High Quality
Open the downloaded document, and select print from the file menu (PDF reader required).
À l’heure où Madame Bordeleau rentrait chez elle, il commença à pleuvoir de grosses gouttes. Elle gagna donc l’édifice au pas de course. C’était un samedi. Le hall était désert. Une fois dans l’ascenseur, elle se mit, consciencieusement, à secouer sa robe que la pluie avait trempée. Lorsque Luc l’aperçut, au bout du couloir, tentant de soulever ses sacs, il vint proposer son aide. « Vous êtes gentil », dit Madame Bordeleau. Il marcha devant, jusqu’à l’appartement de la vieille femme et attendit qu’on ouvre la porte. À l’intérieur, une souffle chaud lui monta au visage. « Je vais ouvrir une fenêtre », dit Luc, et il ouvrit une fenêtre. Aucun luxe dans cet appartement. Sinon un meuble ancien, en bois d’acajou, qui ne semblait pas à sa place parmi les appareils ménagers d’occasion. La femme, debout devant l’entrée, dit soudainement:
Elle désigna un vilain accroc au pantalon de Luc et elle rit comme un petit enfant. Sa fatigue, pour l’instant, sembla se dissiper. Elle entreprit de faire du café et elle obligea Luc à entendre ce qu’elle avait à dire.
– Ce n’est pas possible. J’habite ici depuis plusieurs années et il y a encore des gens qui me refusent un gentil brin de causette. Est-ce que je suis vieille? Gâteuse? Certainement
Add a Comment