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Alchimie Grimm - Blanche Neige Et Rose Rouge

Alchimie Grimm - Blanche Neige Et Rose Rouge

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11/12/2014

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BLANCHE NEIGEET ROSE ROUGE
SCHNEEWEISSCHEN UND ROSENROT
GRIMM
Traduction textuelle d’un conte de Grimm (c’est-à-diresans recherche littéraire) afin de garder autant quepossible, pour notre étude, les précisions liées à certainsmots allemands.
(Traduit du livre
Die Märchen der Brüder Grimm
, 18è éditionde l’édition princeps de 1819, chez Goldmann Verlag 1991par Philippe Litzler)Pour une traduction plus littéraire, on se reportera à celle deMarthe Robert, Contes de Grimm, « Blanchette et Rosette »,Editions Folio.
CLÉS POUR BIEN COMPRENDRE CE CONTE
Il est de la me veine que celui de Blanche Neige. Ilconstitue un véritable traité d’Alchimie, à la seule différenceque les substances ne sont point nommées mais représentéesallégoriquement par des personnages “merveilleux”.Voici quelques correspondances :
La veuve
: correspond à la Materia Prima.
Blanche Neige
: il s’agit du Mercure qui donnera laMagnésie blanche.
Rose rouge
: c’est évidemment le Soufre.
L’Ours
: correspond au sidu ou Caput Mortuum quirenferme l’or “philosophique” et dont Rose Rouge esteffectivement la promise.
Le méchant nain
: c’est l’Aqua ardens dont les épreuves(opérations) permettent d’obtenir la Terre de l’or et la Terredes perles (voir Friedrich Herbort) ainsi que les pierresprécieuses souvent cies (cristal, diamant) dans denombreux traités.
La chaumière bien propre
: il s’agit de la cucurbite.
L’Ange
: indique que les deux produits (Mercure et Soufre)doivent être “spiritualisés”, suivant le jargon de l’époque.
 
BLANCHE NEIGE ET ROSE ROUGE
GRIMM
ne pauvre veuve vivait solitairedans une petite chaumière, etdevant la petite chaumière setrouvait un jardin dans lequelétaient plantés deux rosiers, l’unportant des roses blanches,l’autre des rouges. Et elle avait deux fillettes quiressemblaient aux deux rosiers, et l’une s’appelaitBlanche Neige et l’autre Rose Rouge. Elles étaientsi pieuses et bonnes, si travailleuses et siinfatigables, que jamais deux enfants ne le furentsur terre : Blanche Neige était seulement plustranquille et plus douce que Rose Rouge. RoseRouge préférait courir ça et là dans les prés et leschamps, cueillir des fleurs et attraper despapillons ; Blanche Beige, elle, restait à la maisonchez sa mère l’aidant aux soins du ménage ou luifaisant la lecture lorsqu’il n’y avait rien à faire.Les deux enfants s’aimaient tellement, qu’ils setenaient par la main, chaque fois qu’ils sortaientensemble, et quand Blanche Neige disait : « Nousne nous quitterons jamais. » Rose Rougerépondait : « Jamais aussi longtemps que nousvivrons. » Et la mère d’ajouter : « Ce que l’une a,elle doit le partager avec l’autre. » Souvent ellesparcourraient les bois seules et ramassaient desbaies rouges, mais aucun animal ne leur faisait dumal, au contraire ils sapprochaientfamilièrement : le petit lièvre mangeait une feuillede chou de leurs mains, la biche broutait à leurcôté, le cerf sautait joyeusement en avant, et lesoiseaux restaient percs sur leur branche etchantaient tout ce qu’ils savaient. Aucun incidentne les touchait ; lorsqu’elles s’étaient attardéesdans la forêt et que la nuit les surprenait, elles secouchaient côte à côte sur la mousse et dormaient jusqu’à ce que le matin vienne, et la mère savaitcela et n’avait aucune inquiétude.
U
Une fois, alors qu’elles avaient dormi dans lafot et que l’aurore les avait veillées, ellesvirent un bel enfant, dans un petit habit blancscintillant, assis à côté de leur emplacement. Il seleva et les regarda très amicalement, ne ditcependant pas un mot et s’en fut à l’intérieur dela forêt. Et lorsqu’elles regardèrent autour d’elles,elles se rendirent compte qu’elles avaient dormitout près d’un précipice et qu’elles seraienttombées dedans si elles avaient encore faitquelques pas de plus dans l’obscurité. Leur mèreleur dit cependant que cela devait être un angequi protégeait les enfants sages.
[Ce passage del’ange n’est pas traduit dans la version française de Marthe Robert]
Blanche Neige et Rose Rouge tenaient la petitechaumière de leur mère si propre, que c’était unplaisir d’y jeter un coup d’oeil. En été, RoseRouge s’occupait de la maison et plaçait chaquematin, avant le veil de sa re, un bouquetdevant le lit, avec une rose de chacun des rosiers.En hiver, Blanche Neige allumait le feu et pendaitle chaudron à la crémaillère, et le pot qui était enlaiton brillait comme de l’or, tant il était récuré.Le soir, lorsque tombaient les flocons, la mèredisait : « Blanche Neige, va pousser le verrou », etalors elles s’asseyaient autour du foyer, et la mèrechaussait ses lunettes et lisait dans un grand livre,et les deux fillettes écoutaient, assises et filant ; unpetit agneau était couché par terre à côté d’elles,et derrière une colombe blanche était perchée,cachant sa tête sous son aile.Un soir, alors qu’elles étaient assises ensembledans cette intimité, quelqu’un toqua à la porte,comme sil voulait entrer. La mère dit :« che-toi, Rose Rouge, cela doit être unvoyageur qui cherche un toit. » Rose Rouge s’enalla tirer le verrou, pensant qu’il s’agissait d’unpauvre homme, mais ce n’en était pas un, c’étaitun ours, qui tendait sa grosse tête noire dansl’entrebâillement de la porte. Rose Rouge criafortement et sauta en arrière, l’agnelet bêla, lacolombe s’envola et Blanche Neige se cachaderrière le lit de sa mère. L’ours, cependant, semit à parler et dit : « Ne craignez rien, je ne vousveux aucun mal, je suis à moitié gelé et je désireseulement me réchauffer un peu chez vous. »« Mon pauvre ours, dit la mère, allonge-toi prèsdu feu et prend seulement garde que ta fourrurene s’enflamme pas. » Puis elle appela : « BlancheNeige, Rose Rouge, revenez, l’ours ne vous ferarien, il est sincère. » Elles s’approchèrent alorstoutes les deux, et petit à petit l’agneau et lacolombe se rapprochèrent également, sanscrainte. L’ours dit : « Les enfants, tapez un peu laneige hors de ma fourrure. » Et elles cherchèrentle balai et nettoyèrent le pelage de l’ours ; lui,cependant, s’étira près du feu et grogna de plaisir
GRIMM2 BLANCHE NEIGE & ROSE ROUGE
 
et de bien-être. Il ne fallut pas longtemps pourqu’elles soient en confiance et taquinent leur hôtemaladroit. Elles lui ébouriffaient la pelisse avecles mains, posaient leurs pieds sur son dos et lepiétinaient ici, ici et là, ou elles prenaient unebaguette de noisetier et tapaient sur lui, etlorsqu’il grognait, elles éclataient de rire. L’oursse laissait volontiers faire, sauf lorsqu’elles yallaient assez méchamment, il criait :
« Les enfants, laissez-moi en vie :Blanche Neige, Rose Rouge,Tu bas mortellement ton prétendant »
Lorsque l’heure de se coucher arriva et que lesautres s’en allèrent au lit, la mère dit à l’ours :« Pour l’amour de Dieu, tu peux rester allongé làcontre l’âtre, ainsi es-tu protégé du froid et dumauvais temps. » Dès les premières lueurs grisesdu jour, les deux enfants le laissèrent sortir, et iltrotta à travers la neige vers l’intérieur de la forêt.Depuis ce moment là, l’ours vint tous les soirs àheure fixe, sallongeant devant l’âtre etpermettant aux fillettes de s’amuser avec luiautant qu’elles le voulaient ; et elles s’étaient tanthabituées à lui, qu’elles ne verrouillaient point laporte que leur noir compagnon ne fut arrivé.Comme le printemps arriva et que tout fut vertau-dehors, l’ours dit un matin à Blanche Neige :« Maintenant il faut que je m’en aille et je n’ai pasle droit de revenir de tout l’été. » « Où vas-tudonc, cher ours ? » demanda Blanche Neige. « Jedois m’en aller dans la forêt et garder mes trésorsdes méchants nains. En hiver, lorsque la terre estdurement gelée, ils sont bien obligés de rester endessous, et ne peuvent pas se frayer un chemin autravers, mais maintenant, lorsque le soleil dégèlela terre et la réchauffe, alors ils percent à travers,montent à la surface, cherchent et volent ; ce quiest une fois entre leurs mains et qui gît dans leurscavernes, ne revient pas facilement à la lumièredu jour. » Blanche Neige fut toute triste de cetteséparation, et comme elle lui déverrouillait laporte, et que l’ours se pressait dehors, il restaaccroché au loquet, et un morceau de sa peaus’écorcha, et Blanche Neige crut bien voir luire,au travers, de l’or mais elle n’en était pascertaine. L’ours s’enfuit prestement et il disparutbientôt derrière les arbres.Quelque temps après, la mère envoya les fillettesdans la forêt pour y ramasser des brindilles. Ellestrouvèrent dehors un grand arbre qui gisait sur lesol, et quelque chose sautillait sur le tronc de-cide-entre les herbes ; elles ne pouvaient pasdiscerner de quoi il s’agissait. Comme elles serapprochaient, elles virent un nain au visagevieux et flétris, avec une interminable barbeblanche comme neige. L’extrémité de la barbe setrouvait coincée dans une fente de l’arbre, et lepetit sautait de-ci de-là comme un chiot au boutd’une corde, ne sachant point comment s’aider. Ilfixa les fillettes avec ses yeux rouge enflammés ets’écria : « Pourquoi restez-vous plantées ! Nepouvez-vous venir ici et me porter secours ? »« Qu’as-tu donc entrepris, petit homme ? »demanda Rose Rouge. « Espèce d’oie stupide etcurieuse, pondit le nain, j’ai voulu fendrel’arbre, pour avoir du petit bois à la cuisine ; avecde grosses bûches, on brûle tout de suite le peude nourriture dont nous avons besoin, nousautres, car nous n’avalons pas autant que vous,peuple grossier et goinfre. J’avais déjà enfoncé lecoin avec bonheur, et tout allait selon mes voeux,mais ce bois enchanté était trop lisse et sauta àl’improviste au-dehors, l’arbre se referma sirapidement que je n’aie pas pu en ressortir ma jolie barbe blanche ; maintenant elle est prisededans et je ne puis m’en aller. Elles rient cessottes, avec leur face glabre de blanc-bec. Pouah,que vous êtes repoussantes ! » Les enfants sedonnèrent beaucoup de peine, mais ils ne purentretirer la barbe en dehors, elle était trop coincée.« Je vais courir chercher des gens, s’écria RoseRouge. » « te de mouton insensé qui veutappeler immédiatement des gens, glapit le nain,vous m’êtes déjà de trop toutes les deux, il nevous vient rien de mieux à l’esprit ? » « Ne soisdonc pas impatient, répondit Blanche Neige, jevais bien avoir une idée. » Et elle chercha sesciseaux dans sa poche et coupa l’extrémité de labarbe. Aussitôt que le nain se sentit libre, il saisitun sac, qui était caché entre les racines de l’arbreet qui était rempli d’or, tout en grommelant pourlui-même : « Peuple malveillant, me couper unmorceau de ma fière barbe ! Que vous soyez unprofit pour le coucou ! » Sur ce, il jeta le sac surson dos et s’en alla, sans regarder une seule foisles enfants.Quelque temps aps, Blanche Neige et RoseRouge voulurent cher un plat de poissons.Comme elles se rapprochaient du ruisseau, ellesvirent quelque chose ressemblant à une grossesauterelle qui sautillait vers l’eau, comme si elledésirait y plonger. Elles accoururent etreconnurent le nain. « veux-tu aller ? »demanda Rose Rouge « Tu ne veux tout de mêmepas aller dans l’eau ? » « Je ne suis pas aussibouffon, cria le nain, ne voyez-vous pas que lepoisson enchanté veut me tirer dedans ? » Le petitsétant assis là, avait pêché et,malencontreusement, le vent avait emmêlé sa
GRIMM3 BLANCHE NEIGE & ROSE ROUGE

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