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Fixations Somatique Et Fonctionnement Mental

Fixations Somatique Et Fonctionnement Mental

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Fixations somatiques et fonctionnement mentalpar Jacques PRESS
| Presses Universitaires de France |
Revue française de psychosomatique 
2003/1 - N° 23
ISSN 1164-4796 | ISBN 2-1305-3871-1 | pages 145 à 162
Pour citer cet article :— Press J., Fixations somatiques et fonctionnement mental,
Revue française de psychosomatique
2003/1, N° 23, p.145-162.
Distribution électronique Cairn pour les Presses Universitaires de France.© Presses Universitaires de France. Tous droits réservés pour tous pays.La reproduction ou représentation de cet article, notamment par photocopie, n'est autorisée que dans les limites desconditions générales d'utilisation du site ou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votreétablissement. Toute autre reproduction ou représentation, en tout ou partie, sous quelque forme et de quelque manièreque ce soit, est interdite sauf accord préalable et écrit de l'éditeur, en dehors des cas prévus par la législation en vigueuren France. Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit.
 
Point de vue
JACQUESPRESS
Fixations somatiques et fonctionnement mental 
«Un important problème subsiste donc, lequel réside sans doute,pour une part, dans notre impossibilité humaine de concevoir l’inor-ganisation» (Marty, 1976, p.126), écrit Pierre Marty à propos del’évolution individuelle. La cohérence extrême de sa construction théo-rique n’en est que plus frappante, donnant sans doute la mesure deson effort pour rendre compte des degrés d’inorganisation qu’il a étéamené à côtoyer. Il m’est souvent arrivé de penser qu’une part nonnégligeable de notre travail consistait à déconstruire son modèle, nonseulement pour en faire travailler les jointures, mais aussi pour quenous puissions, adossés à lui, régresser et nous approcher de plusprès, de cet inorganisé, à l’intérieur de nous comme chez nospatients, dans notre parcours personnel comme dans notre travail cli-nique et notre effort de théorisation, ces trois temps me paraissantétroitement liés.Le présent article participe de cette réflexion. Je commencerai parrappeler quelques points de la théorie de Pierre Marty sur la questiondes fixations. J’aborderai ensuite un aspect plus spécifique et relierail’extension de la notion de fixation et de régression chez Marty à celleà laquelle procède un autre grand théoricien des états non névrotiques,D.W. Winnicott. Ceci me conduira à reprendre brièvement la questiondu clivage du moi et de sa relation à ce que Marty nomme les fixationssomatiques. Enfin et de manière liée, je ferai quelques remarques surla question du sens de la manifestation somatique dans les maladiesqui, selon la classification psychosomatique, correspondent à de tellesfixations.
Rev. franç. Psychosom.,
23/2003
 
LAPLACEDESFIXATIONSSOMATIQUESDANSL
ÉDIFICETHÉORIQUEDEPIERREMARTY
La notion de fixation somatique occupe une place singulière et com-plexe dans l’édifice théorique construit par Pierre Marty.Elle est indissolublement liée à celle de régression. Comme on le sait,c’est, dans la pensée de Marty, la régression qui est première, s’installantà la suite de périodes limitées de désorganisation au cours du dévelop-pement psychosomatique de l’être humain. Autour de ce noyau, s’établitune fixation, l’ensemble ainsi formé constituant un système de fixation-régression. «Nous comprenons ainsi le phénomène de fixation dans saliaison avec une régression qui en constitue le cœur» (Marty, 1976,p.121).Ces systèmes s’établissent tout au long du développement psychoso-matique de l’être humain. L’hérédité elle-même est, selon Marty, à conce-voir en termes de fixations phylogénétiquement établies. Ce point de vuele conduit à considérer qu’une partie des fixations somatiques «engagedes fonctions psychosomatiques non relationnelles» (Marty, 1980,p.157), ce qui ne veut pas nécessairement dire qu’elles se construisent endehors de tout système relationnel mais qu’elles échappent par consé-quent aux modalités habituelles de traitement psychanalytique.Les systèmes de fixation-régression constituent les bases d’un narcis-sisme conçu comme étant psychosomatique dans son essence, ils en assu-rent la solidité, qui permettra au sujet d’éviter les désorganisations. Il endécoule que, si la qualité du fonctionnement mental est la meilleuregarante de l’équilibre psychosomatique, elle n’est pas seule en cause: ilconvient de prendre en compte, à l’autre bout de la chaîne, de l’in-fluence déterminante qu’exerce l’héritage phylogénétique du sujetcomme ses toutes premières interrelations avec l’environnement.De manière liée, les systèmes de fixation se constituent pour Marty enune chaîne successive dont les différents éléments interagissent, d’unefaçon qui représente, selon ses propres termes, une extension de lanotion d’après-coup. C’est ainsi qu’il faut supposer, dans le cas de l’al-lergie, qu’il prend pour exemple:1) «des fixations immunologiques chez le fœtus»;2) «des fixations de fonctions prenant pour la plupart valeur nouvelleautour de la naissance» qui «préciseront ultérieurement la pathologiedes régressions somatiques»;
146
Jacques Press

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