Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Look up keyword
Like this
2Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
Nexus 69 Interview Karl Zero Je Suis Juste Curieux

Nexus 69 Interview Karl Zero Je Suis Juste Curieux

Ratings: (0)|Views: 64 |Likes:
Published by Geoffroy Coutellier

More info:

Published by: Geoffroy Coutellier on May 28, 2011
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

02/05/2012

pdf

text

original

 
L’INTERvIEw NEXUS
NEXUS
 69
 juillet-août 2010
12
 
P
ersonnalité atypiquedu paysage médiatique,Karl Zéro a toujoursafché une grandeliberté dans sa volontéd’inormer, notammentsur les sujets quiâchent. Sans tabou,l’animateur répondà l’interview
Nexus 
.
Bio express
À
ses débuts, Karl Zéro, MarcTellenne, est dessinateur etscénariste de bandes dessinées.Il contribue aux revues
Métal hurlant, Charlie Hebdo et L’Écho des Savanes
. En 1981, il s’orientevers le journalisme et interviewe desstars pour les magazines
Actuel, Lui 
 et
Globe 
. Il anime également uneémission radio avec Daisy d’Erratasur la station naissante Nova,avant d’animer au côté d’Antoinede Caunes,
Babebibobu
, uneémission décalée sur RFM. Aprèsun passage éclair à Europe 1 et àTF1 dont il est viré, il débarque surCanal+ dans
Nulle part ailleurs
il parodie l’actualité et réalise sespremiers trucages mettant en scèneles personnages de la vie politique.En 1993, il crée un journalparodique,
Le Zérorama,
danslequel il caricature les politiciens.La chaîne cryptée lui réitère saconfance en septembre 1996en lui permettant de s’installer ledimanche midi, en clair, avec
Le Vrai Journal 
. Dans ce nouveauormat, il entend commenterl’actualité de manière libre etdévoiler certains scandales. Ilproduit également à travers saboîte de production, La Société duspectacle,
Le journal des bonnesnouvelles
,
Le contre-journa
et
Soixante jours, Soixante nuits
, uneparodie de téléréalité avec FrancisLalanne et Joey Starr. Il a égalementréalisé une fction,
Le Tronc 
(1992),et plusieurs documentaires,
Dansla peau de Jacques Chirac 
(Césardu meilleur documentaire, 2007),
Ségo et Sarko sont dans un bateau
 (2007),
Being W, Starko ! Un andans la peau de Sarko 
(2008),et
Dans la peau de Fidel Castro 
 (2010).En juin 2006,
Le Vrai Journal 
 disparaît subitement de la grilleaprès dix saisons. À la suite de sonéviction de la chaîne cryptée, KarlZéro met en ligne une web TV, LeWeb 2 Zéro.Depuis septembre 2007, il présentetous les vendredis soirs, à 22 h 20,
Les Faits Karl Zéro 
sur 13
e
Rue(rediusés le dimanche à 16 h 20), uneémission de reportages et d’enquêtesur des aits-divers non résolus. AaireMaddie, aaire Colonna, Fichier deZandvoort… Il est également présent surBFM TV, pour l’émission
Sarko Info 
(avecla voix de Michel Guidoni) (du lundi auvendredi de 20 h 35 à 21 heures) et
Zéro Info 
où il interviewe « à sa açon » ceuxqui ont l’actualité.
 
L’INTERvIEw NEXUS
NEXUS
 69
 juillet-août 2010
13
Nexus
: Tout au long de votre parcours, vous avez traité de nombreux sujets « casse-gueule » : 11-Septembre, aaire Baudis, origine du Sida, etc. Vous considérez-vous comme un kamikaze de l’ino ?Karl Zéro :
Vous dites ça parce que le « Zéro » était l’avion des kamikazes
1
! ?C’est vrai, c’est l’impression que ça peut donner, d’ailleurs je me sens sou-vent un peu seul sur le créneau de la… « vérité ». La vérité est toujourssubjective, et le journalisme prône l’objectivité comme vertu cardi-nale ! Ça laisse de la marge à bien des filous pour passer entre lesgouttes… Pourtant cette quête de vérité devrait être partagée parl’ensemble des journalistes, non ! ? J’aime comprendre les en- jeux, les coulisses, aller au fond des choses et poser les bonnesquestions sur les vrais sujets : c’est-à-dire essayer de dire au- jourd’hui ce qui sera reconnu comme une vérité demain. Jesuis juste curieux… dans tous les sens du terme, d’ailleurs. Cedevrait être, me semble-t-il, l’essence même de ce métier.
Vous considérez-vous comme un journaliste ?
Dans la pratique oui, même si j’accorde une grandeplace à l’humour dans mon travail. N’oubliez pasque c’est par le rock et la contre-culture,l’underground, que je suis venu au journalisme, notamment en écri-vant pour
 Actuel
. Un journalisme
Karl
Z
éro
Propos recueillis par Pryska Ducœurjoly 
« Je suis juste
curieux
»
 
L’INTERvIEw NEXUS
NEXUS
 69
 juillet-août 2010
14
un peu fantasque, fou-traque, gonzo, du AlbertLondres
2
sous acide...Sur le papier, je n’ai pasma carte de presse. C’estbien sûr un choix, unefaçon de rester le pluslibre possible, de ne pasêtre « encarté », au senspropre. Ni politique-ment, ni journalistique-ment… Quand on branditsa carte de presse à toutbout de champ, c’est uneposture, parce qu’en réa-lité chacun sait qu’ellevous limite. La soi-disant« déontologie » dont on abeau jeu de se réclamer au moindre nuage, c’est un veaud’or… en peau de lapin ! Un cache-misère !
Les journalistes ne ont pas correctement leur travail ?
Évidemment non, hélas... Moins que jamais, même. Engros, ils tambourinent tous au même moment la mêmeinfo, généralement issue d’une dépêche d’agence. Ils s’ex-citent, ils moulinent, ils s’égosillent… mais dans le vide ! Àmon sens, l’information devrait être une recherche pluspersonnelle, une somme de rencontres, de contacts, d’in-vestigations, bref une enquête pour faire la lumière surun événement. Mais soyons compréhensifs : ils ont biendes raisons de rester bien tranquilles, à commencer parla peur pour leur place. C’est la crise, pour eux aussi. Leurparole s’en trouve bridée, et ils ont tendance à s’autocen-surer pour s’éviter des soucis. Je suis frappé de voir tousces jeunes qui arrivent dans la profession avec un bac +5 etqui s’installent immédiatement dans une routine de fonc-tionnaire de l’info : ils ne bougent plus du bureau, restentfigés, comme ahuris derrière leurs écrans, se contententde passer des coups de fil, au pire recoupent leurs infos endescendant boire un café avec leur source et quittent letaf à 18 heures...
Parmi les sujets qui âchent, il y a bien sûr le 11-Sep-tembre. On vous doit notamment une récente interviewde Dylan Avery, l’un des auteurs de
Loose Change 
,dans l’émission
Zéro Info 
(du 7 avril 2010), sur BFMTV. Plutôt goné, non ?
Pourtant ce ne devrait pas l’être. Je ne fais que traiter unevraie question, qui agite la toile depuis presque dix ans etdont aucun média « officiel » ne daigne parler, se conten-tant du sempiternel haussement d’épaules sur le thème
« Ah ces pauvres conspirationnistes ! Pas sérieux, vraiment ! »
.Dans vingt ans, vous verrez, cette affaire sera largementabordée, débattue, voire même – rêvons un peu – clari-fiée et l’on s’étonnera du fait qu’elle soit restée taboue denos jours. On se questionnera pour comprendre commenta pu avoir lieu cette démission généralisée des « élites » journalistiques ou politiques concernant un sujet aussigrave.
Quelle sera la réaction de l’opinion publique lorsque lavérité éclatera ?
L’enjeu est bien plus considérable qu’il n’y paraît : si onnous a menti « là-dessus », cela veut dire qu’on nous apeut-être menti aussi… sur tout le reste. Or, dans cetteépoque considérée comme celle de la perte des valeurs etdes repères, le rôle des pouvoirs publics et des médias estde faire toute la lumière pour que justement les citoyensne se mettent pas à douter de tout, tout le temps, sinonils deviennent… ingouvernables, et c’est bien ce qui esten train de se produire ! Il ne faut pas s’étonner si désor-mais, via Internet, ce sont des citoyens ordinaires qui sesaisissent de ce genre de questions laissées sans réponsespar nos médias et nos élus. Ni que des artistes, qui ontune plus grande liberté de ton, constatent à leur tour qu’il y a un problème, comme en France Cotillard, Bigard ouKassovitz, et tentent de tirer la sonnette d’alarme. Leursdétracteurs ont alors beau jeu de leur dire
« Stop ! Vous sor-tez de votre rôle, vous n’y connaissez rien ! »
. En fait, commeplus personne ne remplit ce rôle d’information, de ques-tionnements, c’est tout à fait logique que des artistes s’enemparent. Coluche fit-il autre chose lorsque, constatantqu’une forme nouvelle de pauvreté s’installait en France,il lança les Restos du Cœur ?
 Je suis défnitivementsceptiqueconcernant cetteversion ofciellede l’AdministrationBush unanimementrelayée parl’ensemble desmédias. Elle esttrop… bizarre.
Dylan Avery, co-auteur de
 
Loose Change,
invité par Karl Zéro sur le plateau de BFM TV.

You're Reading a Free Preview

Download
scribd
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->