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29374283 Mauvaise Herbe HS Civilisation Anarchie Et me

29374283 Mauvaise Herbe HS Civilisation Anarchie Et me

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01/03/2011

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LA MAUVAISE HERBE
Hors-série
Civilisation,
 
anarchie
 
et
 
anarchisme
 
 Anarchie
 
 vs
 
 Anarchisme
 
Réponse
 
à
 
 Andrew
 
Flood
 
et
 
à
 
certains
 
communistes
 
libertaires
 
Une
 
conception
 
utopique,
 
totalitaire
 
et
 
ethnocentriste
 
de
 
la
 
société 
 
anarchiste
 
La
 
technologie,
 
 pourquoi
 
argumenter 
 
 pour? 
 
L’agriculture
 
et
 
la
 
question
 
du
 
nombre
 
Faut
il 
 
 plus
 
de
 
technologies
 
 pour 
 
résoudre
 
les
 
 problèmes
 
sociaux
 
et
 
écologiques? 
 
Contribution volontaire
 
Anarchie vs Anarchisme
En lisant le
 Back to basics :What is Green Anarchy
, j’ai noté plusieurs similitudes entre notre (LaMauvaise Herbe) réflexion sur l’anarchie / anarchisme et celle ducollectif Green Anarchy. Jeconsidère important de rappeler cettedistinction pour nos lecteurs etlectrices, surtout ceux et celles qui sequestionnent sur la réaction récentede certains communistes libertaires(NEFAC, HO) contre d’autresanarchistes(1). Il existe, entre autres,deux approches différentes de cequ’est (et devrait être) le mouvementlibertaire, qui peut être traduit entreanarchie et anarchisme. À laMauvaise Herbe, nous nousidentifions à l’anarchie, puisque nousorientons nos textes et nos actionsselon ce courant social / politique / philosophique, nous faisons la promotion des principes anarchistes(liberté individuelle et collective,action directe, horizontalité,autonomie, entraide mutuelle,coopération volontaire etresponsabilité individuelle) et nous proposons des projets en accord avecces principes. La Mauvaise Herbeadmet et célèbre, depuis son toutdébut, la diversité des tendances, desvisions et des stratégies de luttecontre la domination dans lemouvement anarchiste. C’est notreouverture à la discussion, sérieuse ethonnête, et notre flexibilité dans nostextes et nos réflexions, qui ont permis une évolution qualitative denotre projet journalistique, en soicollectif, et dans nos penséesindividuelles. Nos visions d’unmonde anarchiste ont en communque celui-ci est composé de plusieurséco-communautés libertairesradicalement décentralisées, auto-organisées et autonomes. Elles peuvent donc être très différentesl’une de l’autre (ex : village, tribu,nomade, semi-nomade, semi-sédentaire, etc.). Précisons que nousne voyons pas la pertinence defournir un plan, détaillé ou pas, decomment on va y arriver (à ce typede monde), puisque ce n’est pas ànous seul de décider. Par contre,nous sommes complètement ouvertsà discuter (et à partager) nos visions,nos stratégies, nos expériences passées ou présentes, nos émotions,nos intuitions, nos actions, lesobstacles rencontrés, les moyens deles surmonter... de la vie enfin, avectous ceux et celles qui veulentconstruire ce monde. Pour atteindrececi, nous proposons de réfléchir etd’attaquer la logique et le cadre deréférence de la culture mortifère en place. Nos efforts sont aussi dirigés àmettre fin à toute médiation dans nosvies et à détruire toutes lesinstitutions qui se chargent de lareproduction sociale de ladomination.Quant à l’anarchisme, celaest un point de référence historiqueimportant, un système d’idéesdéveloppé par des anarchistes(aujourd’hui tous morts) et desmouvements sociaux et politiquesqui ont marqué l’histoire moderne(environ 1860-1940).Quoiqu’inspirant, il faut comprendrequ’aujourd’hui, certains groupes sedisant issus de l’anarchisme incluentet excluent certains éléments dumouvement libertaire dans cescadres de référence (systèmed’idées) et perdent parfois beaucoupde temps à faire la morale au milieuanarchiste. De plus, il faut aussicomprendre que le développementde certaines idées et réponses(concrètes et abstraites) construites par les premiers soi-disantsanarchistes (Prudhon, Bakounine,Berkman, Goldman, Malatesta, etc.)a été écrit et fait dans un (et des)contexte social spécifique(l’industrialisation de la production,la prolétarisation d’une partieimportante de la population, la modedes idées évolutionnistes et progressistes dans les cerclesd’intellectuels occidentaux, lacroyance en des ressources naturellesinfinies, la laïcisation de l’État dansquelques pays et les dernières étapesde l’institutionnalisation de lascience moderne, les actes de foi enun type de science et de progrès). En plus d’être développé dans uncontexte social spécifique, la théorieet pratique anarchiste classique ontété faites selon les propresmotivations et désirs de ses acteurs.Se limiter à ces idées et ces façonsde faire dans nos réflexions etactivités revient à systématiser, figer et idéologiser quelque chose quidevrait toujours être en mouvement,ouvert et créatif, enfin, ce quel’anarchie est, et a déjà été àl’époque. L'anarchie, au delà desidées particulières à chaque penseur anarchiste, prend sa sourced’inspiration dans l’action de réaliser la liberté, d'enrayer l'exploitation etl'oppression sous toutes ses formes,et de vivre dignement et dans lerespect de l'autre. Le « ism » dansanarchisme vient justement dans ceréflexe de quelques-uns à élever lathéorie en système fermé, à figer (etsélectionner des éléments) un cadrede référence historique et àidéologiser (et à faire la morale) lemouvement anarchiste. Ce réflexe àfixer ce qu’est l’anarchisme, à figer le flux anarchiste et à construire unmur idéologique autour d’eux permet peut-être d’offrir quelque chose, quiest à la fois élaboré et simplifié, à la population (plateformes, programmes, principes fondateurs),mais ce quelque chose est alorsdétaché de cette même population puisqu’il n’est pas théorisé et vécu par elle-même et il n’est pas garantd’une compréhension par celle-ci,d’où les dérives et distorsions possibles. Donc, on peut dire que cequelque chose (plateformes,
 
 programmes, etc.) a commecaractéristiques d’être stagnant(n’évolue pas selon les contextessociales), d’être imposé (met de côtél’auto-théorie) et d’être abstrait(utilise des mots qui n’ont pas lamême signification pour tous ou quine rejoignent pas la réalité de tous).Ici, nous remarquons ce quidémarque la propagande par le fait(ouvrir des milieux libres pour inspirer les autres) de ceux qui seconcentrent sur l’élaboration d’une plateforme politique pour convaincreles autres. Dans certains cas, ceux etcelles qui s’identifient àl’anarchisme vont même jusqu’àrecruter certains jeunes qui seréunissent en groupes de lectures(phénomène du club école), à se présenter à des événements de diversgenres dans le but de faireexclusivement, bien souvent, leur  propagande, et dans des rares cas, deformer des groupes de lecture secrets(ex : la véritable lecture de commentil faut s’organiser) pour uniformiser les militants anarchistes.Par cette pratique,l’anarchie, cette révolution dans lesmanières de penser et d’agir, risquealors d’être figée dans une idéologie,au lieu d’être en constantmouvement. C’est un leurre et undanger, selon nous, de voir dansquelques anarchistes et d’exposer quelques théories comme étantreprésentatifs des frontières del’anarchie. Cela crée bien souventdes règles de conduite et de penséequi visent à contraindre les personnes à faire correspondre leursconduites (comportements) à cesrègles et leurs pensées à cettefrontière idéologique. Plusieurs deces anarchistes classiques refusentalors tous efforts théoriques et pratiques élaborés en-dehors duterrain de l’anarchisme et en-dehorsde l’approche des mouvementsouvriers de masse. L’anarchie n’est pas une méthodologie sociale etéconomique pour organiser la classeouvrière comme l’ont fait lesmarxistes orthodoxes. Au contraire,l’anarchie ne peut être formalisée,elle se constitue en des expériencesfluides et organiques, embrassantune multitude de visions de lalibération, des visions à la fois personnelles et collectives, ettoujours ouvertes. Nous pensonsqu’il n’est pas souhaitable d’offrir sur un plateau un cadre ou un plan dela société anarchiste à la population,mais nous pouvons construire, entrenous et bien sûr avec eux (tous ceuxet celles qui font déjà de quoi ou quidésirent s’émanciper de leur soumission aux structures de pouvoir) des éco-communautéslibertaires de multiples sortes. Et delà l’intérêt que certains d’entre nous portent sur les sociétés primitivesnon-civilisées, parce qu’elles nousinspirent dans nos réflexions et nos projets. Elles ne sont pas seulementdes sociétés (mode de vie tribal etsemi-nomade) qui ont fonctionné pendant 98% de l’histoire del’humanité au niveau écologique(elles sont viables écologiquementcontrairement aux civilisations),elles offrent surtout des exemplesconcrets et des leçons au niveausocial, politique et économique(liberté de ses membres, pas ou peude domestication, non-centralisationet éclatement du politique, relationssociales et interpersonnellesgénéralement égalitaires, partagedes tâches selon les désirs etcapacités du moment, partagecommunautaire de l’éducation desenfants, autonomes et auto-suffisants, diversité culturelle etlinguistique, etc.). Elles constituentdonc des exemples concrets quistimulent notre réflexion, toutcomme d’autres types decommunautés (il y en a peu qui sontrapportés, mais il y a en a) qui ont vule jour au sein même de lacivilisation et qui souvent ont étéanéantis par les États de l’époque. Lasensibilité des anarchistes à cesexpériences de vie libres etégalitaires peut seulement qu’aider dans nos tentatives de mettre sur  pied des éco-communautésanarchistes. Tout comme lesmembres du collectif de GreenAnarchy, les écrivains et écrivainesde La Mauvaise Herbe trouvent pertinents de soulever des questionssur nos conditions de vie actuelles etdes idées qui espèrent inspirer quelques-uns de nos lecteurs etlectrices. Nous tentons aussid’informer du mieux que l’on peutsur les actions de destruction detoute domination, sur ce qui nousempêche de vivre librement nos vieset nos rêves. Enfin, nous proposons,à ceux et celles qui veulent bien nouslire, une vie directement en lien aveces désirs de chacun et chacune.l
 
 L’anarchie verte et les théoriesanti-civilisation
La critique anti-civilisation,même si elle a été présente chez les peuples indigènes massacrés, chezles anarchistes naturiens (1890) etnéo-naturiens (1920)(2), et d’autrescomme Thoreau, a surtout étédéveloppé chez le mouvementanarchiste vert de ces dernièresdécennies. Les anarchistes verts, une bonne partie, voient la civilisationcomme étant la logique, lesinstitutions et l’appareil physique dela domestication, du contrôle et de ladomination. La civilisation est vuecomme le problème sous-jacent ou laracine de l’oppression, et elle doitêtre démantelée. La civilisation est latransition, il y a 10 000 ans enMésopotamie, d’une existencehumaine intégrée et connectée à lanature à une existence séparée de etqui tente d’être en contrôle du restede la vie. La civilisation inaugure laguerre organisée, l'élaboration desgenres binaires et exclusifsmasculin-féminin, le patriarcat,l’augmentation de la population, ladivision du travail à temps plein, la production de nuisances, laconception de propriété, deshiérarchies sociales, une énormeaugmentation de maladiescontagieuses et auto-dégénératives, pour ne nommer que quelques-unsde ses dérivés. Avant l’avènement dela civilisation, les populationsavaient beaucoup d’activités choisieset de loisirs, une égalité et autonomiedes genres considérable, uneapproche non-destructrice du mondenaturelle, une absence de la violenceorganisée, aucunes institutions

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