(tu n’avais pas plus tôt dit «
caca !
» que je te prenais dans mes bras jusqu’au dehorset que je te tenais devant moi“
And you used no sooner to say
caccan
, than I used totake and carry you out of doors, and hold you before me
.” W.J. Hickie)Mme Dacier : «
moi qui te portois dehors d’abord que
[aussitôt que]
je voyois que tu voulois y aller pour tes petites nécessités
»
C’est pour cette raison que Tallemant des Réaux tourne dérision un Pierre Rangouze,capable d’écrire une lettre qui portait comme adresse :
A monsieur Lesperier, mon bon amy,qui m’a tousjours assisté dans mes petites necessitez
. —Trévoux, sous
havresac
: « C’est un petit sac que les soldats portent sur leur dos quand ilsvont à l’armée, où ils mettent
leurs petites nécessités
.
Saccus
. Les charretiers s’en ser-vent aussi pour donner de l’avoine à leurs chevaux dans les rues. »Balzac,
Les Français peints par eux-mêmes
: La fruitière : « Sans elle le quartier ne serait pashabitable. Où trouverait-on les provisions du ménage, toutes
ces mille petites nécessi-tés de la vie
, et les nouvelles de chaque jour, qui sont encore un besoin ? »On voit là comment s’articule la grasse plaisanterie.
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« et choisit ce qui lui procure la satisfaction de ses désirs »
J’ay cogneu deux dames de la cour, toutes deux belles-sœurs
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; l’une avoit espousé unmary favory, courtisan et fort habille, et qui pourtant ne faisoit cas de sa femme commeil devoit
15
, veu le lieu d’où elle estoit
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; et parloit à elle devant le monde comme à une sau-vage
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, et la rudoyoit fort. Elle, patiente, l’endura pour
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quelque temps, jusques à ce queson mary vint un peu defavorisé
19
; elle, espiant
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et prenant l’occasion au poil
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et à pro-pos
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, la luy ayant gardée bonne
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, lui rendist aussitost le desdain passé qu’il luy avoitdonné, en le faisant gentil
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cocu : comme
fi
t aussi sa belle-sœur, prenant exemple à
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elle, qui, ayant esté mariée fort jeune et en tendre aage
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, son mary n’en faisant cas commed’une petite
fi
llaude
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, ne l’aymoit comme il devoit ; mais elle, se venant advancer surl’aage
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et à sentir son cœur en reconnoissant sa beauté
29
, le paya de mesme monnoye
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,et luy
fi
t un present de belles cornes pour l’interest du passé
31
.
14
À en croire la tradition commentariale, cafouillage dans les identi
fi
cations…Paul Lacroix (dit
le bibliophile Jacob
) a fait le rapprochement entre ce passage etl’
Heptameron
, Deuxième Journée, XV
e
Nouvelle.
15
« ne traitait pas sa femme avec égard, comme il l’aurait dû » (il
devoit
pour il
auroit deu
est un latinisme)
16
« étant donné la famille dont elle était issue »
17
1596 subst. « homme, femme appartenant à une population primitive » (
TLFi
)
18
« pendant »
19
jusqu’à ce que
construit avec l’indicatif
‖
vint
pour « devint »
‖
« jusqu’au jour oùson mari perdit un peu de la faveur dont il jouissait, vit son étoile pâlir »
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« aux aguets »
21
cf. Harpagon «
C’est une occasion qu’il faut prendre vite aux cheveux
. » — L’Occasion(
Kαιρός
,
Kaïros, cf. Cicéron
«
tempus actionis opportunum Græce
ε
ὐ
καιρία
,
Latine occasio appel-