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24 Janvier 2011

24 Janvier 2011

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Le journal indépendant de l’Université d’OttawaÉdition du 24 janvier 2011 – Volume LXXVIII N
o
15
Dossier » Le biLinguisme à L’u D’o
La Rotonde
À LA CROISÉE DES CULTURES
Quand le rançais et l’anglais s’entremêlent et évoluent sur unmême campus...
 
Actualités
Catherine Cimon Julien Paquetteactualites@larotonde.ca
le 24 janvier 2011actualites@larotonde.ca
2
• www.larotonde.ca
La répartition de la subvention de4 millions $ du gouvernement McGuinty
Nouveaux cours, programmes, proesseurs
1 325 000 $
Soutien des cours à petits eectis
775 000 $
Ajout aux collections de la bibliothèque
500 000 $
Bourses d’études
365 000 $
Activités de recrutement ciblé
230 000 $
Activités de maillage avec les écoles secondaires
210 000 $
Appui aux étudiants des cycles supérieurs
200 000 $
Numérisation d’ouvrages en rançais
145 000 $
Développement de matériel pédagogique en rançais
140 000 $
Médiatisation de diérents outils
110 000 $
Source: Cabinet du vice-recteur aux études
Dossier biLinguisme
L’argent dans les poches des rancophones
 Antoine Trépanier 
 A 
près de multiples démarchesde la direction de l’Universitéd’Ottawa, le gouvernement de
l’Ontario lui a nalement octroyé en
2009 des fonds supplémentaires de4 millions de dollars « pour soutenirde façon permanente les coûts réelsdu bilinguisme ».En 2008, la Commission perma-nente des affaires francophones et des
langues ofcielles a recommandé à la
direction de l’U d’O de faire pressionsur le gouvernement provincial de
l’Ontario en vue d’obtenir un nan
-cement supplémentaire pour le bilin-guisme sur le campus. Selon les infor-mations obtenues, ces fonds auraient
été transférés il y a plus d’un an.
Le bureau du vice-recteur aux étu-
des a fourni à
 La Rotonde
la répar-tition de ce montant d’argent (voirencadré). On peut voir que plus d’unmillion de dollars a été attribué auxnouveaux cours et au corps professo-ral des différents programmes. Alors
que le rapport de planication straté
-gique « Vision 20/20 » sera lancé enautomne 2011, les initiatives prises
 jusqu’à présent par l’administration
Rock laissent présager que le bilin-guisme prendra une grande place.Outre l’argent attribué aux pro-grammes et aux enseignants, plusde 775 000 $ est attribué au soutien
des cours à petits effectifs. De plus,
l’U d’O dépense environ 440 000 $dans le recrutement.
Une nouvelle bourse d’études
Dans ce rapport, on constate que
des 4 millions $ reçus, l’U d’O a attri- bué environ 365 000 $ aux boursesd’études. Cet argent appuie du mêmecoup les millions de dollars attribuéspar l’augmentation des frais de sco-larité. Notons que, selon les donnéesde l’U d’O présentées lors de la réu-nion du Bureau des gouverneurs du22 novembre 2010, « chaque haussede droits de scolarité a été suivie d’un
investissement dans l’aide nancière,
de l’ordre de 30 % des hausses », pou-
 vait-on lire dans le document ofciel. Au bureau de l’aide nancière et des
 bourses, on se réjouit de l’argent attri- bué aux étudiants francophones. « Il
 y a beaucoup de sous qui sont donnés, juste au premier cycle, on parle de
31 millions de dollars, c’est beaucoup,explique Normand Séguin, directeur
de l’aide nancière et des bourses. Cet
argent provient de l’U d’O ainsi quede l’aide gouvernementale. »L’Université a également innovépour l’année scolaire 2011-2012. Lanouvelle bourse d’accès aux étudesen français fera son entrée pour lesnouveaux étudiants. Les anciens ne
pourront avoir droit à cette boursepuisqu’elle servira à attirer les nou
- veaux étudiants. « On s’entend, c’estune bourse de recrutement », relateM. Séguin. Les anciens étudiantspourront tout de même avoir recoursaux bourses linguistiques offertes
actuellement, jusqu’à la n de leursétudes. « On voulait tout simplier,il n’y aura que cette bourse au ni
- veau linguistique, offerte par l’Uni- versité », mentionne le directeur
de l’aide nancière. Il explique que
« cette bourse obligera les étudiants
à prendre un minimum de cours en
français ».
 Au point de vue nancier, l’U d’O,
avec l’aide gouvernementale, injecte-ra près de 10 millions $ sur trois anspour cette bourse uniquement. « C’estune dépense très importante, mais on
était prêts à prendre le risque parce
qu’on considère que c’est vraimentune bourse de recrutement », conclutM. Séguin.
Photo de Mark Colletti
La répartition des fonds octroyés par le gouvernement de l’Ontario laisse présager que le bilinguisme prendra dorénavant une plus grande place à l’U d’O.
 
Actualités
actualites@larotonde.cale 24 janvier 2011
 
www.larotonde.ca •
3
 
 Antoine Trépanier 
Le bilinguisme à l’Université d’Ottawa ne selimite pas à l’administration. Comment les
« clients », ces étudiants qui suivent des cours,
qui consomment des produits à la cafétéria ouencore à la librairie, voient-ils le bilinguisme à
l’Université?
Dès qu’on parle de bilinguisme entre étu
-diants, on saute vite aux conclusions : les anglo-phones ne parlent pas le français, les francopho-
nes doivent toujours se soumettre à leur langue.
Cette réalité se traduit également dans les sallesde cours et lors des événements « bilingues », oùle français est vite laissé de côté pour que soit
employée la « langue de la majorité ».Dans un échange de courriels avec
 La Ro-tonde
, Audrey Labrie, étudiante à la Faculté desarts, afrme qu’on ne lui offre pas de cours com
-
patibles avec le cheminement espéré. « Dans
ma mineure en administration des arts, troisdes cours auxquels je me suis inscrite en pen-sant que c’étaient des cours en français se sontavérés être des cours bilingues ou majoritaire-ment en anglais », explique-t-elle tout en main-tenant que la « coordonnatrice du programme
s’adresse la plupart du temps à la classe en an
-glais ».
François Charbonneau, professeur à l’École
d’études politiques de l’U d’O, ne voit pas enquoi l’étudiant francophone est gagnant dansun tel cas. « Le pire des scénarios, c’est de don-ner des cours bilingues, ça se fait en droit, parexemple. Souvent, dans les faits, ces cours sedonnent seulement en anglais, explique-t-il. Ledrame avec notre institution, c’est que c’est sou- vent seulement les étudiants francophones quisont aux barricades pour défendre le projet de bilinguisme. »En contrepoids, Josée Ménard, étudiantede 4
e
année en études internationales et lan-
gues modernes, considère que le bilinguisme à
l’U d’O n’est pas aussi noir qu’on le considère.
« Je suis consciente qu’il doit y avoir des lacu
-nes, mais moi je trouve ça vraiment bien qu’onpuisse prendre un cours soit en anglais ou enfrançais, puis faire les examens dans la languede notre choix », témoigne celle qui étudie éga-
lement en espagnol à l’U d’O.
Les cycles supérieurs ouvrent la voie
Les cycles supérieurs, quant à eux, tendent vers le bilinguisme. Du moins, c’est le cas del’École d’études politiques qui oblige les étu
-
diants anglophones à suivre au moins un coursen français. « Le Département de science politi
-que fonctionne généralement en français. C’est bilingue, mais la langue de fonctionnement estle français, avance Pierre St-Jacques, étudiant
à la maîtrise en science politique. Il y a vrai
-ment un biais positif pour le français, je dirais. »M. St-Jacques maintient toutefois qu’« en géné-ral, le personnel de l’Université est très compé-tent au niveau linguistique », mais qu’au niveaudu Centre universitaire et de la cafétéria, « c’estnettement moins bilingue ».
Pour François Charbonneau, l’institution
ottavienne se doit de prioriser cet enjeu lin-guistique et culturel. « Le thème de la dualitélinguistique passionne moins aujourd’hui qu’il
 y a trente ans, parce qu’aujourd’hui, tout ce qui
nous préoccupe c’est de ne pas vendre des bou-teilles en plastique sur le campus plutôt que de
s’intéresser à des vrais problèmes », conclut ce
dernier.
Ore de cours : les rancophones désavantagés
Dossier biLinguisme
 Antoine Trépanier 
Dans les faits, de 2005 à 2009, la Faculté de
génie serait passée d’une offre de cours en
français annuelle de 71 à 66 cours. Du côtéde la Faculté des sciences, le portrait ne sem
-
 ble guère mieux. Après avoir passé de 112 à116 cours en français de 2005 à 2008, voilà
qu’on est revenu plus bas que la case départavec une offre de 111 cours en français pourl’année 2008-2009. Selon nos sources, cetterégression est anormale et « décevante »compte tenu des investissements de l’Univer-sité. On peut d’ailleurs constater que l’étudiantne peut faire que deux années en français dansplusieurs programmes de ces facultés.
Le vice-recteur aux études, François Houle,
explique que les facultés de « sciences et de gé-nie sont des cas un peu différents [des autresfacultés] ». Il mentionne également que le fac-teur historique joue un rôle important dans le
 bilinguisme des divers programmes. « Histo
-riquement, c’étaient des programmes offerts
en anglais ici à l’U d’O, dit-il. Depuis une vingtaine d’années, on a commencé à vouloir
développer l’aspect francophone de ces pro-
grammes-là. On a surtout développé la Facul
-té des sciences et un peu celle de génie. »
Des étudiants mécontents
Plusieurs étudiants ont manifesté leur mé-
contentement à
 La Rotonde
du fait qu’ils nepouvaient faire leurs études dans la langue
de Molière. Une ancienne de la Faculté des
sciences explique qu’elle était inscrite dans uncours en français et qu’« une semaine avantque la session ait commencé, on [l]’a aviséequ’[elle] allait devoir prendre le cours en an-glais ».
 La Rotonde
n’a pas été en mesure de
recueillir les propos des doyens des Facultésde génie et de sciences à cet effet.
Le vice-recteur aux études voit dans l’accèsrestreint aux cours en français un manque de
communication des Facultés. « Si on ne peut
pas offrir les cours en français, pour des rai-sons de nombre d’étudiants ou de ressources,il faudrait qu’au moins l’étudiant le sache clai-
rement », déplore celui qui était doyen de laFaculté des sciences sociales avant d’être em
- bauché comme vice-recteur. Selon lui, « c’est
l’ambiguïté qu’il faut évacuer à ce moment-ci
où les étudiants peuvent ne pas être conscientsdes limites qu’ont certains programmes quant
à l’offre de cours et à l’offre de programme en
français ».
Plus de francophones,moins de cours offerts
 
?
Questionné à savoir s’il y a une augmen
-tation du choix de cours en français propor-
tionnelle à l’augmentation de la population
étudiante francophone, le vice-recteur semble
un peu déstabilisé. « Il faudrait vérier. C’estdifcile de répondre à cette question de fa
-çon très, très précise. Ce qu’on peut dire c’est
qu’historiquement, ça n’a pas été vérié dans
les dernières années, mais environ 45 % descours sont donnés en français, donc c’est un
 bon pourcentage », a-t-il nalement laissétomber. M. Houle admet toutefois qu’il y a desdés au niveau de « toutes les offres de cours
en ce moment ». Selon nos sources, l’offre enfrançais n’a pas augmenté et dans certains cas,comme en sciences, elle a même régressé.Mise en place par le Sénat de l’U d’O auprintemps 2008, la Commission permanente
des affaires francophones et des langues of
-
cielles a recommandé à l’équipe du vice-rec
-
teur aux études François Houle d’élaborer unplan quinquennal an de s’assurer que tous
les cours obligatoires de l’institution soient
offerts en français et qu’il y ait une meilleure
offre de cours optionnels pour que l’étudiantpuisse compléter son cheminement scolaireen français « et ce, dans tous les programmes
de premier cycle », peut-on lire. M. Houle co
-préside cette commission avec le vice-recteuraux ressources, Victor Simon.
Le bilinguisme vu par les étudiants
Dossier biLinguisme
Étudiants
2005-20062006-20072007-20082008-20092009-20102010-2011*
Anglophones23 20623 95424 76725 14626 30427 285Francophones10 37010 42910 78111 09811 61812 307Pourcentage de rancophones
30,89 %30,33 %30,33 %30,62 %30,64 %31,08 %
Étudiants 33 57634 38335 54836 24437 92239 592
*Données en cours de calcul
La Rotonde
a obtenu des documents de l’Université d’Ottawa démontrant des aiblesses au niveau de l’ore de cours en rançais, particulièrement dans les acultés degénie et de sciences. L’administration du recteur Allan Rock maintient qu’il y a des « lacunes » et « des dés », mais des échos dans les corridors nous disent que l’Universitécanadienne n’est pas aussi bilingue qu’elle le prétend.

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