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Le conseil de préfecture de Charente-Inférieure

Le conseil de préfecture de Charente-Inférieure

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01/31/2011

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Jean-Marie A
UGUSTIN
 122
010203040506070809015102563647721,551177
 
Sources :
 Le personnel de l’administration préfectorale
, CARAN, 1998 et 2001, 2 vol.1800 1814 1830 1848 1870 1880 1914
% des conseillers de préfecture ayant occupé au moins deux postesdans des départements différents ou (et) qui sont devenus sous-préfets ousecrétaires
 
généraux% des conseillers de préfecture qui sont devenus préfets
 
10
 
 
L
E
C
ONSEIL DE PREFECTURE DE
C
HARENTE
-I
NFERIEUREAU DIX
-
NEUVIEME SIECLE
:
JUSTIFICATION OU DENEGATIONPRATIQUE DES CRITIQUES DOCTRINALESVISANT LES CONSEILS DE PREFECTURE
 
David
 
G
ILLES
 
A.T.E.R à la Faculté de droit de Poitiers
Tout au long du dix-neuvième siècle, les conseils de préfecture, à l’exempledu Conseil d’Etat, subirent d’incessantes charges, visant pour certaines à leursuppression pure et simple, pour d’autres à une refonte complète de leur modede fonctionnement, de leurs attributions, du recrutement de ses membres. Maissi le Conseil d’Etat s’impose comme la juridiction administrative parexcellence, il n’en est pas de même pour les conseils de préfecture. En 1897,selon L. Michoud, alors que le Conseil d’État offre aux plaideurs,
«
 
une juridiction qui ne diffère plus des tribunaux de droit commun que par l’absenced’inamovibilité et la participation de ses membres aux affairesadministratives
 
»
1
, les conseils de préfecture voient encore largement leurexistence en tant que juridiction contestée.Au moment où les critiques contre le Conseil d’État prennent fin en grandepartie, les critiques contre les conseils de préfecture se multiplient à la fin dudix-neuvième siècle. Si le Conseil d’État a pu élaborer une juridiction savantequi a été la véritable créatrice du droit administratif moderne, L. Michoud n’apas de mots assez durs pour dénier aux conseils toute participation à cetteœuvre créatrice
2
. Il faut reconnaître qu’il n’est pas seul dans cette charge contre
1
L. M
ICHOUD
, « Les conseils de préfecture et la justice administrative »,
 Revue Politique et Parlementaire
, 1897, T. XII, pp. 267-294, p. 270.
2
Comme le remarque Léon Michoud en 1897, c’est essentiellement sur les conseils de préfectureque se concentrent les attaques à cette date, et cela malgré le fait qu’on les ait dotés
« en 1862, de
 
David G
ILLES
 124
les conseils de préfecture, malgré l’importance que prend la juridiction à lasuite de la loi de pluviôse an VIII
3
. Macarel, Serrigny, Aucoc, Laferrière, Jèze
4
 et surtout l’opinion publique
5
avaient contribué à tisser une légende noire desconseils, même si les auteurs ne condamnaient pas le plus souvent l’institutionen elle-même mais son fonctionnement. Laferrière écrit, par exemple, dans son
Traité de la juridiction administrative :
« […] l’opinion libérale formulait des griefs nombreux contre cesconseils : contre leur personnel qui ne présentait pas des garantiessuffisantes d’expérience juridique; contre leurs jugements rendus à huisclos et sans débat oral ; contre la présidence du préfet ayant voix prépondérante en cas de partage ; enfin contre l’absence de formesrégulières dans la procédure et dans le jugement. […] les conseils de préfecture étaient compromis dans l’opinion ; le parti libéral réclamait leur suppression »
6
.Constitués d’un personnel administratif proche de l’incompétence, lesconseils ne seraient, en grossissant le trait, qu’une parodie de juridiction où lestâches de juridiction volontaire et de juridiction contentieuse seraientconstamment confondues. Peu compétent, les conseillers, petits notables locaux
la publicité des débats, en 1865 d’un vice-président et de certaines garanties quant aurecrutement, en 1889 d’un Code de procédure, […] on a conservé dans leur organisationcertains défauts […] qui ont pour conséquence de diriger plus particulièrement sur eux lacritique »
;
 Ibid.
, p. 271.
3
Maurice Block remarque dans son dictionnaire de l’administration française que pendant que
« les attributions s’accroissaient, l’organisation même des conseils de préfecture restait insuffisante et réclamait une réforme qui fut entreprise à différentes époques sans aboutir àaucun résultat. Enfin, ces travaux successifs amenèrent une loi du 21 juin 1865 qui réorganisales conseils, établit les principales règles de la procédure, et confia au gouvernement le soin deles compléter par un règlement d’administration publique »
; M. B
LOCK
, « art. Conseil depréfecture »,
 Dictionnaire de l’administration française
, Paris, Berger Levrault, 1877, T. 1.,pp. 585-605.
4
L. A
UCOC
,
 La juridiction administrative et les préjugés
, Paris, Panckoucke et Cie, 1864 ;E. L
AFERRIERE
,
Traité de la juridiction administrative et des recours contentieux
, LGDG, 1989,2 T., rééd. 1888 ; D.
 
S
ERRIGNY
, « De la nécessité d’une loi nouvelle sur les conseils depréfecture »,
 Revue de droit français et étranger 
, 1846, pp. 697-703 ; G. J
EZE
, « La réforme desconseils de préfecture »,
 Bulletin de la Société d’études législatives
, 1910, pp. 25-44.
5
A partir de 1886, de nombreux projets de lois visent à la suppression définitive des conseils depréfecture, et sont déposés de décembre à janvier 1887 par l’extrême gauche républicaineradicale au nom, notamment, de la supériorité des juridictions judiciaires de droit commun enmatière de protection des droits individuels. Le relais est alors pris de la critique exposéeauparavant par la droite. Sur ces projets voir J.J. C
LERE
, « Des conseils de préfecture auxtribunaux administratifs »,
op. cit.
, pp. 335-336.
6
E. L
AFERRIERE
,
Traité de la juridiction administrative et des recours contentieux
,
op. cit 
.,pp. 227-228.

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