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3_DIP_Pol..

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COUR DE DROIT INTERNATIONAL PRIVE
COUR DE DROIT INTERNATIONAL PRIVE

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Law books are like babies:They are the greatest fun to conceive but very laborious to deliver »
“The Conflict of Laws”, LondresStevens 1971, Préface, p. VII
La complexité du droit international privé fait l'unanimité de ceux qui étudiants,universitaires  ou  praticiens,  ont  eu  à  aborder  cette  discipline.  Le  grandcommercialiste THALLER' proclamait  :
« Le droit international priest  unescience à broussailles
».
L' Américain PROSSER estimait quant
à lei:
« The realmof the conflict of Laws is a dismal swamp filled with quaking quagmires,and inhabited by learned but eccentric professors who theorize about mysterious matters in a strange and incomprehensible jargon
».
Le constat tient à ce que, dans cette discipline, les auteurs encourent  plusqu'ailleurs le reproche que le moraliste JOUBERT
3
adressait aux cuistres de tout poil:
«
Combien de gens ne sont abstraits que pour paraître profonds
». II
tientaussi au fait que le droit international pridéveloppe un langage  unFrançais abscons émaillé de faux amis se mêle à un fort contingent anglo-saxonet à l'inévitable latin médiéval qui effaroucherait CICERON. Il tient encore, et surtout,à ce que les difficultés inhérentes aux questions juridiques sont multipliées parl'existence d'un
élément d'extranéité
qui vient tout compliquer en extrayant le casconcerné du cocon franco-français auquel le praticien du droit est habitué. Il enrésulte une complexité extrême qui fait d'ailleurs le charme de cette discipline. Eneffet, comme aimait répéter le Maréchal FOCH
Ne dites pas que ce problèmeest difficile car, s'il n'était pas difficile, ce ne serait pas un problème
».
Sachant donc qu'on aborde ici une matière nouvelle dont la base est constituéepar l'intégralité des questions de droit privé enseignées dans ces murs, auxquelless'ajoutent bon nombre de questions de droit public, il faut commencer par undébroussaillage sémantique qui, sans autre ordre que celui de l'alphabet, préciseranotions essentielles, concepts de base et... tics verbaux du droit international privé.*DEFINITIONS :
A
Accord procédural :
évoque l’institution règlementée par l’article 12 alinéa3 du codede procédure civil (et non le NCPC qui n’existe plus). C’est la possibilité pour lesparties de lier les juges par la qualification qu’ils ont donné aux faits. Pour que l’accordprocédural soit possible, il faut que les parties aient la libre disposition de leurs droits.(Exemple en matière de statut personnel, on peut divorcer par consentement mutuel,mais, on doit passer par un cadre procédural déjà fixé. En droit international privé,c’est la possibilité pour les parties d’imposer au juge l’application d’une loidéterminée.Le droit international privé n’existe que parce que dans certaines hypothèses, il existedes éléments d’extranéité, qui s’imposent au juge, et il va devoir appliquer une loiétrangère. En effet, le juge judiciaire peut être amené à faire application d’une loiétrangère, contrairement au juge administratif et au juge pénal.
Arbitrage :
c’est une institution de justice privée à laquelle les parties peuventrecourir dans le domaine où elles ont la libre disposition de leur droit, par exemple uncontentieux d’ordre patrimonial peut être réglé par un arbitrage, mais non pas lescontentieux d’ordre personnel.C’est une institution internationale qui fait l’objet des articles  1492 à 1507 du code de
 
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procédure civil. C’est une institution qui a un certain succès dans l’ordre interne, maisqui connait un triomphe dans l’ordre international, d’autant plus que bien souventc’est par le biais de cette institution que les Etats règlent leurs conflits.Autonomie de la volonté : en droit des obligations, c’est la loi des parties, avec unelimite ordre public et bonnes mœurs. En droit international privé, les parties à uncontrat international peuvent choisir la loi applicable à ce contrat. Cette règle estd’origine jurisprudentiel et a été consacré par les textes communautaires.
B
« Better law » ou « la loi la meilleure, »
c’est la loi la plus appropriée pour obtenirun résultat estimé souhaitable, exemple en droit de la famille, l’intérêt de la famille oude l’enfant, ou par exemple, en droit de la famille, la faveur ou la validité. Ladésignation de la loi sera faite en fonction de sa teneur et non de sa vocation.
C
Catégorie de rattachement :
en droit, comme dans les mathématiques modernes,il y a des ensembles conceptuels, c'est à dire des matières qui présentent unehomogénéité justifiant une égalité de traitement. En droit international privé, chaquecatégorie en fait l’objet d’un traitement conflictuel et homogène, par exemple l’état etla capacité des personnes relèvent de la capacité nationale. Ainsi, de cetteidentification de la catégorie de rattachement dépend la loi applicable.
Clause compromissoire :
c’est la stipulation contractuelle par laquelle les partiesdécident, en cas de litige, de soumettre leurs différends à un arbitre. Ici, le litige n’estpas encore né. La clause compromissoire n’est possible que dans les matières où lesparties ont la libre disposition de leur droit. Elle s’oppose au compromis. 
Compromis :
Accord intervenant entre les parties à un litige de soustraire leurdifférend à un arbitre
Conflit d’autorité :
expression inventée par NIBOYET, et qui est utilisée pourdésigner les cas dans lesquels l’élément d’extranéité est marqué par la présenced’une autorité étrangère, par exemple un officier ministériel étranger ou uneadministration étrangère. L’interlocuteur, ici, est donc un organe public étranger, etnon un particulier.
Conflits de juridiction :
ils comportent 2 aspects :
l’identification du tribunal compétent pour trancher un litige en 1
ère
main. (ledemandeur suit le tribunal du défendeur normalement, mais il peut y avoir unproblème de compétence directe)
compétence indirecte hypothèse où le tribunal ou juge étranger a rendu sadécision, et on va se demander comment la mettre à exécution en France. Apriori, il n’y a aucune raison pour qu’une telle décision ne soit pas exécuter, ilfaudra  donc  vérifier  que  cette  décision  soit  compatible  avec  les  règlesfrançaises.Cette utilisation est impropre, puisque les juges n’ont pas à entrer dans un conflit,mais il y a un choix de la loi applicable.
Conflits de loi :
c’est une expression impropre pour désigner les hypothèses danslaquelle le juge peut être amené à appliquer une loi étrangère. Cette expression
 
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remonte au 18
ème
ou dans sa mémoire concernant la diversité des statuts, FROLANl’interprète comme « un combat entre les différentes coutumes ». les conflits de loispeuvent être positifs ou négatifs.
Conflit de loi Positif : chaque loi réclame sa compétence
Conflit de loi négatif : chaque loi décline sa compétenceIl est aussi possible que deux tribunaux se reconnaissent compétents. De même pouréviter le déni de justice, en droit international privé, si aucun tribunal n’est compétent,n’importe lequel doit accepter de juger l’affaire.
Conflit Mobile :
hypothèse dans laquelle le point de rattachement a changé,entraînant par la même, un changement de la loi applicable.Exemple : l’Espagne ne reconnait le divorce que depuis la laïcisation du droitespagnol, en 1981, avant cette loi, le divorce était interdit, si bien que les espagnolsétaient tenté de prendre la nationalité d’un pays reconnaissant le divorce.
Conflit de système :
c’est une notion compliquée, puisque le conflit de systèmes estle « conflit des règles de conflits », c'est à dire la contradiction existant entre 2 règlesde conflits.
Comitas gensium :
c’est la courtoisie des gens littéralement parlant. C'est uneexpression que l'on  utilisait au 18
ième
siècle pour justifier l’applicabilité des loisd’autres pays sur le territoire français. Cette locution correspond a une expressionallemande C’est le droit des nations geus nexium c'est ce qu'on  appellecommunément aujourd'hui le droit international public.
Choice of Law
: litt. Choix de la loi. Technique qui consiste à déterminer, parmicelles qui auraient vocation à s'appliquer, la loi appelée à régir tel ou tel type derelation.° En p. 363 à 367, les
« Travaux dirigés »
de FULCHIRON comportent également unGlossaire. Le « Vocabulaire juridique » de l'Association CAPITANT publié sous lamaîtrise d'œuvre de G. CORNU peut aussi être consulté. Parmi les dictionnairescourants, seul le ROBERT est utilisable par les Juristes (autrefois, Paul ROBERT étaitAvocat à Alger). (2)' V. entre autres V. RANOUIL, « L'autonomie de la volonté,naissance et évolution d'un concept », Paris, P.U.F., Travaux et Recherches de Paris II,1980.
E
Electio juris :
c’est le choix du droit
Exequatur :
littéralement « qu'il soit exécuté ». Procédure par laquelle le Présidentdu Tribunal de Grande Instance contrôle la régularité d'une décision de justiceétrangère ou d'une sentence arbitrale pour la revêtir de la formule exécutoire (=compétence indirecte)
F
 For ou Forum
: c'est une expression utilisée auparavant par François Ier pour direque tout est perdu mais pas l’honneur
For de nécessité :
le tribunal qui se reconnaît compétent pour éviter undéni de justice, c'est à dire  le fait pour un tribunal de refuser de rendre unedécision de justice.
Forum arresti :
c'est le tribunal du lieu d’exécution
Forum conviennes :
tribunal non convenable permet à un juge qui est

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