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De la multiplicité des Identités 

De la multiplicité des Identités 

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03/13/2011

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Séance n°2 – 1
er
février 2011 1
V.
 
De la multiplicité des Identités : le féminisme nouvelle vague (1990’s)
La troisième vague féministe renvoie à un large ensemble de revendications politiques et depratiques artistiques, mises en avant à partir des années 1980 – aux États-Unis d’abord – par desmilitantes féministes issues de groupes minoritaires et des minorités ethno-culturelles en particulier.
A.
 
Aux origines épistémologiques de la troisième vague
Cette 3
e
vague est à relier à l’influence du courant philosophique français dit post-métaphysique quese dessine une troisième position touchant à la définition théorique et pratique des sexes. On peut yrelever des références à Michel Foucault ou à Gilles Deleuze, mais c’est Jacques Derrida qui, dansson enseignement régulier et très médiatisé aux États-Unis, en sera le principal porte-drapeau.Jacques Derrida associe la critique du logocentrisme déployée par Heidegger – critique du rapportau monde fondé sur la maîtrise et sur l’un – et la critique du phallocentrisme, et forge ainsi le termede « phallogocentrisme » pour caractériser et dénoncer la tradition métaphysique occidentale à lafois logocentrique et phallocentrique. Sous sa plume et dans sa perspective, la différence des sexes,sans être niée, ne peut être pensée sous une forme duelle : c’est une différance, c’est-à-dire unmouvement de perpétuel différer, rendant inidentifiables ses pôles. S’il qualifie de « féminine »cette position d’indécidabilité des frontières sexuées, c’est en un sens métaphorique. Le féminin esten effet une forme d’être au monde et de penser à laquelle il s’identifie lui-même. Ainsi n’hésite-t-ilpas à affirmer – reprenant une citation de Maurice Blanchot : « Je suis une femme », la positionspéculative tenant lieu, à moindres frais, de la révolution socio-politique qui, selon lui, ne fait queconforter par le régime de l’opposition le dualisme sexué. La chance du nouveau réside non dans lalutte mais dans le jeu, ainsi que Derrida l’exprime au cours d’un dialogue avec une féministeaméricaine. Cette position, qui inspirera un courant important du féminisme universitaire américain,a peu d’impact sur le féminisme français.C’est beaucoup plus tard qu’elle atteint indirectement celui-ci par le détour de la
queer theory
, quitente d’affirmer l’indécidabilité des sexes à travers celle des sexualités, thèse soutenue en Francepar certains leaders intellectuels du mouvement homosexuel qui se revendiquent de l’œuvre deJudith Butler. Le « nomadisme », soutenu antérieurement comme féminin (Rosi Braidotti), setraduit désormais en « transgenre ». La réalité de celui-ci est toutefois contestée par certainspenseurs de l’homosexualité comme Leo Bersani.
B.
 
Quelles actions ?
Le féminisme postmoderne, qu’incarne la philosophe américaine Judith Butler met donc l’accentsur la déconstruction des normes, remet en question la différence des genres masculin et féminin etdes catégories de sexualités (hétéro, bi, homosexualité). Surtout, il articule les luttes autour desdifférentes expériences de l’oppression -en tant que transexuel(le)s, femmes, lesbiennes, gays,prostituées, racisées, etc.- et se pose d’abord comme anticolonialiste, anti-sexiste, antiraciste.Les féministes égalitaristes se voient reprocher de faire des « femmes » une catégorie homogène,effaçant dans un faux universalisme les autres formes de domination comme le racisme,l’hétérosexisme, la domination de classe. Leur modèle d’émancipation, fondé sur l’antisexisme,reléguerait au second plan la lutte contre le racisme, par exemple dans les débats sur le voile et laburqa.Le terme «
troisième vague féministe
» n’est utilisé aux États-Unis qu’à partir des années 1990,pour qualifier une nouvelle génération de féministes qui intègrent à leurs luttes des enjeux et despratiques qui se situent en rupture – et d’autres fois en continuité – avec ceux de la générationprécédente, issue de la « deuxième vague ». Entre autres différences, l’importance accordé à ladiversité au sein des groupes, notamment par une meilleure visibilité occupée par les femmesconsidérées comme doublement marginalisées ou stigmatisées – femmes de couleurs, autochtones,lesbiennes, prostituées, transsexuelles, handicapées, ou encore les femmes grosses, pour ne nommerque ces groupes.
 
Séance n°2 – 1
er
février 2011 2
La diversité se traduit aussi sur le plan des tactiques et des modes d’expressions. Ainsi, lemilitantisme au quotidien, par les choix de consommation notamment, est perçu comme une formed’engagement aussi valable que d’autres formes plus collectives, par exemple les manifestationspolitiques dans la rue. Ensuite, des champs nouveaux sont investis massivement par ces nouvellesféministes – l’espace médiatique notamment, à travers des actions dirigées contre la publicité –,pensons entre autres au groupe new-yorkais Guerrilla Girls
1
, ou encore à travers la production d’unfanzine « périodique indépendant, sans but lucratif, fait par des passionnés) ou d’un blog surInternet.Cette volonté de se réapproprier des espaces – marqués traditionnellement par les hommes – estparticulièrement éloquente à travers l’émergence de nouveaux mouvements culturels, le Riot grrrlpar exemple, mouvement musical à la croisée du punk rock et du rock alternatif aux idéesféministes, et ayant connu son apogée au début des années 1990. Associé à la scène musicaled’Olympia, une ville de l’État de Washington, ce mouvement s’est ainsi étendu au fil des années1990 à l’Occident au complet, et ce, sans que son développement n’ait jamais passé par les réseauxtraditionnels de l’industrie musical. En parallèle au
 Riot Grrrl 
, des festivals appelés
 LadyFest 
ontessaimé un peu partout en Occident, dans le dessein aussi de donner un espace autonome où lesfemmes artistes pourraient performer musicalement ou d’autres manières, sans devoir faire decompromis artistique ou idéologique à l’industrie du
show-business
, et sans devoir subir lemachisme attribué à certains groupes rock et punk.Au niveau théorique – et c’est là une des grandes différences avec les deux premières vagues –, lanouvelle vague féministe ne s’est pas constituée en un mouvement homogène et cohérent, dotéed’une ligne idéologique clair. D’où la difficulté – voire l’impossibilité – d’en faire un portrait biendéfini et fixe dans le temps. Certaines voix réfutent même l’existence d’une dite nouvelle vague, etparlent plutôt de la « deuxième vague, épisode 2 ».[http://fr.wikipedia.org/wiki/Troisi%C3%A8me_vague_f%C3%A9ministe]Disons mot pour finir des principales associations féministes françaises contemporaines :- Les classiquesLe Planning Familial :http://www.planning-familial.org Femmes Solidairesaccueille les femmes, défend la laïcité et a des sections locales dans denombreux départements.LaFédération nationale Solidarité Femmesest une association qui lutte contre les violences faitesaux femmes et gère le numéro d’écoute 3919La Marche mondiale des Femmes :http://www.mmf-france.fr/ - Les associations plus récentesOsez le féminisme :http://www.osezlefeminisme.fr Les Chiennes de Gardes :http://www.chiennesdegarde.com/ Le réseau féministe Ruptures :http://maisondesfemmes.free.fr/assoces/coll.rupture.htm Créé en 1995 pour coordonner les actions menées par les organisations syndicales, politiques etassociatives autour des droits des femmes, leCollectif National Droits des Femmes (CNDF) organise notamment les manifestations du 25 novembre (contre les violences) et du 8 mars (journéeinternationale des droits des femmes)La Barbe, association de militantes activistes défendant l’égalité femmes – hommes dans les lieuxde pouvoir.Efigies, Association de Jeunes Chercheuses et Chercheurs en Etudes Féministes, Genre etSexualités
1
Groupe d’artistes féministes radicaux fondé à New York en 1985 et connu pour créer et diffuser des affiches afin depromouvoir les femmes et les personnes de couleur dans les arts

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