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Grands Systèmes Juridiques Cours Derniere Partie 2009-2010

Grands Systèmes Juridiques Cours Derniere Partie 2009-2010

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Grands Systèmes Juridiques (dernière partie), L2 Droit
Grands Systèmes Juridiques (dernière partie), L2 Droit

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GSJ Cours 2009-2010
GRANDS SYSTÈMES JURIDIQUES
COURS 
Mode d‘emploi
Ces notes de cours comportent plus d‘informations que ce dont vous avez besoin pour l‘examen. 
Ne retenez que ce qui est en écriture de taille standard (12 comme ici) ou en gras
.
Lisez mais n‘apprenez pas ce qui est en plus petit.
Seuls sont à retenir les noms d‘
auteurs qui sont en gras
(vous n‘avez pas besoin de retenir lesautres pour l‘examen, ce sont des références utilisées pour bâtir le cours).
TROISIÈME PARTIED'AUTRES FAMILLES REPOSANT SUR UNE CONCEPTIONDIFFÉRENTE DU DROIT OU DE LA SOCIÉTÉ
Se trouvent regroupées sous cet intitué les systèmes les plus divers, qui présentent pour pointcommun essentiel une conception différente du droit ou de la société – de la place du droit dans lasociété -, par rapport aux systèmes évoqués précédemment.
CHAPITRE I. LE DROIT MUSULMAN
Introduction
La question est parfois posée de savoir si le droit musulman existe véritablement, dans lesens où « l'aspect religieux des obligations qui s'imposent aux fidèles musulmans paraît plus essentiel que leur aspect juridique».
En effet, il s'agit d'un droit religieux, droit né d'une religion qui régit presque tous lesaspects des rapports sociaux, aussi bien leurs aspects privés que publics! L'expression1
 
GSJ Cours 2009-2010
droit religieux signifie également que l'autorité du droit est fondée sur la volonté divineet non sur celle d'un créateur du droit ici-bas. Cela a pour conséquence que dans lesystème de droit musulman, la raison humaine passe toujours après la volonté divine etles créations de la raison humaine (les raisonnements...) sont toujours révocables /discutables, sauf dans la mesure où leur autorité découle de l'autorité de Dieu.
CHARIA'H 
- « la voie révélée » ou « la voie de Dieu » :On rencontre souvent cette expression utilisée comme synonyme de «système de droitmusulman», ce qui n'est que partiellement exact. En réalité elle désigne plus que cela ; ellecomporte et implique à la fois :
des prescriptions d'ordres divers, aussi bien morales que culturelles, religieuses que juridiquesou ayant des conséquences juridiques ;
MAIS aussi un principe d'obéissance à Dieu, les devoirs et les obligations du croyant enversDieu ayant priorité sur ses droits (ceci est un point tout à fait essentiel, si l'on veut saisir le sensdu droit musulman);
des règles de relation à la Communauté.
Droit musulman et droits du monde musulman...Il faut opérer une distinction entre le droit musulman et les droits du monde musulman / oudes pays de civilisation musulmane, dans le monde contemporain.Le droit musulman dans le monde moderne correspond au système juridique en vigueur dansune quarantaine de pays, dans lesquels la
charia'h
est tantôt regardée comme loi fondamentale del'État et système juridique de droit commun (c'est le cas dans les États qui se disent islamiquescomme l'Arabie Saoudite, l'Iran ou le Pakistan), tantôt considérée comme l'une des sources du droit, parfois la source principale mais aux côtés d'autres sources, dans la plus part des autres pays arabes(qui ont donc le plus souvent des systèmes juridiques mixtes).Autrement dit, peu d'États se réclament finalement d'une application exclusive et intégrale de la
charia'h
... ce qui explique, en partie, les grandes différences que l'on peut observer dansl'application du droit musulman, à travers le monde.
Section 1. Formation et sources du droit musulman
La formation historique du droit musulman et les sources sont traitées de manière conjointecar les sources se confondent en réalité avec les différents éléments qui ont contribués à laformation du droit musulman. De plus, le sens du terme « sources du droit » doit être compris de2
 
GSJ Cours 2009-2010
manière différente de celui qu'il revêt dans les systèmes juridiques abordés jusque-là, car la fonctioncréatrice des sources dont il s'agit ici est épuisée. Une partie des sources que nous allons évoquer dans ce chapitre sont stériles, ne se renouvellent ni n'évoluent plus.
Rem. On trouve donc chez certains auteurs la distinction entre sources DU droit (dans le contexte du droit musulman) etsources DE droit (dans le contexte des droits occidentaux).
A – SOURCES ESSENTIELLES : LES SOURCES RELIGIEUSES1. Les sources religieuses initiales
Le CORAN
Le prophète
MAHOMET
, fondateur de l'Islam a vécu à Médine et à la Mecque, de l'an 570à l'an 632. On dit qu'il a reçu vers l'âge de 40 ans des révélations divines, que lui-même n'aura pas pu retranscrire, puisqu'il était analphabète.Il prêche une nouvelle religion à partir de laquelle il entend organiser la société – et dépasser lesystème tribal qui fonde la vie sociale et politique de l'Arabie à cette époque.Il apparaît comme un chef religieux, civil et militaire – puisqu'il part à la reconquête de La Mecqueen 630 (il avait dû se replier à Médine car les préceptes religieux qu'il cherchait à imposer, lemonothéisme en particulier, n'avaient pas eu beaucoup de succès à La Mecque dans un premier temps).Le
CORAN
est le livre sacré de l'Islam. Il correspond à la transcription des révélationsreçues par Mahomet sur près d'une 20-taine d'années.
Abou Bakr
, le premier Calife, successeur duProphète fit rassembler ces transcriptions en 114 chapitres (ou sourates) regroupant au total 6200versets. Les sourates sont classées selon un ordre de longueur décroissant : le classement se fondesur le nombre de versets par sourate et ne cherche pas à restituer l'ordre chronologique de larévélation, ni d'ailleurs aucune autre logique.
Othman
, le troisième Calife, fit définitivement arrêter le texte du Coran et détruire les rédactions partielles ou intermédiaires qui existaient.Le Coran est donc issu du travail de différents transcripteurs et n'est pas le fruit d'unréordonnancement logique. Cela explique de s'y trouvent des contradictions entre certaines sourates(d'auteurs sans doute différents) mais qui ont subsisté parce qu'elles représentent la parole divine etque celle-ci est sacrée (d'ailleurs le Coran lui-même ne dit-il pas qu'Allah est revenu sur certaines deses décisions?). Cela ne simplifie pas la démarche d'interprétation du Coran.Le Coran n'est pas un code, au sens où il ne concerne directement le droit, n'est porteur de prescriptions juridiques, que dans un nombre limité de versets : on en identifie habituellementenviron 500 à 600 seulement. Mais beaucoup d'autres versets, même s'ils ne se présentent pas sousforme de règles juridiques, abordent des questions essentielles à la vie en société et servent deréférence, dans l'interprétation du droit. C'est dans les domaines du droit pénal et du droit de lafamille que les règles à caractère proprement juridique sont les plus nombreuses, dans le Coran.3

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