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Fabrication Additive Et Open-Design - Article Complet_web

Fabrication Additive Et Open-Design - Article Complet_web

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Version mise à jour et plus complète du précédent exercice de veille
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12/30/2011

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CONFERE’11
30 JUIN – 1
ER
JUILLET 2011, MONTBÉLIARD, FRANCE
DU DÉVELOPPEMENT DE LA FABRICATIONADDITIVE, ET DES CONSÉQUENCES DE L'OPEN-SOURCE DANS LA PRATIQUE DU DESIGN
Gilloz Emmanuel
1
, Roussel Benoit
1
, Derigent William
2
, Boudaoud Hakim
1
1
Équipe de Recherche sur les Processus Innovatifs (ERPI-INPL), 8 rue Bastien Lepage,54000 Nancy.
2
Centre de Recherche en Automatique de Nancy (CRAN), Boulevard des Aiguillettes, 54506Vandœuvre-lès-Nancy.
 Résumé : Cet article se présente comme une veille technologique, montrant l'émergence del'impression 3D dans le prototypage rapide et l'impact que cela peut avoir sur le design, notamment via l'environnement des FabLabs. Nous montrerons ainsi l'opportunité d'une perspective de recherchedans le domaine de la fabrication personnelle et de l'open-design.Mots clés (5 maxi) : fabrication additive, open-source, FabLab, open-design, innovation amont.
1INTRODUCTION
Les techniques de prototypage rapide existent depuis un peu plus de 25 ans [1], et suite à leur développement récent, et surtout à la baisse de leur coût, elles sont aujourd'hui sur le point de bouleverser toute l'industrie manufacturière et de nombreux autres domaines par extensions [2]. Par exemple elles sont déjà énormément utilisées dans l'industrie et la conception, ainsi qu'enarchéologie, dans les domaines du médical, en aéronautique ou bien encore en bijouterie, etc. Selonle rapport de Wohlers plus de 20% de la production des machines de fabrication additive consiste endes produits finis et pourrait atteindre 50% d'ici 2020 [3].On parle ainsi souvent de fabrication rapide/rapid manufacturing ou d'impression 3D.L'utilisation du terme « rapide » est relative, si pour une pièce il est bien plus efficient de procéder ainsi plutôt que de réaliser les outillages et moules autrement nécessaires, la fabrication pourra toutde même prendre de quelques minutes à plusieurs heures (selon le volume de la pièce et lescapacités de la machine).
Figure 1.
Exemples d'objets réalisés par fabrication additive
Avec leur progrès il est possible qu'à long terme ces techniques remplacent les techniques de productions actuelles. En effet la pièce va être réalisée par ajout successifs de couches de matière (àl'inverse de la fabrication soustractive, par usinage d'un bloc de départ), cela offre plusieursavantages : la mise en œuvre permet de réaliser les mêmes formes (par exemple pour concevoir unmoule) mais également de produire des pièces autrement infaisables, et surtout il est possible de
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fabriquer différentes pièces sans changer d'outils. Ce qui change des logiques habituelles de grandesséries. On pourrait produire des lots identiques, ou pour le même coût, des pièces toutes différentes.Comme le dit Klaus Müller-Lohmeier[4], ces technologies vont nous permettre de passer d'uneconception dirigée par la fabrication (
manufacturing-driven design
) à une fabrication vraimentdirigée par la conception (
design-driven manufacturing 
).
Figure 2.
Génération des données de fabrication [11]
On libère donc la conception des contraintes habituelles (prévoir une forme en dépouille pour un moule d'injection par exemple) tout en facilitant une éventuelle personnalisation de masse : des produits adaptés pour chaque personne. C'est également un procédé intéressant d'un point de vueéconomique/environnemental puisque tout la matière est utilisée (pas de déchets ou bien réutilisationde la matière non-utilisée).S'il est pour le moment plus coûteux de produire une seule pièce ainsi, tout les autres coûtssont revu à la baisse : transport, emballage, fournisseurs, distributeurs, etc. Voir même supprimés pour les coûts de modification de l'outillage ou de personnalisation. Plus rapide à mettre sur lemarché, plus rapide à partager, tout est plus rapide, et cette production individuelle rendra de plus en plus favorable une production décentralisée, sur place et à la demande, là où on en a besoin.Exemple d'impact sur le design : l'entreprise Speedo utilise quasi quotidiennement uneConnex350, permettant aux prototypes de lunettes de plongée d'aller du fichier CAO le matin à la piscine de test l'après-midi [5]. L'accès à ce type de machine a ainsi considérablement accéléré le processus de développement de ce laboratoire, et de même pour les entreprise toujours plusnombreuses à faire appel à ces technologies.Parmi les tendances à surveiller pour l'année à venir, l'impression 3D est placée en tête [6], etl'envolée des actions des deux entreprises du secteur cotées en bourse (3D System et Stratasys) quicommercialisent des machines professionnelles semble en confirmer l'intérêt grandissant [7].A noter que l'ensemble des acteurs liés à l'impression 3D se sont retrouvés le 28 Avril 2011 àWashington [8,9] pour sensibiliser le gouvernement des États-Unis aux enjeux à venir[10],notamment de propriété intellectuelle, afin d'éviter de reproduire les déboires qu'a pu connaître ledomaine de la musique avec de nombreuses lois restrictives. Nous allons détailler ces acteurs dans un état de l'art fouillé, en commençant d'abord par fairerapidement le point sur les techniques de fabrication concernées.
2ÉTAT DE LART
2.1 Techniques
La fabrication additive regroupe un ensemble de techniques diverses. La proposition de normeISO pour la fabrication additive[11] permet justement d'en avoir un aperçu assez exhaustif :
Stéréolithography (SL)
Laser Sintering (LS)
Laser melting
Fused layer modeling/manufacturing (FDM)
Multi-jet modeling (MJM)
Polyjet modeling (PJM)
3D Printing (3DP)
Layer laminated manufacturing (LLM)
Mask sintering (MS)
Digital light processing (DLP)Une analyse que nous faisons montre que les polymères constituent une grande part desmatières employées. On trouve aussi bien des polymères courant (ABS, PLA, HDPE,...), que des
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 polymères techniques de haute performance (PC, POM, PEEK,...). Mais le choix s'élargit égalementà de nombreux autres matériaux : métaux (acier, titane,...), verres, céramiques, os, tissus cellulaires,chocolat, sucre, etc.
2.2. Entreprises et services
En plus des fabricants de machine, on trouve de nombreuses entreprises offrant des servicesd'impression 3D avec des machines professionnelles. Plus d'une centaine sont ainsi répertoriés par Wohlers[3].Ce qui est intéressant pour des travaux ponctuels ou pour éviter des investissementsconséquents en machines/comtences. Cela constitue sans doute le moyen le plussimple/économique pour accéder à ces technologies. D'autant plus que la plupart proposent leursservices par Internet. Parmis les plus connus on trouvera I.materialise (qui commercialisenotamment des lampes et autres objets avec un positionnement haut-de-gamme/luxe), Sculpteo (uneentreprise Française qui réalise surtout des figurines pour le moment, grâce à leur capacid'impression 3D couleur), Ponoko (qui est un service de découpe laser au départ mais qui arécemment investis dans des machines de fabrication additive à poudre), et Shapeways (qui proposeun large choix de matériaux, et permet aux utilisateurs de créer une boutique sur leur site pour  proposer leurs créations en touchant une partie du prix à chaque réalisation, tout comme Ponoko).Ils peuvent tous réaliser des pièces en couleurs, et à l'exception de Sculpteo ils peuvent tousréaliser des pièces en métal. À noter que sauf pour I.materialise tout les sites ont de larges galeriesd'objets prêts à être imprimé que l'on peut commander. On remarquera également qu'ils ont tous desfonctionnalités de personnalisation en ligne, certains objets ayant été conçus pour que l'on puisse enmodifier des paramètres (par exemple le texte constituant la structure de l'abat-jour d'une lampe) etcréer sa version de l'objet. Ce qui est très marqué pour Shapeways comme la montré un comptagerécent (17 mai 2011).
EntrepriseNombre d'objets personnalisables
Ponoko
 Fonctionnalité en construction
I.materialise5Sculpeo14Shapeways700L'existence de ces services favorise l'émergence de la personnalisation de masse, en permettant à l'utilisateur de participer activement à la conception de son produit (on ne parle pas icid'un simple changement de couleur ou d'image décorative mais d'une transformation de la structureme du produit). Chaque utilisation bouche sur un fichier unique ensuite fabriqué paimpression additive, ceci est rendu possible et surtout viable grâce à la fabrication additive.Cette dimension nous intéresse car elle implique de concevoir un objet en prenant en comptel'utilisateur et la liberté de modification qui lui est accordée. Pour aller plus loin cela peut amener àne plus concevoir un objet (même paramétrique) mais un outil, une interface permettant à la personne d'exprimer sa créativité. Ce déplacement vers le metadesign[12] est une des hypothèses demodification des pratiques de conception du à la fabrication additive et éventuellement à l'open-source. Un exemple particulièrement notable dans ce domaine sont les créations de Nervous System,qui sont générées grâce à une interface qu'ils ont conçus pour permettre cette interaction.
Figure 3.
Capture d'écran d'un des outils (http://n-e-r-v-o-u-s.com/radiolaria)CONFERE11/N°p.3

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