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Tong Hop Co Vignes

Tong Hop Co Vignes

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05/29/2013

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LA TRANSCRIPTION
Vous pouvez vous reporter, pour ces questions aux ouvrages suivants :C. BLANCHE-BENVÉNISTE, 1997,
 Approches de la langue parlée en français, Ophry
s, 1997.C. BLANCHE-BENVÉNISTE, C. JEANJEAN, 1987,
 Le français parlé. transcription et édition,
Paris, Didier "érudition".
Cahiers de praxématique n° 39
, 2002, “Transcrire l’interaction”, Montpellier III.Françoise GADET,
 Le français ordinaire
, A. Colin, 1996 (2-200-01615-8). Cet ouvrage proposeune description du français de tous les jours, en tenant compte des questions de variations delocuteurs.
1 Introduction
Lorsqu'il est question de réaliser une analyse, la mémoire qu'un participant (ou un observateur) peutavoir d'une interaction est insuffisante. En effet, la mémoire agit comme un filtre, qui ne vaconserver et interpter que ce qui correspond aux centres d'int de la personne. Unmagnétophone ne fait ni sélection ni synthèse quant au verbal, il permet autant de retours en arrièreque nécessaire. En revanche, il n'enregistre pas les éléments non sonores (proxémiques, kinésiques,visuels, olfactifs).Cet enregistrement va devoir ensuite être transcrit. Il s'agit d'une étape essentielle.
En effet, on vapasser de l'oral à l'écrit, et donc d'une inscription (celle de la parole) dans le temps, à uneinscription (celle de l'écrit) dans l'espace.Transcrire, c'est établir, fixer le fait langagier : tout ce qui n'a pas été noté, ou mal noté ferasens. C'est pourquoi il faut apporter grand soin à cette étape. Transcrire c'est établir un texte.
Il faut alors se situer entre deux pôles et rechercher un équilibre entre la fidélité à ce qui a été dit, etla lisibilité de la transposition par écrit.
2 Une transcription orthographique
Cette question de lisibilité fait que l'on choisira (sauf si l'on travaille en phonétique, ou avec deslocuteurs dont la prononciation est très spécifique, jeunes enfants, étrangers ne maitrisant pas lalangue...) une transcription orthographique.Celle-ci permet, outre la lisibilité, d'éliminer des ambiguïtés, par exemple entre le singulier et le pluriel, lorsqu'ils sont homophones (exemple : il danse bien, ils dansent bien), en fonction ducontexte.Cependant des problèmes se posent :-Il est difficile de noter par l'écriture les caractéristiques de la matière phonique : qualités etmodulations de la voix, mélodie, intensité, variations du débit, accentuations... Plus on ajoute designes, plus la lecture de la transcription se complexifie.-l'usage conventionnel des signes de ponctuation n'est pas en rapport direct avec les phénomènes dela langue parlée qu'ils sont sensés représenter (Blanche-Benvéniste, 1997 : 25). Les points et lesvirgules notent des limites syntaxiques plus que des pauses réelles. Il en va de même dans unemoindre mesure des points d'exclamation, de suspension et d'interrogation, qui ne suffisent pas ànoter les phénomènes de force illocutoire tels que l'ironie, l'hésitation, l'insinuation, le sous-entenduetc.-certains trucages orthographiques, comme l'apostrophe pour noter l'élision ou lesraccourcissements, (par exemple : main'nant pour maintenant, pt'êt pour peut-être etc.) sont des procédés littéraires classiques, signale C. Blanche-Benvéniste, (op. cit.) pour disqualifier le parler de certains locuteurs, enfants, provinciaux ou parlers jugés déviants ou populaires :Ex. "La fermière qui méditait, reprit :-Cent francs par mois, c'est point suffisant pour nous priver du p'tit, ça travaillera dans quéqu'zans
 
ct'éfant ; i nous faut cent vingt francs." Maupassant.Ce n'est pas (seulement ?) par fidélité que Maupassant choisit de transcrire ainsi le parler de lafermière, il cherche surtout à exhiber (et à stigmatiser) un parler non normé. Le problème du“trucage orthographiqueest donc qu’il fixe ou parfois me projette des stéréotypessociolinguistiques sur les données : c’est souvent le cas du transcripteur débutant qui entend desfautes où il n’est question que de variation de la grammaire de l’oral. On ne peut cependant éviter que les pratiques de transcription soient “productrices de catégorisation” (Mondada, 2002 : 62).Ils’agira alors de les prendre en compte au cours des analyses.-Il n'est pas si facile "d'entendre" la langue parlée, car la perception est modelée par l'interprétation. Nous choisissons l'interprétation la plus plausible, en fonction du contexte, par ex. entre"l'impression d'un puits sans fond" ou "d'un puissant fond", "ce qu'il apprit", "ce qu'il a pris" .Lorsqu'il devient difficile de choisir : par ex. "La patrie c'est le pays où l'on est/ où l'on naît", on aaffaire à un calembour, (ils sont le ressort de nombreuses chansons de B. Lapointe, par ex. !. Un petit exemple, juste pour le plaisir : "ma mère dit la paix niche / la péniche, dans ce mari niais / Mamère dit la péniche dans ce marinier".C'est toujours en reconstruisant ce que le locuteur a voulu dire, que nous reconstruisons plus oumoins bien ce qu'il a dit.-C'est pourquoi il peut arriver de faire des surinterprétations, de corriger, de faire des lapsusd'écoute, et ce sans que l'on s'en rende compte ! Il faut alors évaluer soigneusement (transcrire prend beaucoup de temps !) et ne pas hésiter à faire vérifier la transcription en demandant à un tiersce qu'il a entendu. Ceci est particulièrement important lorsque le transcripteur travaille en Françaislangue étrangère.
3 conventions de transcription
 Nous l'avons dit, transcrire, revient à effectuer des choix, puisque l'on ne peut (sous peine dedevenir illisible) tout transcrire. Ces choix se font en fonction des intérêts et hypothèses duchercheur, selon ce à quoi il choisit de s'intéresser. Une transcription doit donc révéler l'intérêt decelui qui l'a produite.C'est pourquoi il faudra, lorsque vous effectuerez des transcriptions, présenter et justifier vos choix. Nous proposons, à la suite de B. Gardin, d'adopter une transcription orthographique améliorée, quinote des éléments énonciatifs signifiants tels que les silences, les ratages divers, les hésitations, leschevauchements dans le dialogue (c.f. l'article "Le dire difficile et le devoir dire", B. Gardin, in
 DRLAV 
, n° 39, 1988, "L'usage des mots". Je scanne et vous envoie cet article). Il parait importantd'ajouter des éléments extra-linguistiques (kinésique et proxémique) lorsqu'ils sont significatifs.
3 1 Présentation des conventions
/indique une pause// indique une pause plus longue///idemOn peut éventuellement mesurer les silences avec un appareil, et s'il est nécessaire, faire figurer cette mesure dans la transcription. N.B. Les signes de ponctuation usuels, point et virgule ne seront pas employés, par conséquent,dans la transcription.= indique qu'il n'y a pas de pause entre la fin d'une réplique et le début d'une autre. les deuxrépliques s'enchainent immédiatement, sans pause inter-tour.
 
: indique un allongement de la syllabe: :indique un allongement plus importantéNORm(e)les majuscules indiquent un accent d'intensité ou d'insistance. Il conviendra doncd'éviter les majuscules dans d'autres emplois, comme en début de tour. En revanche, on peut lesconserver pour débuter les noms propres. En effet, l'expérience montre que cela améliore largementla lisibilité, sans poser de problèmes d'ambiguïté importants.enote le "euh" d'hésitation'(ou flèche montante) indique une intonation montante., (ou flèche descendante) indique une intonation descendante.(r)indique que le "r" n'est pas prononcé : ex. "lui prend(re) la main".<rires>indique un comportement non verbal du locuteur, ou un commentaire du transcripteur par ex. <fou rire général>. On peut aussi mettre entre crochets (ou parenthèses) une autre interprétation(s'il y a une hésitation entre deux interprétations) ou une transcription phonétique.Chevauchement :7) P4 ça vaut CHER' e un tableau d(e) Miss Tic main(te)nant =M4 AUcontrAI'r(e) ,8) M5 E non // (il ) y a une: ç- / &[NON non non] / ça dép- / ç- ///(rires de P)9) P5 (en riant légèrement) OUi ça c'est r(e)latif vous allez
m(e) dire
L'énoncé M4 s'est superposé à une partie de celui de P4, ce qui marque la vivacité de M à démentir P.(XXX) indique une séquence non transcriptible. On note autant de X que de syllabes repérables,afin de donner une idée de la longueur du segment manquant, cela n'a pas besoin d'être très précis.On peut enfin choisir d'indiquer des phénomènes que l'on juge significatifs, par exemple, uneliaison habituellement non réalisée, un pataquès ou au contraire une liaison habituellement réaliséequi ne l'est pas. Il faut alors indiquer dans les conventions les signes que l'on adopte pour transcrireces évènements (cf. nouvelle orthographe de ce mot).Il est également pertinent de réfléchir à la façon dont le transcripteur désigne les interlocuteurs.Plusieurs solutions sont possibles : sigle, initiales, catégorie d’appartenance (professionnelle,sexuelle, ethnique...), nom, surnom, ou encore lange de ces possibilités. Ce choix a desimplications sur l’identification des participants, et par suite, sur l’interprétation que font leslecteurs et analystes de leurs propos ou actions. (cf. L. Mondada,
Cahiers de Praxématique n°39
,2002.)
3 2 Quelques conseils
-Lorsque vous effectuez une transcription, il faudra expliquer et justifier vos choix : quels sont lessignes que vous utilisez, pour quelles raisons. Il n’y a pas UN système idéal de transcription, maisdes possibilités à retenir ou non en fonction de vos objectifs.

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