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ECHR : Case Ramirez Sanchez v. France : Observations 30122005

ECHR : Case Ramirez Sanchez v. France : Observations 30122005

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Published by ECHR News
ECHR CEDH
Case Ramirez Sanchez v. France (59450/00)
Lawyer : Me Isabelle Coutant Peyre
Observations Grand Chamber 30122005
ECHR CEDH
Case Ramirez Sanchez v. France (59450/00)
Lawyer : Me Isabelle Coutant Peyre
Observations Grand Chamber 30122005

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01/02/2011

 
ISABELLE COUTANT PEYRE
Avocat à la Cour Ancien secrétaire de la Conférence
A Mmes et MM les Président et Jugesde la Grande Chambrede la Cour européenneParis, le 30 décembre 2005
Requête n° 59450/00
Audience publique du 25 janvier 2006Affaire : Ilich Ramírez Sánchez c/ France
Mesdames et Messieurs de la Cour,
1.
Le Président de la Cour ayant refusé la comparution personnelle du requérant, Monsieur Ilich Ramírez Sánchez, à l’audience publique du 25 janvier 2006, je vous indique qu’il serareprésenté par deux avocats, à savoir Monsieur Francis Vuillemin, avocat au Barreau deParis, ainsi que par moi-même, représentant le requérant depuis la requête introductive.
2.
Afin d’actualiser l’information de la Cour, je vous prie de trouver ci-joint les dernièresdécisions du Ministre de la justice concernant la mise à l’isolement de Ilich RamírezSánchez, pour les mêmes motifs mécaniques depuis le 15 août 1004, à quelques variations près :-Décision du 15 avril 2005, applicable à compter du 24 avril suivant (prison deFleury-Merogis).-Décision du 17 octobre 2005 à compter du 24 octobre suivant (prison de FleuryMerogis)
-
Décision du 9 novembre 2005 de mainlevée de mesure d’isolement pour «
translation judiciaire
» vers la Maison d’arrêt de la Santé.-Décision du 30 novembre 2005 s’appliquant à compter du 9 novembre précédent( !) jusqu’au 24 janvier 2006 (prison de La Santé)
215 bis, Boulevard Saint Germain 75007 PARISTel n° (33) 01.42.22.84.95 - Fax n° (33) 01.42.22.16.69
 
Il est notable de constater que sur le plan des examens médicaux essentiels à l’évaluationde la compatibilité de l’état de la personne avec la mise à l’isolement, le gouvernementfrançais fait preuve d’une désinvolture coupable.En effet, la décision du 24 avril 2005 a été prise sans avis médical (mentionné avis non joint, avec la précision manuscrite : «
 sans objet 
»)La décision du 17 octobre 2005 vise un avis médical joint mais dont copie n’a pas étéremise au requérant.Entre ces deux décisions une procédure de prolongation de mise à l’isolement a étédiligentée mais la copie de la décision n’est pas en possession du requérant. Par contre ilavait obtenu directement du médecin, copie de son avis dans lequel il indiquait qu’il«
n’était pas compétent pour définir le retentissement des conditions de détention sur sonétat psychologique
», évoquant en outre les doléances du requérant «
 face aux difficilesconditions de détention en isolement total 
».La décision de prolongation de mise à l’isolement du 30 novembre 2005 présente unesignature à l’emplacement du visa du médecin, non identifié, avis non joint.Il ressort de cette description que le gouvernement français ne se préoccupe pas de vérifier,ni même de demander l’avis pourtant obligatoire du médecin, tel que prévu par l’article283-1 paragraphe 7 du Code de procédure pénale, ni a fortiori, de vérifier si son état estcompatible avec la prolongation de mise à l’isolement, avant d’ordonner ladite prolongationCette attitude est d’autant plus grave qu’il s’agit d’un prisonnier maintenu à l’isolementtotal depuis le 15 août 1994, soit depuis 11 ans et 4 mois et demi, à l’exception d’une période entre le 17 octobre 2002 et le 7 mars 2004 (14 mois) et qui souffre d’un diabète néde ses conditions d’emprisonnement.
3. Un recours pour excès de pouvoir
a été formé devant le Tribunal administratif 
 
contreune décision de prolongation de mise à l’isolement en date du 17 février 2005.Par jugement du 15 décembre 2005, le Tribunal administratif a annulé cette décision pour non respect de la procédure fixée par l’article D 283-1 du Code de procédure pénale.Malgré cette violation des garanties prévues par la loi à l’égard de la personneemprisonnée, le tribunal décidait
in abstracto
, pour les mêmes motifs stéréotypés que ceuxrelevés dans les décisions du gouvernement, que la mise à l’isolement de Ilich RamírezSánchez était fondée, rejetant l’existence d’un quelconque préjudice.Par ailleurs, le tribunal prenait prétexte de la situation économique de la partie condamnée, pour refuser de mettre à la charge du ministre de la justice l’indemnisation des frais de procédure du demandeur. Ce procédé vise clairement à dissuader d’exercer des recours pour excès de pouvoir, dont le coût reste finalement entièrement à la charge du demandeur malgré l’annulation de la procédure.
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