Traduction du résumé du rapport de la RAND, p.5-6
Les Lucindas
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La géoingénierie – la modification délibérée du climat planétaire – représente une propositionrisquée, et effrayante pour certains. Mais le concept a attiré de plus en plus l'intérêt ces dernièresannées de part son habilité potentielle à changer de façon significative l'éventail des options pour limiter l'ampleur des futurs changements climatiques. Comparées à la plupart des approches visant àréduire les gaz à effet de serre, certaines approches en géoingénierie pourraient faire preuve d'uneaction plus rapide, moins onéreuse, et être déployées par une seule ou un petit nombre de nationssans coopération globale. Ces caractéristiques offrent un défi significatif pour la gestions desrisques, la sécurité nationale, et la gouvernance internationale qui commence juste à faire l'objet deréflexion.Ce rapport fournit tout d'abord un examen et une comparaison des risques associés auxapproches alternatives internationales que les Etats Unis pourraient mener pour gouverner lagéoingénierie SRM (gestion du rayonnement solaire). Pour traiter un vaste champ d'incertitudes,nous employons un cadre décisionnel analytique cooptant vulnérabilité et réaction. Plusspécifiquement, nous identifions des scénarios dans lesquels les alternatives des politiquesaméricaines concernant la gouvernance de la géoingénierie pourraient échouer à atteindre leursobjectifs et suggèrent comment elles pourraient réduire ces vulnérabilités. Ce rapport exécute cetteapproche en utilisant une simple simulation afin de diriger les premières étapes d'une analyse de prises de décisions robuste (RDM,
Robust decision Making
). L'analyse identifie certains des risquesdes trois approches les plus communément débattues concernant la gestion des recherches engéoingénierie : établir des normes imposantes à cette recherche, bannir totalement toute recherche,ou laisser cette recherche déréglementée.Ce rapport a pour but de servir trois objectifs. Premièrement il démontre l'habilité potentielled'une analyse des risques basée sur un cadre analytique cooptant vulnérabilité et réponse à informer le débat sur la géoingénierie. Deuxièmement, il aide à définir les étapes nécessaires à la conduited'une analyse complète pour une prise de décision robuste (RDM) concernant ces questions degouvernance. Troisièmement, il fournit des résultats politiques très intéressants, bien qu'à titre purement suggestif.Cette analyse a comparé trois alternatives de politiques que le gouvernement américain pourrait mener concernant une gouvernance à court terme. Le rapport cible les technologies SRM parce que ce technologies offre un éventail complet de caractéristiques qui font que la géoingénierieapparaît à la fois attrayante et dangereuse : une action rapide, relativement peu onéreuse, et qui est passible d'avoir des conséquences globales, même s'il s'agit d'une action unilatérale.Sous une régulation imposante, le gouvernement américain encouragerait l'établissement denormes internationales pour réglementer les recherches en géoingénierie. Si elles sont bannies, lesEtats Unis auraient à promouvoir une prohibition sur toute recherche en géoingénierie. En cas dedéréglementation, les Etats Unis auraient à décourager activement toute tentative de réglementation.Une comparaison des performances de ces trois stratégies, à travers plusieurs états possibles dumonde futur suggère que, si les dirigeants américains croient que certains types de technologiesSRM sont possibles, ils auront à choisir une politique de réglementation stricte. Sous de tellesconditions, cette option surpasse les alternatives parce que cela augmente la probabilité d'undéploiement réussi dans les cas où la géoingénierie prouverait sa faisabilité. Cela réduit égalementles probabilités d'échec dans les déploiements des nations luttant contre les impacts climatiquesgraves.
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