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Defis en matiere de developpement, Les solutions Sud-Sud: Juin 2008

Defis en matiere de developpement, Les solutions Sud-Sud: Juin 2008

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Bulletin d'information electronique de l'unite speciale pour la cooperation Sud-Sud au sein du PNUD.
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L’agriculture urbaine pour remédier à lacrise alimentaire mondiale
La population mondiale s’urbanise davantage tous les jours. En 2030, quelques5milliards de personnes vivront dans les villes. Cette année marque le tournant: lapopulation urbaine (3,3 milliards de personnes) dépasse pour la première fois lapopulation rurale (Rapport de l'UNFPAsur l’état de la population mondiale de 2007.) Avec la flambée des prix de l’alimentation dans le monde entier, nombre decitadins connaissent la faim et des conditionsdevie difficiles. Sur les marchésinternationaux des produits de base, les prix des denrées alimentaires ontaugmenté de 54 pour cent au cours de l’année écoulée,les prix des céréaless’étant envolés de 92 pour cent (FAO – Situation alimentaire du monde). Si vivre enmilieu urbain est synonyme de vivre au coudeà coudeavec d’autres personnes,cela ne signifie pas qu’il n’y a pas moyen decultiver des aliments, d’étoffer lebudget serré des citadins et d’améliorer leur alimentation.Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a appelé à unaccroissement de la production alimentaire de50 pour cent d’ici 2030 juste pour faire face à l’augmentation de la demande, età l’heure actuelle, 862 millions de gens sont sous-alimentés (FAO). Une solution,l’agriculture urbaine peut faire unedifférence énorme comme l’a montré l’île de Cuba.Cuba importe aujourd’hui environ 50 pour cent de ses besoins minimum encarburant et en produits alimentaires à un coût qui a atteint 1,6 milliard USD l’andernier pour la nourriture (Reuters). Au cours des deux dernières décennies, l’île aété secouée par une succession de crises alimentaires provoquées d’abord par l’effondrement de l’aide en provenance de l’Union soviétique, puis par une crisedu carburant. Toutefois, l’agriculture urbaine fournit aujourd’hui la plus grandepartie des légumes du pays grâce aux jardins urbains qui ont surgi sur lesterrains abandonnés des grandes et petites villes du pays. Avantagesupplémentaire : ces aliments ne contiennent pas de pesticides, 70 pour cent deslégumes et des fines herbes cultivés sur l’île étant issus de l’agriculturebiologique (http://www.soilassociation.org/web/sa/saweb.nsf/Living/whatisorganic.html). Avec ces fermes urbaines, les aliments frais se trouvent à quelques passeulement du consommateur. Dans un monde où le prix du pétrole ne cessed’augmenter, Cuba a diminué l’usage du pétrole dans la production et le transportde l’alimentation.Les exploitations agricoles urbaines ont créé 350 000 emplois mieux rémunérésque la plupart des emplois gouvernementaux. Elles ont aussi amélioré la santédes Cubains : beaucoup sont passés d’une alimentation dominée par le riz, lesharicots et les aliments en conserve importés d’Europe de l’Est à des fruits etlégumes frais.Si les Cubains reçoivent de l’état au moins une ration de base de riz, de haricotset d’huile alimentaire, celle-ci ne comporte pas de fruits et de légumes. Après lacessation des subventions soviétiques, la ration alimentaire individuellequotidienne des Cubains a sensiblement chuté de 3 004 à 2323 calories par jour (ONU). Avec l’explosion des fermes urbaines, elle est remontée à 3547 caloriespar jour, quantité supérieure à celle recommandée pour sa population par legouvernement américain.Cette réussite s’explique par l’apparition d’entrepreneurs comme Miladis Bouza,ancienne chercheuse biologiste âgée de 48 ans contrainte d’abandonner laquiétude de sa vie bourgeoise après l’effondrement de l’Union soviétique. Sonsalaire de fonctionnaire était tombé à 3 USD par mois. Incapable de joindre les
Juin 2008
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Dans ce numéro:
L’agriculture urbaine pour remédier à la crise alimentairemondialeDes tarifs plus rémunérateurspour le chocolat fin du Sud Agricultural Waste GeneratingElectricityLes handicapés du Sudpeuvent gagner de l’argent etregagner leur dignité
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deux bouts et de nourrir sa famille, elle avait quitté son emploi.Le gouvernement cubain autorisa les gens à transformer les terrains urbainsinoccupés en mini-fermes. Du fait que l’état possède la plus grande partie desterrains et il n’y a pas de concurrence de la part des promoteurs immobiliersprivés comme dans beaucoup d’autres pays , les villes comportent beaucoup deterrains non bâtis. Contrairement à l’habitude dans la Cuba communiste, lescultivateurs gardent 80 pour cent des bénéfices. Cela peut représenter un salairemoyen de $71 USD par mois.« Ces salaires sont plus élevés que ceux des médecins ou des juristes »explique à Associated Press Roberto Perez, agronome qui dirige la premièreferme urbaine du pays. « Plus ils produisent, plus ils gagnent”. C’est crucial pour obtenir une haute productivité ».Miladis a saisi cette occasion pour cultiver un terrain de 0,2 ha près de chez elle àla Havane. Aidée de son mari, elle fait pousser des tomates, des patates douceset des épinards et vend les légumes à un étal situé dans une rue passagèrevoisine. Son revenu mensuel qui atteint maintenant entre 100 et 250 USD par mois, dépasse largement le salaire moyen de 19 USD par mois d’unfonctionnaire.Cuba s’est inspirée des fermes de la ceinture verte de Shanghai(http://en.shac.gov.cn/hjgl/jqgk/t20030805_82028.htm),mais en allant beaucoupplus loin pour faire de l’agriculture urbaine une partie essentielle del’approvisionnement du pays en nourriture.Toute cette agriculture urbaine est aussi une agriculture naturelle. Les agriculteursont du utiliser du compost naturel comme engrais et des pesticides comme lecéleri dont la forte odeur éloigne les insectes.Les dits organoponicos (http://academicos.cualtos.udg.mx/Pecuarios/PagWebEP/Lecturas/ORGANOPONICOS.htm)récoltent une grande variété de légumes, fruits et fines herbes ainsi que deplantes ornementales. Ils proposent à leurs clients mangues, bananes plantain,basilic, persil, laitue, ail, céleri, oignon vert, chou rosette, haricots noirs, pastèque,chou-chine, épinards et patates douces.« Personne ne mangeait de légumes, » précise David Leon, 50 ans, en achetantun kilo des bettes à un organoponico. « La nutrition des gens s’est beaucoupaméliorée. C’est beaucoup plus sain et c’est bon !
LIENS:
Le potager en carrés: livre qui contient tous les détails sur la manière decultiver des plantes vivrières dans de petits espaces urbains.UAide au jardinage urbain: site Internet dédié à des conseils destinés aux jardiniers urbains, comportant des ressources sur la production alimentaireurbaine.
Site Internet:
 http://www.urbangardeninghelp.com/small.htmPetits jardins urbains: livre couvrant des études de cas de jardins urbains auxquatre coins du monde.
Site Internet:
 http://www.amazon.co.uk/Small-Urban-Gardens-Evergreen/dp/3822851418Carte interactive montrant les effets de la crise alimentaire sur le monde.
Site Internet:
 http://www.ft.com/cms/s/0/d8184634-07cc-11dd-a922-0000779fd2ac.html?from=text&nclick_check=1 
Des tarifs plus rémunérateurs pour le chocolat fin du Sud
Comme les grains de café, les fèves de cacao sont cultivées dans divers lieux du monde et constituent un produit de baseimportant très prisé dans les pays riches. 70 pour cent de la production du monde provient de l’Afrique occidentale, le resteétant cultivé en Indonésie et au Brésil (20 pour cent), ou à plus petite échelle dans des pays du Sud, de Belize àMadagascar.Les ventes mondiales de fèves de cacao se sont accrues en moyenne de 3,7 pour cent par an depuis 2001 et la World
 
Cocoa Foundation (Fondation mondiale du cacao) estime que 40 à50 millions de personnes dépendent du cacao pour leur subsistance.La récolte du cacao impose un lourd tribut aux agriculteurs et à ceux qui travaillent dans les plantations. On estime qu’en Afrique de l’Ouest, 284 000 enfants travaillent dans des conditions inhumaines à la récolte des fèves de cacao. Lesplanteurs ne tirent profit du prix du cacao que pendant la saison de la récolte comprise entre octobre et février. Au Ghana,deuxième plus grand producteur de cacao, les allégations d’esclavage d’enfants ainsi que les prix trop bas payés auxplanteurs sont la plaie des plantations. Les cours fluctuants des marchés globaux font constamment courir aux planteurs àpetite échelle le risque de tout perdre ce pour quoi ils ont travaillé.Mais les consommateurs dont le goût s’affine de plus en plus pour le chocolat, prêtent une attention croissante à la qualitéet à l’origine des fèves. Les producteurs avisés utilisent cette plus grande connaissance pour augmenter les prix pour lesplanteurs et améliorer les conditions de ceux qui travaillent dans les plantations.Les consommateurs au palais éduqué choisissent maintenant le chocolat et d’autres produits alimentaires en provenancedu Sud un peu de la manière dont les connaisseurs choisissent les vins. Au seul Royaume Uni, les ventes demarchandises de marque Fairtrade (commerce équitable) (www.fairtrade.org.uk)- programme comportant des prix garantiset de meilleures conditions de commerce pour les planteurs, ont atteint 560 million £ (1,1 milliard USD) par an. Une enquêteeffectuée sur les consommateurs de six pays a trouvé que c’est au Royaume Uni que le commerce équitable du chocolat,où 43 % des gens l’ont essayé, est le mieux connu (http://www.barry-callebaut.com).La volonté des consommateurs britanniques de payer davantage pour obtenir des produits éthiques a été à l’avant garde dela poussée mondiale du commerce équitable. Hans Vriens, responsable de l’innovation chez les chocolatiers belges BarryCallebaut, a déclaré au journal The Independent : « Aujourd’hui, la consommation de chocolat en est venue à ressembler lamanière dont nous apprécions le vin : nous goûtons et comparons différents goûts ».Le monde a un appétit vorace pour le chocolat. Par exemple, le volume des ventes de chocolat a augmenté de 30 pour centen Europe orientale entre 1998 et 2007 et de 40 pour cent dans la région Asie Pacifique. Les Européens dévorent 35 pour cent du cacao du monde.Pour pouvoir obtenir le label Commerce équitable, un producteur doit satisfaire un certain nombre de critères qui régissentla manière dont sont traités les personnes et l’environnement. Le mécanisme de Commerce équitable paie aux planteursdes prix plus élevés pour les fèves de cacao plus des primes de commerce équitable. La prime de Commerce équitablepour du cacao de qualité ordinaire est de 150 USD par tonne. Le prix minimal du cacao de qualité ordinaire, y compris laprime est de 1 750 USD la tonne. Le Commerce équitable garantit un prix minimum de 80 centimes de dollar la livre dans lecadre de contrats à long terme avec accès à du crédit et interdit le travail des enfants dans des conditions de maltraitance etle travail forcé.Dans la plantation Chuao (Venezuela), la coopérative locale, Chuao Impresa Campesina représentant 100 planteurs profitedes avantages que leur procure l’établissement d’une relation exclusive avec un chocolatier italien. LeChocolatier AlessioTessieria accepté de payer beaucoup plus cher les fèves à condition que la qualité de haut niveau se maintienne. Sa sœur,Cecilia fut frappée par l’arôme de la fève rare de Criollo cultivée par les planteurs : ce n’est pas la plus productive en ce quiconcerne le rendement, mais elle est prisée pour sa saveur.« Nous avons trouvé un arôme qui nous rappelait celui des confitures de fruits rouges mûrs et de prunes avec un arrière-goût extrêmement délicat », dit-elle. « Un arôme extrêmement complexe et sophistiqué sans aucune trace d’acidité ».Située dans leParque Nacional Henri Pittier , où l’on parvient de Caracas par la route et la mer, la ville deChuao, population 1500 habitants jouit de conditions idéales pour la culture du cacaoyer en raison de son niveau d’humidité. Les femmesprennent soin du séchage dans le village. Les fèves de cacao sont étalées à l’air libre sur des vérandas dans toute la ville.Les énormes «masorche » fruits du cacaoyer ressemblant à des gros melons rouges sont coupés en deux dans lesentrepôts et la pulpe est retirée, ce qui met à jour les fèves blanches super sucrées enrobées de blanc. Alessio a conclu un marché intéressant pour les planteurs en reconnaissance de l’exclusivité des fèves. Il leur paie 4 USDle kilo contre 1,30 USD le kilo payé par les commerçants locaux. Il s’est aussi chargé des dettes des paysans chez lesmarchands. Surtout, il s’est assuré que l’un de ses agronomes resterait sur place pour superviser la plantation et enaccroître la production actuellement de 120 à 130 kilo par hectare pour la porter aux 250 -300 kilo projetés.La coopérative de cacao Toledo Hills à Belize (Amérique du Sud) a établi une relation avec l’un des pionniers du commerceéquitable du RU,Green & Blacks. Les Indiens Mayas qui cultivent le cacao mènent une vie traditionnelle plus ou moinsinchangée au cours des siècles. Ils vivent aussi dans l’une des régions les plus pauvres de Belize. Les bénéfices réaliséssont réinvestis dans l’achat de machettes ou de bottes en caoutchouc pour se protéger des morsures de serpents. Larécolte de cacao apporte un supplément à leur mode traditionnel de vie.Green & Blacks achète du cacao organique à la coopérative agricole depuis 1994 et paie un prix garanti supérieur au prixmondial du cacao. En 2003, la société a élargi sa collaboration avec les planteurs de cacao et débuté le programme deBelize afin de renforcer son appui. L’investissement de 225000 £ (443 350 USD) effectué sur trois ans a servi à améliorer lagestion et les pratiques agricoles, à réhabiliter les cultures endommagées par les ouragans, à planter plus de cacaoyers età former les agriculteurs à de meilleures méthodes de culture. Green & Blacks continue à fournir conseils techniques etappui aux agriculteurs. La relation commerciale avec Green & Blacks a été si fructueuse que d’autres agriculteurs de Belizes’intéressent maintenant à la culture du cacao.Ce modèle se reproduit ailleurs en Amérique latine. À San Martin, Pérou, les riziculteurs se reconvertissent à la culture du

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