrouveà
Hadrumète
et
à
Thysdrus
notamment
:
sur
un
fond
blanc,
on
a
disposé
en
quinconces
des
carrés
ornés
au
centre
par
un
nœud
de
Salomon.
Sur chacun
de leurs
côtés
est
placée
une pelte dont les pointes
touchent
les
angles.
De
l'angle
d'un
carré
à
celui
du
carré
voisin
sont
dessinés
des fuseaux
et,
dans
les intervalles,
des cercles
avec
croix
noire surfond
rougeentourés
de
quatre
croisettes.
Sur ce
motif,
cf.
L.
Foucher,
Inventaire
des
mosaïques
(Sousse),
57
086,pi.
XX
b
;
57
241,
pi.
LI
a,
etc.
5.
Sur
cette
composition,
cf.
I.
Lavin,
The
Huntings
Mosaics
of
Antioch
and
their
Sources,
dans
Dumbarton
Oaks
Pap.,
XVII
1963,
p.
181-182.
6.
Monté
sur
des sortes
d'échasses,
Spittara
a
le
torse
nu
et
n'est
vêtu
que
d'un
pagne
dont
le
large
pli
retombe
sur
le
bas-ventre.
Les
jambes
protégées par
des
bandes
mollet
ières,
il
porte
des
anneaux
aux
pieds.
Autour
du
cou
il
a
une cordelette
noire,
nouée
en
cravate.
7.
Bullarius
est
vêtu
d'un
«
caleçon
»
blanc
et
d'une
tunique
blanche
à
deux
larges
elaviverticaux,
de
couleurrouge. Cettetunique
porte,
aux
manches,
deux
galons
rouges.
(Fin
de
la
note
7 et
notes
8
et
9
page
suivante.)
 
MOSAÏQUE
DE
CHASSE
A
SMIRAT
135
et
quatre
léopards
:
victor,
crispinvs1,
romanvs
et
lvxvrius*.
Ce
dernier
a
été
blessé
à
mort
et
nous
voyons
son
adversaire,
le
bestiaire
hilarinvs,
aller
prêter
main
forte
à son
collègue
bvllarivs.
Le
combat
se
déroule
en
présence
de
deux
divinités
:
Diane3
et
Dionysos4. Ce compte rendu
figuré
est
complété
par
un
compte
rendu
épigraphique.
Le
texte comprend
deux
parties
:
1)
l'une
intitulée
per
cvrionem
dictvm
rapporte une
annonce
faite
par
le
crieur
public
;
2)l'autre
intitulée
adclamatvm
est
nous
fait
connaître
les
acclamations
de
la
foule.
Arrêtons-nous
à
l'étude
de
ce
texte.
D'abord
la
première
partie6
:
Elle
est
recouverte
d'une
plaque
de
cuir
(cf.
infra,
p.
149).
Bullarius
a
les
mêmes
anneaux
et
lesmêmes
bandes
molletières
que
Spitarra.
Cependant
sa
jambe
gauche
est
protégéepar une genouillère,
tandis
que
le
mollet
est
découvert.
8.
Hilarinus
est figuré
de
«
trois
quarts
arrière
».
Il
porte
aussi
un
caleçon,
une
tunique
blanche, des
bandes
molletières
et
des
anneaux.
9.
Le
corps
penché
en
avant
commeSpittara, Mamertinus
est
vêtu
d'une tunique
recouverte
d'une
plaque
de
cuir
(cf.
infra,
p.
149).Il
porte
aussi
des
bandes
molletières
et
des
anneaux.
1.
Victor
et
Crispinus
sont
parés
d'une guirlande
de
millet.
2.
Romanus
et
Luxurius
sont
parés
d'uneguirlande
de
lierre.
Sur
ces
parures,
cf.
Hist
oire
Auguste,
Gallieni
duo,
8
:
«
Processerunt
etiam
altrinsecus
centeni
albi
boves
cornibusauro ingatis
et
dorsualibus
sericis discoloribus
praefulgentes
».
Voir
Friedlânder,
Sittengeschichte
Roms,
II,
p.
77-91
:
«
Aux
spectacles
de
l'amphithéâtre,
on
couvrait
les bêtes
de
larges
écharpesbariolées,
de
plaques
de
métal,
de
feuilles
d'or ou
d'autres
oripeaux.
On
les
peignait
même
en
couleurs
».
Nous
retrouvons
ces
banderoles dorsales
notamment à
Carthage
(cf.
L.
Poinssot
et
R. Lantier,
MonumentsPiot,
XXVII,
p.
70,
fig.
1),
à
Thysdrus
(cf.
A. Merlin
et
L. Poinssot,
ibid.,
XXXVI,
p.
155-158),
à
Thuburbo
Majus
(cf.
L.
Poinssot
et
P. Quoniam,
Karthago,IV,
p.
158-159
et note
20
:
«
Ces
parures
ont
pour
but de
sacraliser les bêtes
que
les
jeux
d'amphithéâtresvouaient
à la
mort
;
à
cet
égard,
il
y
a
lieu d'en
rapprocher
le
déguisement
proposé
à
sainte
Perpétue
et
à
ses
compagnons
»).
Sur
la
consécration
à
Saturne
et
à
Cérès,
cf.
G.
Picard,
Rec.
deConstantine,
LXVI,
1948,
p.
117-123.
3.
D'allure
virile et
élancée,
Diane
est
représentée
vêtued'un
court
peplos
de
couleur
verte,
noué
àla
taille
par une
écharpe
rouge
qui
flotte
librement.
Elle
porte
des
bracelets
aux
bras
et
aux
poignets,
et
elle
est
chaussée
de
brodequins
à
tige
retournée.
Un
bandeau
retient
sa
chevelure
coiffée
en
chignon
haut.
Le
haut
de
son
carquois
reste
visible.
Elles'avance
en tenant une
longue
tige
de millet.
4.
Dionysos,
que
l'on
reconnaît à
sa
pardalide
de
couleur
pourpre,
est
figuré
de
face
sous
les
traits
d'un jeune
homme
nu,
chaussé
d'embades
(sa
taille
est
de
0
m.
86).
Il
tient
de
la main
gauche
une longue hampe
(elle
a
0
m.
89 de
haut),
surmontée
d'un
crois
sant.
De
la main
droite,
il
tend
un
objet
imprécis,
patère
ou couronne
(?).
Auprès de
lui
est
placée
une
feuille de
lierre
de
couleur
noire.
Par
la
pose
et
le
mouvement
des
bras,
ce
Dionysos
s'apparente
a)
à l'Apollon
figuré
sur
la
Mosaïque
de
l'offrande
de
la
grue
(Carthage)
;
cf.
P.
Gauckler,
Inv.
Mos. Tunisie,
607
=
Cat.
Musée
Alaoui,
suppl.,
A 171
;
b)
au
Dionysos
au
gecko
(Thysdrus)
;
cf.
A. Merlin
et
L. Poinssot, Monum.
Piot,
XXXIV,
1934,
p.
154
sq.
:
scènes
de
venatio
et
au
centre
du
tableau
Dionysos
tenant
le
thyrse
et
le gecko.
A
ses
pieds,
une
panthère
;
feuilles
de
lierre
dans
le
champ.
5.
Le
texte
est
inscrit
en cubes
noirs
sur fond
blanc.
La
première partie
se
détache
sur
le
côtégauche
(hauteur
:
0
m.
82).
Les
lettres
ont
une
hauteur moyenne
de
5
centi
mètres.

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