concerto pour mandoline de Vivaldi. Un homme aux traits creus
é
s,aux joues caves, l'inspectait dans le miroir, fron
ç
ait les sourcilslorsqu'il apercevait son nez en trompette, soupirait
à
la luisancedes m
é
plats que son cr
â
ne arborait par endroits. Finalement iltourna le dos
à
l'importun personnage, rev
ê
tit une tunique couleurcr
è
me et prit place dans un fauteuil de fa
ï
ence inclinable. Leprogramme de condensation d
é
buta. Il n'appr
é
ciait quemod
é
r
é
ment ce mode de lavage, mais il n'avait gu
è
re le temps. Lacombinaison s'humidifia de l'int
é
rieur et une agr
é
able fra
î
cheurd
é
goulina sur les pores de sa peau. Un brumisateur automatiquearriva
à
hauteur de sa figure et entreprit de l'asperger de moussesavonneuse, puis de le rincer. En un tournemain il fut lav
é
, s
é
ch
é
,peign
é
.Dans la cuisine, les deux filles l'attendaient d
é
j
à
. Chacune avaitd
é
j
à
dispos
é
devant elle sa propre tablette avec
é
cran de s
é
lection.Ludmilla avait opt
é
pour des croissants et un chocolat chaud, d
é
j
à
pr
é
sents sur la tablette, tandis que Clara h
é
sitait manifestemententre deux pictogrammes all
é
chants. L'index de papa se posa surcelui teint
é
de jaune.« Tu n'as qu'
à
prendre du jus de Gualajara...
―
Oui mais j'aime bien aussi les c
é
r
é
ales au miel, moi !Andr
é
sourit.
―
Allons, sois raisonnable. Je suis s
û
r que tu as une pr
é
f
é
rence.R
é
fl
é
chis bien : lequel te semble le plus sucr
é
, le plus agr
é
abledans la bouche ?La fillette de six ans parut s'absorber dans une r
é
flexion intense.Soudain son visage s'illumina.
―
Le jus de Gualajara !
―
Eh bien voil
à
. Sers-toi. »A peine eut-elle appuy
é
qu'un verre se dessina au centre de sontableau, bient
ô
t rempli d'une couleur rose. Elle se pr
é
cipitaavidement, et avala le contenu d'un trait, goul
û
ment.« Visualisation des si
è
ges » dit Andr
é
.
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