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Proposition de monétisation du partage de fichiers musicaux de la S.A.C. (Mise à jour 2011)

Proposition de monétisation du partage de fichiers musicaux de la S.A.C. (Mise à jour 2011)

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La mise en place d'un modèle de monétisation du partage des fichiers musicaux entre particuliers à des fins non-commerciales permettra l'accès au répertoire mondial par les consommateurs, tout en assurant la rémunération des ayants droit et créateurs. Ce document trace les contours du projet de monétisation de l'Association des auteurs-compositeurs canadiens à cet effet.
La mise en place d'un modèle de monétisation du partage des fichiers musicaux entre particuliers à des fins non-commerciales permettra l'accès au répertoire mondial par les consommateurs, tout en assurant la rémunération des ayants droit et créateurs. Ce document trace les contours du projet de monétisation de l'Association des auteurs-compositeurs canadiens à cet effet.

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Published by: Jean-Robert Bisaillon on Jan 24, 2011
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01/26/2011

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129 John Street, Toronto, Ontario, M5V 2E2 416-961-1588 fax 416-961-2040
www.songwriters.ca
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Projet de monétisation du partage de fichiersmusicaux à des fins non-commerciales del'Association des auteurs-compositeurs canadiens
(Mis à jour le 21 janvier 
2011
)Par Eddie Schwartz – Président de l’Association des auteurs-compositeurs canadiensJean-Robert Bisaillon - Traduction française
Introduction
Dès octobre 2007, l'Association des auteurs-compositeurs canadiens (S.A.C.) rendaitpublic un projet ayant pour but la monétisation du partage de fichiers musicaux en-ligne.Nous proposions alors le recours à une approche législative pour résoudre le défi posépar l'usage des protocoles P2P et autres pratiques entre particuliers d'échange defichiers de propriété intellectuelle via les réseaux numériques fixes et mobiles.La création d'un nouveau “droit à rémunération” constituait l'enjeu de cette approche. Lesconsommateurs se seraient engagés à verser une prime compensatrice de quelquesdollars par mois aux ayants droit par l’intermédiaire des fournisseurs d'accès Internet(FAI). Cette prime aurait été appliquée aux accès haute-vitesse et aurait permis auxparticuliers d'échanger des fichiers protégés, qu'importe la technologie utilisée, pourvuque ce soit à des fins non-commerciales. Ces sommes auraient été redistribuées auxcréateurs et ayants droit, au pro-rata des usages et de façon périodique, par les sociétésde gestion existantes.Depuis les débuts de cette initiative, nous avons reçu de nombreux témoignages,commentaires ou appuis de la part des associations de consommateurs, desprofessionnels de l'industrie, de juristes, d'économistes, de législateurs et d'élus, ainsique d'auteurs-compositeurs et interprètes.Grâce à ces apports et commentaires, nous avons progressivement ajusté notre projetinitial.
Ainsi, désormais, plutôt qu'opter pour une approche législative, la S.A.C.
 
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développe actuellement une nouvelle approche fondée sur un modèle d'affairesqui ne requiert plus l'introduction de mesures législatives.
Pour nous, les fondements de l’enjeu demeurent les mêmes :
Le partage de fichiersmusicaux entre particuliers à des fins non-commerciales constitue un nouveausystème de distribution ouvert et stimulant et une opportunité sans égal pour lescréateurs et ayants droit. Dès lors qu'un modèle de monétisation équitable seraintroduit, toute la chaîne économique concernée sera gagnante et ce, incluant lesconsommateurs et les fournisseurs d'accès.
Comme nous le verrons plus loin, il existe dès maintenant de nombreux faits appuyantnotre proposition et les infrastructures qui en permettent le déploiement sont largementen place.
Fondements de la proposition
Le partage de la musique à des fins non-commerciales entre particuliers faisant usagedes technologies P2P constitue toujours l'approche dominante d'acquisition descontenus. Selon certaines statistiques, cette pratique atteint un taux de pénétration de95% et le ratio qui prévaut entre les fichiers acquis par le biais des échanges contre ceuxacquis par les biais de l'offre commerciale en-ligne serait de 20 contre un.
 
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Malgré leur croissance constante en réaction à l'apparition des premiers sitesd'échanges, les sites autorisés proposant une approche commerciale peinent àconstituer une sérieuse concurrence aux échanges.
 
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Ironiquement, l'environnement logiciel Apple iTunes considéré comme le fer de lance del'approche commerciale, joue un rôle déterminant dans la dynamique d'acquisition defichiers par les méthodes de partage.
En effet, si les consommateurs s'arrachent lesappareils iPod, iPad ou iPhone pour quelques centaines de dollars, il estconcrètement inconcevable que quiconque soit prêt à débourser les quelques $40000 requis pour en remplir leurs mémoires gargantuesques.
De plus, alors que les réseaux de partage offrent un répertoire mondial quasi exhaustif de près de 100 millions de pièces, les sites commerciaux offrent rarement plus de 10millions de fichiers aux consommateurs.
 
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L'approche des échanges constitue pour plusieurs une expérience inédite etfantastique sur le plan de l'accès et de la découverte.
Il n'est donc pas étonnant quetous les efforts tentés pour limiter et réprimer cette pratique ne se soient pas encoresoldés par de réels résultats.Les approches dites graduées d'intervention pour circonscrire les échanges entreparticuliers adoptée par certaines nations menacent pour certains l'accès presque vitalau nouveau mode de communication que constitue l'Internet, alors que les parades et lesmesures de contournement diverses qui permettent de masquer la pratique deséchanges sont de plus en plus habiles.
 
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Aucune des approches répressives courantes n'offre de solution stimulante etviable vu de l'angle des affaires.
Le délit comme moteur de l'innovation : Une brève histoire de lalicence d'utilisation
Il existe depuis longtemps une approche alternative à la répression pour protéger la chaîne de droit : la licence d'utilisation.
Pour illustrer cette affirmation nous utiliserons deux exemples. L'autorisation desprestations en direct dans le Paris du 19e siècle et la licence de diffusion pour l'industrienaissante de la radio durant la seconde moitié du 20e siècle aux États-Unis.Ernest Bourget qui dirigeait un petit groupe de compositeurs instaura en 1850 le principede la licence auprès des bistrots et restaurants Parisiens, qui jusqu'ici, enfreignaient leprincipe du droit d'exécution
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Aux USA, l'ASCAP introduisit la licence de radiodiffusion dans les années 1920 aprèsavoir sans succès tenté de bloquer la naissance de cette nouvelle industrie.
 
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 Depuis, ces industries “délinquantes” constituent la base des revenus du droit d'auteur etpermettent aux sociétés civiles de gestion collective de percevoir annuellement desmilliards de dollars de recettes au bénéfice des créateurs.Par essence, les nouveaux utilisateurs délinquants réinventent les usages et lesmodèles.
En émettant des licences balisant ces nouvelles utilisations nousouvrons la porte à une nouvelle ère d'innovation et de prospérité pour l'industriede la musique.La
 
S.A.C. a la conviction franche que l'introduction de nouvelles mesures delicences d'utilisation des répertoires, pour le partage de fichiers, induira le mêmetype de croissance observé dans le passé au bénéfice des créateurs et del'ensemble des composantes de l'industrie musicale.
Précurseurs du modèle proposé
Le nouveau modèle proposé par l'Association des auteurs-compositeurs canadienss'inspire de deux paradigmes de monétisation des usages ayant faits leurs preuves :1) La gestion collective du droit d'exécution publique2) La cablo-distribution du signal de télévisionCent soixante ans après l'introduction à Paris de la licence d'exécution, les collectifs degestion du droit d'auteur sont présents dans la majorité des pays du monde et incarnent

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