ental, régional, du travail, correctionnel, des mineurs, etc.) continuent d’être sousla tutelle du Ministère de la Justice, compte tenu de leurs liens séculaires avec les administrations centrale et territoriale, ainsi qu’avec les collectivités locales. Le Tribunal Militaire doit rester évidemment sous la tutelle des Forces Armées. Lestribunaux d’exception tels que les Cours d’Assises doivent être extraits de cette tutelle et rendus au pouvoir judiciaire, sous la supervision de la Cour de Cassation, via les Cours d’Appel comme de tradition. En droite ligne avec le projet de réforme qui se discute présentement en France, les magistrats du Parquet et les magistrats du Siège doivent être séparés au plan de la tutelle.Les différentes Cours (les Cours d’Appel, la Cour des Comptes, la Cour de Cassation,la Cour Suprême) et le Conseil Constitutionnel, dépositaires réels du Pouvoir Judiciaire, doivent devenir et rester véritablement indépendantes, à la fois du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Les Présidents et membres de ces différentes Cours et duConseil Constitutionnel doivent être nommés à l’interne, par leurs pairs, exactement comme le fait le Parlement à l’occasion du vote de son bureau et de ses commissions.Elles doivent être dotées d’un budget propre, au même titre que celui du Président de la Rublique et celui du Parlement. Le mode de gestion de ce budget et les modalités defonctionnement du pouvoir judiciaire doivent être précisés dans un Loi Organique propre à ces institutions, conformément à celle qui régit le Parlement.Toutes les agences de régulation et de surveillance (ARMP, ARTP, BSDA, etc.) ainsique les Hauts-Conseils et/ou Hautes Autorités (CENA, CNRA, etc.) doivent directement être placées sous la tutelle de la Cour Suprême, à travers sa Chambre Administrative, à qui elles rendent compte et présentent obligatoirement leurs Rapports annuels. Acharge à celle-ci d’en faire une copie au Président de la République et/ou au Parlementselon sa propre volonté. Le Conseil Constitutionnel demeurant le recours final detout le système judiciaire du Sénégal, conformément au mandat du peuple.Cependant, les agences d’exécution telles que l’ANSD, l’APIX, l’AGEROUTES, l’AGETIP, l’ADMPECTP, etc. ainsi que globalement toutes les Commissions Nationales (du DialogueNational, de Lutte contre la Corruption, contre la Drogue et la Criminalité transnationale, etc.) vont continuer de dépendre du Gouvernement ; et la meilleure formule ici serait de les rattacher directement du Premier Ministre par le SecrétariatGénéral du Gouvernement, et non d’être rattachées aux services de la Présidence de la Répque.Bien sûr que les organes de contrôle de la Présidence (IGE, DSE, etc.) doivent absolument rester sous la tutelle du Secrétariat Général de la Présidence de la République.Au titre de ce recentrage des agences et services nationaux, on peut apporter une réflexion globale sur l’organisation et la taille du Gouvernement.A mon humble avis, le Sénégal pourrait se contenter d’un Gouvernement composé de vingt (20) Ministres chefs de départements et de sept (07) Ministres-délégués au maximum, en plus du Secrétaire Général du Gouvernement et du Premier Ministre lui-même.Le nombre de Ministres d’Etat, dans le Gouvernement comme à la Présidence de la République, ne devrait plus dépasser cinq (05). Franchement, la réduction de la taille de l’Exécutif devient un impératif de bonne gouvernance des ressources publiques au Sénégal.Dans la même réflexion, le Parlement, dans le cas où il garderait ses deux (02) chambres, l’Assemblée Nationale et le Sénat, ne devrait pas comporter plus de deux cents (200) membres ; à savoir cent quarante (140) Députés et soixante (60) Sénateurs, tous élus ausuffrage universel direct à travers un scrutin proportionnel intégral, départementalpour les Députés et régional pour les Sénateurs.Le Président de la République, au nom du principe normatif de séparation des pouvoirs,