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Capitales boursières africaines

Capitales boursières africaines

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Les bourses africaines à l'honneur: une rétrospective

La croissance économique et les performances et les performances boursières de nombreux pays africains attirent, à un niveau sans précédent, les investissements boursiers et les capital-risqueurs sur le continent. Cet engouement nouveau des investisseurs est favorisé par un environnement , économique et politique, qui devrait aller en s’améliorant. Mais dans quel état sont donc ces bourses africaines ?
Les bourses africaines à l'honneur: une rétrospective

La croissance économique et les performances et les performances boursières de nombreux pays africains attirent, à un niveau sans précédent, les investissements boursiers et les capital-risqueurs sur le continent. Cet engouement nouveau des investisseurs est favorisé par un environnement , économique et politique, qui devrait aller en s’améliorant. Mais dans quel état sont donc ces bourses africaines ?

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Bourses africaines: une rétrospective
L
Laafr lesests'a
 
Olivier Lumenganeso
 
Economiste, stratégiste et consultant se
 
Les marchés financiers africains onalors une douzaine, ils sont maintboursière a été multipliée par dix, eafricaines sont essentiellement doembryonnaires de la dette publiqueen bourse se sont multipliées, per considérables – ce qui démontre,investisseurs nationaux mais aussimarchés financiers africains a été faaussi par les performances remarquEn 1992, l’Afrique comptait douzeAujourd’hui, il en existe près d’une t(ASEA), avec une capitalisation boubourse des valeurs mobilières, mem(1887), le Maroc (1929), le Kenya ((1989), le Ghana (1990), le SwazilSoudan (1994), le Malawi (1995), l’Mobilières - BVRM - établie pour lesont la le Bénin, le Burkina Faso,(1999), l’Ouganda (1997), la TanzRwanda (2008).Ces bourses sont composées en gr traitant de la dette publique (obligamoins dix autres pays, n’ayant cembryonnaire de bons du Trésor. CTrésor. Parmi ces 30 pays, les 8 pNiger, Sénégal et Togo) ont crée, ede la Banque Centrale des États debon de Trésor les plus actifs du contCes développements sont très signià la communauté internationale depermettre aux économies africainesconsentir leurs épargnes domestiqupropres en Afrique sont passés de2007, symbole de la confiance inter plus de 10 milliards de dollars del’admission en bourse de 170 noéchangés, durant la même période,souveraines sur le marché internatio 
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croissance économique et les performances boursiicains attirent, à un niveau sans précédent, les invescapital-risqueurs sur le continent. Cet engouement nofavorisé par un environnement, économique et politiméliorant. Mais dans quel état sont donc ces bourses a
nior 
t connu, depuis le début des années 1990, une cronant plus du double et couvrent l’ensemble du condorénavant, plus de 2’000 entreprises sont cotées.minées par des marchés des actions auxquels s’depuis quelques années. Depuis quelques années,mettant à certaines banques ou à des entreprisesà n’en pas douter, la profondeur de l’épargneinternationaux pour ces places boursières. Cette movorisée par l’amélioration de la situation macroéconoables des marchés d’actions africains pendant cette pbourses avec une capitalisation totale d’environ 11entaine dont 24 réunies au sein de l’African Securitiersière de 1'200 milliards de dollars à fin 2009. Les pbres de l’ASEA, sont (par date de création): l’Égypte1954), le Nigéria (1960), la Tunisie (1969), l’Île Mauriand (1990), la Namibie (1992), le Zimbabwe (1993lgérie (1997), la Côte d’Ivoire (1998, avec la Bourse8 pays de l’Union Économique et Monétaire Ouestla Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, et lenie (1998), le Cameroun (2001), le Cape Vert (2005ande partie des marchés primaires et secondaires detions souveraines et bons du Trésor) existent. Ainsi,ertes pas de bourse active, possèdent néanmoine qui fait qu’en tout, au moins 30 pays africains ontays de l’UEMOA (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoir 2001, un marché régional de bons du Trésor pour r l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) aux trésors nationaux.inent sont l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Ghana, le Keficatifs puisqu’ils permettent non seulement au contins investisseurs, mais aussi de lever les capitaux néd’atteindre des niveaux d’investissement supérieurses. Dans ce contexte, il est intéressant de noter que lmoins de 10 milliards de dollars dans les années 1nationale au potentiel de croissance du continent. Aucapital ont été levés sur 18 places boursières, evelles entreprises. Côté obligations, près 12 milliaavec le Nigéria, le Gabon et le Ghana émettant avecnal.
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trospective
res de nombreux paysissements boursiers etveau des investisseursue, qui devrait aller enfricaines ?
issance spectaculaire ;inent. La capitalisationes bourses financièresajoutent des marchésn fait, les introductionsde lever des capitauxlocale et l’intérêt desntée en puissance desique de la région, maisé
 
riode.3 milliards de dollars.Exchange Associationys africains ayant une1883), l’Afrique du Sudce (1988), le Botswana, la Zambie (1994), leRégionale des Valeursfricaine – UEMOA queTogo), le Mozambique), la Lybie (2007), et leactions, mais d’autresoutre ces bourses, aus un marché nationalun marché de bons du, Guinée Bissau, Mali,mplacer le crédit directLes autres marchés denya et la Zambie.ent de se rendre visiblecessaires qui devraientcelui que peuvent leur s flux nets de capitaux980s à 54 milliards ensi, entre 2007 et 2009,ssentiellement grâce àrds de dollars ont étésuccès des obligations
 
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La plupart des bourses de l'Afrique sont petites, comparées à celles des autres pays en voie de développement.Le nombre de sociétés inscrites dans les différentes bourses membres de l’ASAEA est de 1'725. Le nombremoyen des titres cotés est de 72 (57, Afrique du Sud exclue). L’Afrique du Sud possède près du tiers (27%) dessociétés inscrites, suivie par l’Egypte (22%), et le Nigéria (13%). Ces 3 marchés représentent donc à eux seuls60% des sociétés cotées. La capitalisation boursière est passée de près de 250 milliards de dollar en 2002 àprès de 1’200 milliards fin 2009, ce qui représente une croissance moyenne composée de 22% par an.Johannesburg est la place financière la plus capitalisée du continent avec 805 milliards de dollars en 2009, suivipar Le Caire (91 milliards), Casablanca (65 milliards), et Lagos (48 milliards). En pourcentage du PIB, celareprésente 290% pour l’Afrique du Sud, 71% pour le Maroc, près de 50% pour l’Egypte. La capitalisationboursière moyenne est de 50% du PIB (39% hors Afrique du Sud), contre 94% pour les BRIC, par exemple.Seuls 5 marchés bénéficient d’une réelle activité en termes de valeur des échanges (en pourcentage de lacapitalisation boursière) : Afrique du Sud (72%%), l’Egypte (69%), le Maroc (63%), le Kenya (18%), la Tunisie(15%), et le Nigéria (10%),. La valeur moyenne des échanges est donc inférieure à 30% de la capitalisationboursière et le ratio de turnover moyen de 18%. La valorisation moyenne du continent est de 12.9x les bénéficesnets par actions (BNPA), entre 2007 et 2009. Le Maroc est le marché actions africain le plus cher avec unevalorisation moyenne de 23.2x, alors que la Tanzanie a une valorisation de 5x le BNPA. Les actions africainessont donc peu chères et se traitent avec une décote de 22% par rapport à leur moyenne historique, à 10.1x leBNPA de 22% attendu pour 2010.Avant la crise de 2008, les marchés financiers africains,et en particulier les plus développés, ont enregistré unecroissance substantielle d’investissements dans lesportefeuilles dédiés aux marchés émergents. C’estl’abondance de liquidités au niveau mondial qui expliqueen partie ces flux de capitaux privés arrivant sur lecontinent, mais pas seulement car les investisseurs ontété également attirés par les bonnes performancesmacroéconomiques de la région, son environnementpolitique et des affaires de plus en plus stable, et par lesperspectives de rendements élevés générés par lahausse du prix des matières premières. Collectivement,les marchés d’actions africains représentent 15% desportefeuilles marchés émergents (l’Afrique du Sud,l’Egypte, et le Maroc représentent à eux trois 6.5% del’indice MSCI des marchés émergents), mais attirentmoins de 2 % des investissements de portefeuillemondiaux. Une telle disproportion est due
Top 10 des capitales boursières de l'Afrique par capitalisation boursière
BoursesLieuCréationListingsCapitalisationboursièreLiquiditéPerformance
Année# de sociétésmilliars de dollars% PIB% capitalisation2009 (%)JSE LimitedJohannesbourg1887472805.2290.371.828.6Ghana Stock ExchangeAccra19902814.9101.02.1-46.6Bourse Régionale des Valeurs MobilièresAbidjan19983948.071.7--25.9Casablanca Stock ExchangeCasablanca19298164.571.063.2-4.9The Stock Exchange of MauritiusPort Louis1988896.469.56.440.4Libyan Stock ExchangeTripoli2007734.657.50.7-Cairo & Alexandria Stock ExchangeLe Caire & Alexandria188337891.148.566.835.7Botswana Stock ExchangeGaborone1989444.2839.62.62.9Nairobi Stock ExchangeNairobi19544811.136.817.9-7.8Nigerian Stock ExchangeLagos196022347.828.99.8-33.8Bourse de TunisTunis1969569.122.915.248.4
Classées par capitalisation boursière en % du PIB. Liquidité: valeurs négociées des sociétés cotées en % de la capitalisation boursière.La capitalisation boursière du Botswana est de 56.143 milliards de dollars si on inclus les titres cotées étrangères, soit près de 520% du PIB.Source: African Securities Exchange Association. Stock Exchanges. IMF and WB. CIA's The world Factbook.
 
Bourses africaines: une rétrospective Page 3
essentiellement à la faible liquidité des bourses africaines, à la méconnaissance des produits de placementexistants, et à la difficulté d’accéder à des données et à des analyses financières de qualité sur un grand nombrede sociétés et d’émetteurs africains.Bien qu’encore immaturesdans certains pays, lesbourses financières africainesont enregistré desperformances particulièrementsaisissantes, avec unerentabilité moyenne composéde près de 11%, durant lapériode2000-2009. Sur lamême période, les marchésémergents, dans l’ensemble,ont surperformé avec près de11.5% de rentabilité. Aupremier trimestre de 2010, leGhana a rapporté 32.5%, leNigéria 19%, le Kenya 18.3%,les marchés africainsfrontières 14.5%, alors queles 40 plus grandescapitalisations africainesperdaient 0.7%, les marchésémergents sous-performaientde 6.8%, l’indice américainS&P 500 réalisait une contreperformance de 7.7%, et le Nikkei japonais retournait -7.8%. Par ailleurs, lesmarchés africains offrent historiquement (sur la période 2002-2007) un meilleur rendement ajusté du risque(2.14) que ceux des pays industrialisés (1.18), du monde (1.27), voire de l’ensemble des marchés émergents(2.00). Aussi, les marchés africains sont globalement peu corrélés, entre eux (à l’exception de l’Afrique du Sud etde la Namibie), aux marchés émergents (0.19, en moyenne, et 0.06 Afrique du Sud et Namibie exclues), etsurtout aux marchés développés. Cette faible corrélation des bourses africaines avec celles des économiesdéveloppées offre, par ailleurs, des vraies opportunités de diversification dans un portefeuille d’actions globales.
L’Afrique a-t-elle vraiment besoin des bourses financières ? 
Des études empiriques montrent que le développement des marchés financiers est un réel catalyseur pour lacroissance de long terme des pays aussi bien développés qu’en développement. En effet, ces marchés onttoujours joué un rôle essentiel dans la mobilisation de l’épargne et son allocation efficace dans le financementdes investissements rentables, favorables à la croissance économique. Sans un système financier développé,beaucoup d’investissements rentables de long terme ne seraient financés et réalisés faute de capitauxdisponibles. Outre stimuler la croissance de long terme des économies, des marchés financiers développésfavorisent aussi le développement du système bancaire. Ainsi, l’interaction entre le développement financier et ledéveloppement économique exerce un effet notable sur la structure du système financier. La corrélation entre lesystème financier (marchés financiers, banques et intermédiaires financiers) et la croissance économique sembledonc communément admise. En revanche, la causalité des deux phénomène est simultanée. Le développementdu système financier constitue incontestablement un élément moteur de la croissance économique, mais, enmême temps, il est le résultat du développement économique. La croissance du secteur réel permet àl’économie de développer un système financier efficace. De plus, cette croissance économique influence le typedu système financier que l’économie pourra supporter. Les marchés financiers ne doivent donc pas êtreconsidérés comme une panacée – ils sont plutôt des outils puissants pouvant accompagner la croissanceéconomique.

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