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Lady Gaga : un modèle économique rentable

Lady Gaga : un modèle économique rentable

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06/02/2011

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1
Lady Gaga : Un modèle économique rentable
 Lady Gala est une chanteuse américaine pop, compositeur et interprète. Dans une industriequi connait quelques déboires et en recherche de « business models » rentables, la nouvelleégérie de la pop connait un véritable succès commercial. Dans cet article nous avons cherché à connaitre
les clefs permettant d’expliquer cette réussite.
 
L’industrie musicale est organisé
e en « star-système »
1
 
dans lequel quelques d’artistes font office de
locomotives tirant une économie qui peine à trouver desmodèles économiques viables.
Au sein d’
une culturemainstream, ces stars monopolisent une grande partiedes ventes et touchent des bénéfices colossaux. Ladygaga
est l’une de ces locomotive
s et apparait
aujourd’hui
comme la nouvelle icône de la pop.Certes la chanteuse américaine dispose de capacitésvocales indéniables mais
ce n’
est pas la seulecaractéristique expliquant le succès planétaire de celle-ci. Une maitrise des nouvelles technologies et desnouveaux médias, une créativité en renouvèlementpermanent, une stratégie marketing efficace et uneimage soigneusement élaborée contribuent fortement àla réussite de Lady Gaga.Symbole de cette réussite, le magazine économique américain Forbes, réputé pour sesclassements annuels
2
sur les entreprises et personnalités, a élu, en 2010, Lady Gaga comme la
septième femme la plus influente du monde. Dans ce classement l’artiste américaine côtoie
des personnalités comme Oprah Winfrey,
Michelle Obama et Angela Merkel et va jusqu’à
dépasser Madonna.Malgré des débuts assez difficiles et quelques déceptions entre 2005 et 2008, Lady Gaga
réussi à s’imposer sur le marché de
la musique et son premier album, «
The fame »
, est unvéritable succès. 11 000 000 exemplaires sont vendus à travers le monde. Lady Gaga a reçu,pour l'album «
The Fame »
, 17 récompenses aux MTV Awards de 2008-2009.
 
L’année
suivante, «
The Fame Monster »,
une réédition du premier album, sort.
« The Fame »
s'estécoulé à 13 000 000 exemplaires à travers le monde avec cette réédition et obtient larécompense du Meilleur Album Pop.
L’album atteint la première position des
hit-parades de
l’Australie, de l’Allemagne, de l’Irlande, de la Nouvelle
-Zélande, de la Pologne ainsi que duRoyaume-Uni. Il réside peu de doutes quant à la prochaine réussite de son nouvel album,«
 Burn this way
».
1
 
Benhamou Françoise (2002), «
l’économie du star system
»
, Odile Jacob, Paris.
 
2
 
Ce classement est essentiellement basé sur l’impact politique et économique qu’ont ces personnalités féminines dans les
médias et plus globalement sur
l’ensemble de la société.
 
 
2
A 13 ans, Stefani Joanne Angelina Germanotta
3
 
compose sa première ballade et à 17 ans, ellefait partie des 20 personnes sélectionnées pour entrer à la New York University's TischSchool of the Arts, pour étudier la musique.
 
La Tisch est une université mondialement réputéepour les études artistiques. Cette université est principalement connue pour avoir formé denombreux réalisateurs et acteurs américains comme Woody Allen, Martin Scorsese, JoelCohen ou encore Kristen Bell. La prestigieuse institution américaine est donc unenvironnement fertile à la créativité.Lady Gaga
 
intègre donc un milieu artistique et créatif.
En plus de bénéficier d’un
enseignement de qualité, Lady Gaga
 
se met à fréquenter les soirées du centre ville ce qui lui
 permet d’intégrer certains «
réseaux ». Elle se produit même sur scène avec Mackin Pulsiferet le SGBand (Stefani Germanotta Band).
Si on intéresse au personnage et aux sources d’inspiration de
Lady Gaga il apparait clairementque celle-ci
ne s’est pas construite seule et les personnages qui l’ont influencé
sont nombreux.La chanteuse américaine a su copier, le look de stars pop rock connues pour leur excentricité,tout en y ajoutant sa touche personnelle. On retrouve bien évidemment Madonna mais aussi,des personnalités comme Marylin Manson, Christina Aguilera, Gwen Stefani ou encoreBritney Spears. Parmi les autres sources
d’inspiration on retrouve notamment
Andy Warhol.La chanteuse américaine ne cache pas sa grande admiration pour le chantre de la photographiesérigraphiée et du stéréotype pop art. Lady Gaga développe aussi un style glam rock tels queDavid Bowie et Freddie Mercury. Gaga cite également l'icône de la mode, actrice et chanteuseGrace Jones comme une inspiration.
L’artiste pop
apparait comme une agrégation de toutes ces influences. Celle-ci a réussi àdévelopper un art de la copie tout en se réappropriant ces influences que nous venons de citer.Dans un article publié sur le site de Libération, Nicolas Baygert
va jusqu’à décrire Lady Gaga
comme étant une simple «
esthétique de la
 
copie
» symbolisant «
le signe ultime d’une
civilisation en panne de créativité 
».
A l’instar de
Madonna et ses nombreuses frasques (mimer une fellation avec une bouteille
d’eau,
se rouler sur la tombe de sa mère etc.), Lady Gaga sait at
tirer l’attention
et faire parler
d’elle
. Les exemples foisonnent ainsi, on a pu voir celle-ci porter une robe de viande au MTVAwards, finir presque nu dans un concert ou dernièrement déchirer une feuille de papier pourla manger
alors qu’elle était
invitée sur le plateau du Late Show pour parler de son album.Comme Madonna, Lady Gaga multiplie les provocations mais cette dernière utilise, en plus,les effets démultiplicateurs du Web. L
’interprète de «
 
Poker Face
» fascine la toile internet
ainsi que l’ensemble des mass
médias.
C’est un p
hénomène médiatique monopolisant ledevant de la scène. La star transforme chaque apparition en véritable spectacle faisant ainsi deces apparitions un formidable outil de promotion.
Même si on pourrait penser l’inverse, on ne peut pas
dire que tout soit spontanéité chez LadyGaga. Son image
est le fruit d’un travail soigneux et
élaboré ce qui fait de celle-ci une vraiemarque. En effet, derrière ses dehors excentriques, la star américaine est une véritable
3
Stefani Joanne Angelina Germanotta : véritable nom et prénom de Lady Gaga.
 
 
3
businesswoman qui sait gérer et préserver son image. Celle-ci a par exemple refusé descontrats juteux avec Coca-Cola ou la Société Générale qui voulaient utiliser son image.Malgré des déclarations
affichant une aversion pour l’argent et une animosité envers le
matérialisme («
 J'en ai rien à foutre de l'argent !
»), Lady Gaga est un véritable managerautour de qui gravite une importante équipe de travail.Comme Andy Warhol et sa
 Andy Warhol Factory
, Gaga a créé sa propre équipe de productionappelée
 Haus of Gaga
. Bien qu'elle
s’occupe personnellement des gadgets et de certaines de
ses tenues
, l’artiste est suivi par 
une large équipe au sein de laquelle chacun met son talent auservice de la star.On peut citer
trois personnages de cette famille dont l’importance est capitale
dans la carrière
de Lady Gaga. Tout d’abord,
on trouve son manager, Troy Carter qui traite avec Universaldes contrats importants et donc qui règle de nombreux aspects financiers. Le personnagesuivant ayant une importance majeure dans la carrière de la chanteuse est Lady Starlight.Cette ex-strip-teaseuse règle les chorégraphies
de l’artiste
avec Live Nation. Enfin, on ne peut
évidemment pas omettre d’évoquer 
Nicola Formichetti, styliste italo-japonais et designer pourUniqlo qui presse les grands couturie
rs d’inventer 
des tenues où excentricité est le maître mot.Une bonne partie des bénéfices (bénéfices plus que conséquents) de la star sont réinvestisdans la fondation
 Haus of Gaga
ainsi que des concerts toujours plus spéculaires. Cettestratégie repose sur un principe simple :
les investissements d’aujourd’hui font les profits et la
créativité de demain.
L’a
vènement d
’internet,
des nouvelles technologies et dunumérique a bousculé
l’industrie de la musique commel’ensemble des industries culturelles
. Avec la numérisation
des contenus, l’idée traditionnelle de propriété intellectuelle
se voit considérablement perturbée. Les nouveauxconsommateurs de contenus culturels trouvent dans leWeb 2.0 un terrain de jeu infini. Les professionnels de lamusique connaissent des difficultés pour appréhender la« révolution numérique »
4
et les mutations que celle-cientrainent.A coté des difficultés des professionnels du secteur, LadyGaga semble tirer partie des multiples possibilités et
opportunités qu’offrent l’ère du numérique.
Se posant enambassadrice des nouvelles technologies, celle-ci déclarevouloir être «
la femme qui connait le plus grand succès dans cette société du numérique
».Cette fill
e d’un e
ntrepreneur du Net peut être définie comme une
réponse de l’industrie
musicale face à la nouvelle donne du web
2.0. D’après Tom Corson, vice
-président de RCAMusic, cité par le
Wall Street Journal,
Lady Gaga représente un
«Full Multimedia Package
».A
titre d’exemple, à
 
l’occasion de la sortie
«
 Born This Way
», une campagne de promotion aété réalisée sur amazon.fr. La plateforme proposait de télécharger légalement le nouvel album
4
 
Chantepie Philippe, Le Diberder Alain (2010), «
 Révolution numérique et industries culturelles»
, la découverte, Paris.
 

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