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Conclusions QPC 78-2 Al 2 CPP

Conclusions QPC 78-2 Al 2 CPP

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Published by Olivier Bchlt
Modèle conclusions QPC contrôles d'identité art. 78-2, al. 2, CPP
Modèle conclusions QPC contrôles d'identité art. 78-2, al. 2, CPP

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05/25/2011

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Tribunal de grande instance de A Mesdames et Messieurs les Président et Jugescomposant la
ème
chambre correctionnelle
Audience du
CONCLUSIONS AUX FINS DE TRANSMISSIOND’UNE QUESTION PRIORITAIRE DECONSTITUTIONNALITÉ
(2
ème
alinéa de l’article 78-2 du Code de procédure pénale)
POUR
:
M
Ayant pour avocat :
Avocat au barreau deDemeurantToque :
CONTRE
:
Madame ou Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de grandeinstance ;
 
 
Page
2
sur
15
 
PLAISE
 
AU
 
TRIBUNAL
 I-
 
OBJET :
Les présentes conclusions ont pour objet de soulever le moyen tiré de ce quel’article 78-2 du Code de procédure pénale, dont il a été fait application au casd’espèce, porte atteinte à des droits et libertés garantis par la Constitution et, plusprécisément, à l’objectif de valeur constitutionnelle d’accessibilité etd’intelligibilité de la loi.Le texte incriminé porte, en outre, atteinte à la liberté d’aller et venir, au droit à unrecours effectif et au principe d’égalité devant la loi.Le 2ème alinéa de l’article 78-2 du Code de procédure pénale est ainsi rédigé :«
Sur réquisitions écrites du procureur de la République aux fins de recherche et de poursuite d'infractions qu'il précise, l'identité de toute personne peut êtreégalement contrôlée, selon les mêmes modalités, dans les lieux et pour une période de temps déterminés par ce magistrat. Le fait que le contrôle d'identité révèle des infractions autres que celles visées dans les réquisitions du procureur de la République ne constitue pas une cause de nullité des procéduresincidentes
. »Rappelons, à toutes fins utiles, que le premier alinéa désigné par l’expression «
lesmêmes modalités
» est rédigé comme suit :«
 Les officiers de police judiciaire et, sur l'ordre et sous la responsabilité deceux-ci, les agents de police judiciaire et agents de police judiciaire adjointsmentionnés aux articles 20 et 21-1° peuvent inviter à justifier, par tout moyen, deson identité toute personne à l'égard de laquelle existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner… »
Il est en conséquence demandé au tribunal de céans de transmettre à la Cour decassation la question prioritaire de constitutionnalité suivante :«
 Le deuxième alinéa de l’article 78-2 du Code de procédure pénale porte-t-ilatteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution, et, plus précisément, audroit à la liberté d’aller et venir, au droit à un recours effectif et au principed’égalité devant la Loi ?
»
 
 
Page
3
sur
15
 
II-
 
SUR LA RECEVABILITE DES PRESENTESCONCLUSIONS :
L’article 61-1 de la Constitution de la Vème République dispose :«
 Lorsque, à l’occasion d’une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que laConstitution garantit, le Conseil constitutionnel peut être saisi de cette questionsur renvoi du Conseil d’Etat ou de la Cour de cassation qui se prononce dans undélai déterminé.Une loi organique détermine les conditions d’application du présent article
».La loi organique n° 2009-1523 du 10 décembre 2009 relative à l’application del’article 61-1 de la Constitution dispose dans son article 2-II, qui introduit unarticle LO 461-1 dans le Code de l’organisation judiciaire :«
 La transmission par une juridiction de l’ordre judiciaire d’une question prioritaire de constitutionnalité à la Cour de cassation obéit aux règles définies par les articles 23-1 à 23-3 de l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel
».La loi organique dispose encore, s’agissant spécifiquement des juridictionspénales, dans son article 2-III, qui modifie le Code de procédure pénale (art. LO630) :«
 Les conditions dans lesquelles le moyen tiré de ce qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution peut être soulevé dans une instance pénale, ainsi que les conditions dans lesquelles le Conseilconstitutionnel peut être saisi par la Cour de cassation de la question prioritairede constitutionnalité, obéissent aux règles définies par les articles 23-1 à 23-7 del’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur leConseil constitutionnel
».Les articles 23-1 à 23-7 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 auxquels il est ainsirenvoyé, s’agissant de la formulation de la question devant une juridiction pénaleet de sa transmission par ladite juridiction à la Cour de cassation, subordonnentladite transmission à
une condition de forme (A)
et
trois conditions de fond(B)
.

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