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Terre Creuse (Anne Et Daniel Givaudan)

Terre Creuse (Anne Et Daniel Givaudan)

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Anne et Daniel Meurois-Givaudan
********I.N.R.I.Igna Natura Renovatur Integre
 
Par le feu, la Nature Intègre est Renouvelée« Le Voyage à Shambhalla » -> Un pèlerinage vers SoiExtrait sur la Terre Creuse, Pages 104 à 120 :
 « Frères, ceci est la porte d'accès au premier des mondes souterrains. Je dis premier car il en existe sept. Envérité, vous le savez, votre Terre est aussi creuse qu'un ballon. Ce ballon n'est cependant pas rempli d'air maisd'un grand nombre de formes de vie évoluant sur différents plans vibratoires. Oui, Frères, voyez combien lesfictions des plus talentueux romanciers s'annoncent fades à côté de ces réalités dont pas un seul humain ne peutavoir une idée juste. Les concepts des sociétés d'aujourd'hui, leurs capacités d'assimilation ne s'y prêtent pas. Jepuis essayer de vous en dresser une peinture avec les mots qui sont vôtres mais sachez que celle-ci ne sauraitêtre en réalité qu'un croquis caricatural.Sachez tout d'abord que la totalité des sept mondes souterrains peut-être connue sous le nom d'Agartha. Ce quevous connaissez du « royaume de Jacques » n'en présente en fait qu'une partie, celle qui offre son aidedirectement aux familiers de la voie hermétique et qui ont développé en eux la qualité d'Adepte. C'est le mondeaccessible en conscience et parfois en matière aux détenteurs de l'art alchimique humain. Mais là n'existe encoreque la petite école des grandes connaissances liées à la Terre-Mère.À quoi servirait de vous énumérer les sept royaumes intérieurs de la planète ? A renforcer un mental qui n'a plus àse structurer comme par le passé ? A créer des classifications nébuleuses, à renforcer des barrières, à rendreimpossible encore une fois l'approche d'une globalité ?Aujourd'hui, amis, nous ne nous adressons pas aux étudiants érudits de l'hermétisme. Il n'en est plus temps.Beaucoup trop nombreux sont ceux qui se débattent dans les rets du matérialisme de l'esprit. Il y aura toujours unabîme entre l'étudiant et l'amoureux. Le premier cherche ce qui est hors de lui et accumule, le second ne peutchercher ce qu'il a déjà trouvé, car de toute éternité il est dit que l'amour est la Connaissance. Tout au long devotre route vous préciserez ces choses : l'approche de la Lumière doit à jamais se séparer de l'obscur visage del'occultisme.Retenez maintenant ces quelques éléments, ils n'auront pas le poids d'un boulet :« Des sept mondes que j'ai évoqués, quatre seulement sont perceptibles ou du moins concevables par ceux quiportent encore le nom d'« humain ». Les trois univers centraux constituant le « noyau » de la planète sont hors deportée réelle hormis pour les sept Frères les plus expérimentés de Shambhalla. Ce n'est pas une question deprivilège, l'Esprit réalisé d'en dispense pas, mais une nécessité d'ordre vibratoire. Tout cela n'empêche pas notreFrère du cœur central de la Terre de visiter périodiquement les hommes. Son but est d'impressionner les âmes, dedistiller certaines notions. Les traditions orientales le nomment « roi du monde ». Cette appellation présente à nosyeux quelque naïveté car une représentation monarchique des grands Êtres liés à l'Esprit revêt un aspect puéril.Comprenez-moi bien, le Maha de la Terre, puisque c'est ainsi qu'on le nomme parfois, a surtout la noblesse d'unvéritable serviteur de l'Un. Si quelques écrits témoignent de ses apparitions sur un majestueux éléphant blanc c'estpour mieux frapper l'imagination des peuples et s'inscrire profondément dans la mémoire de ceux qui commencentà écouter. Il est des hommes dont le bonheur est de l'avoir rencontré au sein des solitudes glacées ou torridesdans la plus significative des simplicités et pour un but précis. Ses apparitions sont néanmoins toujours brèves. Satâche, enfin, est de préserver l'incroyable savoir attaché à toute l'évolution de la terre.Voyez-le un peu comme le gardien suprême des mutations planétaires. L'expérience qu'il acquiert au cœur decette tâche servira à la création d'autres mondes pour la félicité de chacun. Le « Maha », Frères, est dores et déjàun relais avec les milliards d'années « à venir », il sera un rouage du moteur des âges à faire naître et à découvrir.L'une de ses charges réside aussi dans la relation constante à établir avec les êtres responsables du 4e monde.Ceux-ci sont au nombre de 12 et jouent également un rôle de relais. Ils harmonisent la terre avec les influencesplanétaires majeures mais ce travail est trop inconcevable pour être défini actuellement.Ne vous égarez pas dans toutes ces considérations, gommez-les si vous le voulez de votre mémoire. Mes Frèresde Shambhalla et moi-même vous les esquissons simplement afin qu'aucun de ceux qui avancent vers eux-mêmesne s'arrête et ne se retourne en disant « maintenant je sais »Non, amis, nul ne sait. Kristos lui-mêmes s'ouvre sanscesse à de plus grandes réalisations et s"accouche un peu plus de ce qu"Il Est à chaque fois qu'Il contemple sonPère et son Père ouvre d'autres portes et d'autres portes encore Ainsi va l'énergie du cosmos, en éternelle
 
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expansion et pourtant éternellement parfaite. Ainsi va l'Amour de diamant ; sa perfection engendre une volonté deperfection toujours plus fabuleuse et pourtant si paisible. L'Éternité, la Force sans nom, n'est pas insatisfaite d'elle-même sans cesse Elle s'accomplit et si l'esprit humain s'y perd en voulant raisonner c'est qu'il ne fait agir de lui-même que son côté « fourmi »Mais suivez-moi à nouveau, ce ne sont pas tant ces matrices cristallines que ce qui les génère en partie qu'ilm'appartient de vous faire découvrir. »Prononçant ces paroles, le Frère Djwal Kool qui avançait parmi le peuple des gemmes se retourne dans votredirection et quelque chose de lui s'élance vers nous comme une onde de béatitude.« Frère, s'exclame enfin l'un de nous d'eux, se peut-il que nous exprimions jamais tout cela? Les hommes s'entre-tuent et tu nous demandes de leur expliquer ce dont toi-même tu hésites peut-être à nous faire part. »Son ...« Ce n'est pas moi qui vous demande ni qui demande quoi que ce soit à mille autres. C'est le Sans Nom, c'estl'avance des Temps. Nul n'est indispensable mais chacun est nécessaire à l'Avance. Chacun est responsable del'Autre. »Quelque part, plus profondément semble-t-il, dans les entrailles de la terre. La sensation de chute se renouvelleplus précise ; chaque geste que nous accomplissons machinalement se trouve simplifié, sa vitesse se démultiplieet mille petites perceptions auditives l'accompagnent, intraduisibles, totalement insaisissables. Brusquement, unegrande lueur, un éclair qui se fige immobilise nos âmes elles-mêmes et se densifie presque. Quelle agression delumière ! Des formes partout autour de nous se font et se défont, s'étirent, se gonflent puis paraissent exploser dans des gerbes de feu pour se joindre à d"autres plus mouvantes encore, plus dansantes. Ce sont des flammes,elles se parent de formes semi-humaines et de regards incapables. Rien ne s'annonce menaçant ni terrifiant dansleur attitude mais une telle force de vie se dégage d’elles ! Savent-elles seulement que nous sommes là, perdus etincapables du moindre vouloir comme au sein d'une forêt flamboyante ? Des images de magma en fusions'impriment en nous, laissant échapper des silhouettes dantesques en incessante mutation.Maintenant « elles » nous ont vus ou sentis et amorcent un mouvement de recul, elles se roulent sur elles-mêmeset rougeoient de plus belle. Tout cela s'est accompli en une fraction de seconde, dans un silence compact etchargé de quelque chose d'intransmissible. Il nous semble cependant qu'il fait un froid intense et que celui-cipénètre et glace totalement nos corps subtils.« N'ayez crainte, ces êtres vivifient ce qu'ils approchent et ce qui vous paraît une danse n'est que l'image déforméede leurs corps harmonieux. Nous sommes au cœur de l'élément Feu, Frères, dans ce magma que les humainssituent au centre de la terre mais qui n'en occupe cependant que le pourtour, non loin de sa surface. Ce que leshommes nomment « Enfer » n'a rien de commun avec ce lieu qui est une couche constitutive de la planète, unezone d'énergies intenses hors de toutes notions de dualité. Les êtres que vous voyez ne possèdent pas nosnotions de bien et de mal, les morales humaines leur sont étrangères. Et pourtant, comme nous ils avancent ; ilsaiment à leur façon et génèrent une force dont nul ne saurait se passer. Nous sommes liés à eux par le mêmeamour qui nous lie à Kristos.Voilà deux mille années, c'est jusqu'ici que le Maître pénétra en un éclair à l'issue de son supplice. Il y déposa sonmessage et son influx nouveau comme il l'avait fait dans le monde des hommes. Son travail de régénérationéthérique de la planète a pris forme définitive ici. En vérité ce feu fait partie intégrante de l'Oeuf premier. Celui desvolcans figure son corps grossier et nous visitons sa semence subtile. Combien d'hommes pourront accepter l'idéequ'il puisse exister des êtres de flamme ? Et pourtant est-il plus raisonnable d'en admettre qui vivent d'eau, d'air oude terre ? La vie, faites-le bien comprendre, est par essence présente en tout. Ainsi, amis, il est des façonsd'allumer et de nourrir un feu comme il en est de travailler une terre, de boire une eau ou de respirer l'air. Il est desfaçons de vivre qui sous-entendent un respect total de la vie dans tous ses aspects. C'est l'art que l'homme qui seveut Homme doit commencer à apprendre par cœur, sur le bout de l'âme. On peut empoisonner le feu aussiaisément que l'on rend l'air putride ou que l'on pollue une source. Il y a en lui quelque chose d'aérien et d'éthéréqui se charge rapidement des ondes émises par la pensée. Voilà pourquoi autrefois certains sages avaient instituédes Ordres de vestales avec une ascèse contribuant à purifier tout le processus de la pensée. Le feu vierge de laNature, Frère, est un élément privilégié, un extraordinaire messager du Divin intimement lié à tous les autreséléments de la Création (Cet enseignement nous amène à considérer l'inscription
I.N.R.I. qui lue alchimiquementse comprend ainsi : « Igna Natura Renovatur Integre Par le feu, la Nature Intègre est Renouvelée. »)
 
Le peuple de l'Agartha travaille en étroite collaboration ou plutôt en union mystique avec lui. Il oeuvre avec saseptuple essence car l'élément igné lui-même s'est associé de toute éternité à l'énergie du « sept », véritableferment de l'âme puisque dispensatrice d'une mort initiatique et rédemptrice. Sachez que le Feu pur dirigé par l'Être pur ne brûle pas, il permet un changement d'état vibratoire aisé et libère des entraves les plus denses de lamatière. Il peut ainsi se révéler douce force d'Amour. Hélas, si l'homme en voit aisément la crinière léonine, il nesait pas en déceler le regard d'agneau (1). Prenez donc de lui la caresse du seigneur Maitreya, adoptez-le commebase dans la pratique de la contemplation et vous serez surpris de ses apports !Vous devez enfin que tout attend à portée de main, les techniques sophistiquées et pseudo-spiritualistes dessociétés actuelles sont des aides incontestables mais jamais ne conduisent l'homme à son essence directe. Seul le
 
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dépouillement face aux grandes forces premières le permet. Voilà pourquoi toute créature un jour ou l'autre de sapropre histoire l'affronte inévitablement. En silence elle devient phœnix.Ici les êtres sont de rubis. Tout autre vous paraîtront ceux que vous allez maintenant découvrir. Leur nature, vous leverrez, s'avère infiniment plus proche de celle de notre humanité. »La présence d'une sphère bleutée s'impose à la vue, des masses grises s'y déplacent, nous songeons à la Terrese peut-il qu'un tel élan d'harmonie l'enlace enfin ?Nous nous trouvons dans une gigantesque cathédrale de roche grisâtre, magnifiquement ciselée. Des voûtesimprégnées d'une lueur bleutée s'élancent au-dessus de nos têtes jusqu'à des hauteurs vertigineuses. Il semblepourtant que nous soyons placés au-dessus d'une espèce de promontoire de pierre ou d'un balcon aussi finementouvragé que le reste de l'édifice. Les pensées suspenduesEn bas, à deux ou trois dizaines de mètres en aval de notre emplacement. Des centaines d'êtres sont assis etchantent dans une langue inconnue. Mais est-ce d'ailleurs bien une langue ? Ce qui sort de leurs poitrines faitplutôt penser à une mélodie réglée sur des rythmes respiratoires. Elle se compose de bourdonnements parfoiscristallins parfois très graves qui s'entremêlent, s'interrompent selon des fréquences précises et se relaientinterminablement. Ce spectacle est étrangement beau, il a même quelque chose de prodigieux car l'agréable clartédes lieux est rehaussée par la couleur vive se dégageant de l'assemblée. C'est un jaune éclatant qui domine.Toutes ses nuances et celles de l'orangé paraissent ici avoir été utilisées dans la réalisation des robes et desdrapés. Ce spectacle évoque en nous celui d'une liturgie ou de quelque chose d'analogue. Il y a une force dansson harmonie et sa solennité qui distille un véritable parfum sacré.Nos regards cherchent un être se détachant de l’assemblée par son attitude, sa position ou son vêtement. En vain.Tous sont assis à même le sol, sur leurs talons, et leur regroupement donne lieu à la formation d'une spirale bienvisible. Une partie d'entre eux a le crâne rasé bien qu'il nous semble que ce ne soit pas le fait de la majorité. Nousavant tout la présence de femmes en aussi grand nombre que les hommes.La mélopée inlassablement continue de monter tandis que derrière nous un léger bruit se fait entendre. C'est leFrère [D.K.], et avec lui apparaissent un de ces êtres en drapé jaune puis une femme vêtue de façon identique.Ces deux derniers portent les cheveux mi-longs, couleur de cendre. La teinte de leur peau paraît assez sombre,très mate. Pendant un instant, nous restons interloqués quel éclat dans leurs yeux ! Leur clarté est subjugante, ellea quelque chose de non-humain qui peut-être troublerait certains mais nous y devinons une indéniablebienveillance. Pourrait-il en être autrement ici ?Cependant le chant de la foule continue de monter, en volutes, tel un encens sonore qui imprègne tout, sans cesseplus envahissant, plus nourri. Sur le visage des deux êtres en jaune se dessinent alors un large sourire et quelquesrides aux coins des yeux. C'est la femme qui la première prend la parole et tout de suite sa petite voix fine couvreaisément l'onde puissante de l'assemblée. Elle nous paraît à la fois intérieure et extérieure à nous. Ses accentsglissent jusqu'au fond de notre âme.« Bienvenue à vous si le Frère vous a conduits jusqu’ici ! Vous vous trouvez parmi les membres de l'une desinnombrables communautés qui constituent le grand peuple souterrain de la planète. Nous sommes des millionsrépartis ainsi sous la surface du globe, joignant nos efforts à ceux du Maha et de ce que vous appelez laHiérarchie. Il y a maintenant près de douze mille de vos années que nous avons investi cet univers de roche. Nousl'avons fait naître en y captant la lumière, en le rendant plus vivant encore. Ici notre perception du temps estdifférente de la vôtre et si nous ne sommes que peu affectés par les problèmes de la sphère extérieure, notre cœur n'en est pas moins lourd. Soyez donc les bienvenus car il est l'heure d'aider les humains à comprendre l'urgencedans laquelle ils sont de modifier leur mental.Si vous parvenez à leur transmettre notre appel, notre cri, nous ne voudrions cependant pas qu'ils le reçoiventcomme celui d'êtres mystérieux, à demi-mystiques et aux pouvoirs « paranormaux ». Non, en vérité qu'ils sachentbien que nous leur ressemblons à très peu de détails près. Seules une radioactivité différente et une conceptionautre des mondes ont déclenché en nous quelque mutation physique psychique. Nous sommes des humains,Frères, et c'est cela qu'il faut dire ; des humains qui n'ont pas voulu vivre le Déluge et ses conséquences. Nousavons quitté le soleil extérieur pendant l'ultime phase de pourrissement de l'empire atlante et avons fait unserment. En ces temps, nous faisions partie de ceux que vous nommez « fils de l'Un », c'est-à-dire essentiellementd'une classe sacerdotale.Nous avons donc prononcé un serment celui de ne plus nous mêler à un monde où nous savions que les forces dedestructions réapparaîtraient un jour ou l'autre. Notre engagement fut tel qu'il s'est enraciné dans notre êtreprofond et qu'il demeure encore la racine de notre karma. Peut-être comprendrez-vous, peut-être n'admettrez-vouspas ?Peut-être était-ce de la part de ceux que nous étions, lâcheté ou égoïsme. Bien ignorant celui qui juge. Nous-mêmes ne savons pas. Ce que nous comprenons néanmoins plus que tout c'est que la Terre et toute créature quivit à sa surface ont besoin de nous, de l'énergie que nous pouvons déployer, ainsi que de la somme fabuleuse desconnaissances collectives pour l'édification des humanités à venir. Cette tâche est devenue notre tâche. Nousl'accomplissons par amour en réparation d'un amour qui autrefois ne fut peut-être pas assez grand ou mal dirigé»

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