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Cours - Responsabilite Administrative

Cours - Responsabilite Administrative

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Cours de responsabilité administrative, L3 droit, université de Strasbourg
Cours de responsabilité administrative, L3 droit, université de Strasbourg

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LA RESPONSABILITÉ ADMINISTRATIVE
Bibliographie :
 Jean WALINE 
, Droit administratif, Dalloz 22
ème
éd., 2008
 Jean WALINE,
L’évolution de la responsabilité extra-contractuelle despersonnes publiques, EDCE 1994 p. 459-
Conseil d’Etat 
, Responsabilité et socialisation du risque, Rapport public2005.
I.
On vous a dit, pour caractériser ce droit spécial qu’est le droit administratif,qu’il était le droit spécial applicable à la puissance publique ou comportant desprérogatives de puissance publique.Cette affirmation est largement exacte : le droit administratif demeure « undroit martial ».La formule des prérogatives de puissance publique et des privilèges del’administration ne donne toutefois pas une exacte représentation de la réalitécar, comme l’a montré
 Jean Rivero
, le droit administratif n’est pas seulementun droit de prérogatives – d’ailleurs assujetti à une finalité, la poursuite del’intérêt général -, c’est aussi un droit de sujétions.On voit donc qu’en réalité, le droit administratif est en définitive, un ensembleindivisible de prérogatives et de sujétions qui sont souvent étroitement liées lesunes aux autres.
Pour s’en tenir aux sujétions,
elles peuvent être rassemblées sous deuxgrandes rubriques :- Le principe de légalité, c’est-à-dire la soumission de l’administration à la loi ;- Le principe de responsabilité, c’est-à-dire la règle selon laquelle lorsqu’ellecause un dommage, notamment par sa faute, l’administration est tenue de leréparer.
1
 
II.Les principaux caractères de la responsabiliadministrative àl’époque contemporaine.
Il conviendra, tout au long des développements qui vont suivre, de fixerl’attention sur trois d’entre eux particulièrement :
-
D’abord,
son caractère jurisprudentiel
qui
 
appellera à faire le pointsur ses sources pour relever que même si à l’instar du droit administratif dans son ensemble, le droit de la responsabilité des personnes publiquesest largement jurisprudentiel, les régimes législatifs de responsabilité onttendance à se multiplier.On ne pourra les étudier tous.Mais il est évident que l’inspiration générale des régimes qu’ils mettent enplace n’est pas sans effet sur l’évolution du gime de la responsabilitéadministrative en général dans le sens de la socialisation du risque.En effet, le gislateur a multiplié les cas dans lesquels la victime peutprétendre à l’indemnisation d’un dommage sans avoir à identifier l’auteur decelui-ci ou à prouver l’existence de sa faute, n’ayant pour seule contrainte quecelle d’établir se trouver dans la situation prévue par la loi (loi du 6 juillet 1990sur les victimes d’actes de terrorisme ; loi du 23 décembre 2000 sur lesvictimes de l’amiante …).
- Son autonomie,
ensuiteOn sera amené à voir que lorsque le Tribunal des Conflits a reconnu le principede la responsabilité des personnes publiques dans le célèbre arrêt
BLANCO du
8 février 1873, il l’a fait en des termes qui devaient conférer au régime decette responsabilité une véritable autonomie :
"Cons. que la responsabili, qui peut incomber à l'État pour lesdommages causés aux particuliers par le fait des personnes qu'il emploiedans le service public, ne peut être régie par les principes qui sont établisdans le Code Civil, pour les rapports de particulier à particulier ;que cette responsabilité
n'est ni générale ni absolue
; qu'elle
a sesrègles spéciales
qui varient selon les besoins du service et la nécessitéde concilier les droits de l'État avec les droits privés ;
2
 
que, dès lors, ...
l'autorité administrative est seule compétente pour en connaître
".
On sera amené par conséquent à s’interroger sur la justification de cetteautonomie par rapport au droit civil et sur sa réalité.
Sur cette question :
Denis de Bechyllon,
Le Conseil d’Etat, le code civil et ledroit de la responsabilité, RJEP 2005, p. 90.Enfin, dans le prolongement du constat de l’autonomie de la responsabilitéadministrative, il faudra plus largement s’interroger sur
son fondement ouencore son économie nérale
pour porter une appréciation sur soncaractère satisfaisant (ou non) ou, si vous préférez le vocabulaire à la mode,sur son « libéralisme ».On peut dire à cet égard qu’au-delà des considérations purement techniques, ily a sans doute une réelle spécificité de la responsabilité administrative quantaux équilibres qu’elle réalise entre les considérations qui lui sont propres. Peutêtre me, au-de, subsiste-t-il une ritable différence avec le gimegénéral de la responsabilité des personnes privées quant à son fondement (sonesprit),Cela n’exclue évidemment pas une certaine convergence de fond des deuxsystèmes. Mais il ne faudrait pas que l’arbre cache la forêt et que l’attentionprêtée dans les deux cas à la victime fasse perdre de vue que la mise en jeu dela responsabilité de l’administration demeure relativement restrictive.
1
ère
proposition :
On doit constater une convergence des règles de fond desdeux systèmes
Cela n’a rien d’étonnant.- D’abord, dans des domaines d’action similaires, les juridictions judiciaires etadministratives ne peuvent se permettre d’aboutir à des solutions par tropdifférentes (ex : responsabilité des CRTS en matière de SIDA posttransfusionnel : si le CRTS est organisé sous forme d’association gérant unservice public, mais sans mise en œuvre de prérogatives de puissancepublique, la compétence appartient au juge judicaire ; si le CRTS a la qualitéd’établissement public, le juge administratif est seul compétent. Conséquence :le juge administratif et le juge judiciaire ont fait application de glesd’engagement de la responsabilité tout à fait similaires.
3

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