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Procédure pénale (L3 Droit)

Procédure pénale (L3 Droit)

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Cours de procédure pénale 3ème année de droit
Cours de procédure pénale 3ème année de droit

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Procédure pénale
Introduction :
Lorsquune infraction a été commise, la société doit fixer les règles qui sont relatives à ladécouverte du coupable, les règles relatives à sa poursuite et, enfin, les règles qui sont relatives à son jugement. Cest lensemble de ces règles qui constitue la procédure pénale. Celle-ci ne saurait seramener au seul procès pénal même sil est le cur de la procédure.En effet, avant de pouvoir traduire une personne devant une juridiction répressive, il estnécessaire dorganiser la recherche et la constatation des infractions. Il faut fixer les règles quiindiquent aux autorités les conditions dans lesquelles elles peuvent constater et rechercher desinfractions.La procédure pénale joue un rôle considérable et il est donc important den fixer lessources. Il ne peut pas y avoir de droit pénal sans procédure pénale. On a dailleurs commencé par sedoter dun Code de procédure pénale avant de rédiger un Code pénal.
Chapitre 1 :Les sources de la procédure pénale
Le but du Juge pénal, en France, est la recherche de la vérité contrairement au droit pénalaméricain.
Section 1 : Les sources historiques de la procédure pénale
I  Les origines
Au cours de lAntiquité, alors que le procès pénal avait été initialement envisagé commeintéressant prioritairement la situation du délinquant et de sa victime, il va apparaitreprogressivement que lintérêt général est en cause. Cest la raison pour laquelle le droit dedéclencher des poursuites va être confié à dautres personne que la seule victime.
 A Rome, ce droit appartenait à tout citoyen (action populaire). Puis, sous le Bas Empireromain, ce droit sera confié à un magistrat représentant ma société pour la défense de lordre public.Cest ce dernier système qui triomphera au Moyen-âge devant les juridictions ecclésiastiques et royales. On considérait même, à cette époque, que le Juge avait la possibilité de sautosaisir : « tout  Juge est procureur général ».
La grande ordonnance de 1690 sur la procédure criminelle (COLBERT) va fixer notreprocédure en ce sens : il appartient à un magistrat spécialisé dengager les poursuites. Cetteordonnance prévoit que notre procédure sera scindée en trois phases :-
 
Linformation : confiée au Lieutenant-criminel du baillage (policier)qui avait pour fonction de constater les infractions et de réunir lespreuves.-
 
Linstruction : le suspect est entendu sous la foi du serment-
 
Linstruction définitive et le jugement : se déroulait devant une juridiction et sans lassistance dun défenseur.La période révolutionnaire avait apporté de profonds changements qui étaient inspirés delexemple britannique. Cest ainsi que le droit de déclencher les poursuites était réservé à la victimeet à tout citoyen. Est consacrée une action populaire et non plus publique. En matière criminelle, austade de linstruction, des pouvoirs considérables ont été attribués à un jury daccusation qui décidesi la personne doit être renvoyée devant la juridiction de jugement ou non. Ensuite, cest un jury de jugement qui va devoir se prononcer sur la culpabilité.
 
Cette organisation a si mal fonctionné quon va la modifier en confiant au Ministère public(un magistrat spécialisé) le pouvoir de déclencher les poursuites et on va créer ce Juge dinstruction.Le Code de procédure pénal a été mis en vigueur en 1811 (Code dinstruction criminelle), en mêmetemps que le Code pénal. Ce Code dinstruction criminel napoléonien est dinspiration autoritaire. LeJuge dinstruction est maintenu mais il ny a plus de jury daccusation qui est remplacé par uneChambre des mises en accusation qui deviendra la Chambre daccusation avec la réforme de 1958,puis Chambre de linstruction. La possibilité de déclencher les poursuites appartient au Parquet. Lanouvelle procédure repose sur trois principes :-
 
La profonde unité entre la Justice civile et la Justice pénale : des Jugespeuvent statuer en civil comme en pénal.-
 
La séparation des autorités de poursuite, dinstruction et de jugement-
 
La collégialitéPar la suite, lévolution sest fait dans un sens très libéral avec la
loi CONSTANS du 8décembre 1897
qui introduit le droit, pour linculpé, dêtre assisté dun défenseur lors delinstruction.
Puis en 1921, une loi renforce les droits de la victime.
II  Lépoque contemporaine
Le CPP de 1958 a peu transformé la matière. Tout au plus sest il montré soucieux de mieuxgarantir les libertés individuelles. Il règlemente la garde à vue, la détention préventive (avant jugement) va se trouver enfermée dans des limites. Le CPP de 1958 sétait également montrésoucieux de renforcer la séparation des autorités de poursuite, dinstruction et de jugement.Très vite, les circonstances politiques de lépoque, et notamment la guerre dAlgérie, ontété invoquées pour modifier sensiblement notre procédure pénale dans un sens plus autoritaire audétriment des droits de la défense.Depuis cette époque, on assiste à un véritable mouvement de balancier conduisant à voirse succéder des périodes autoritaires puis des périodes plus libérales et ainsi de suite. Les hésitationsincessantes témoignent de la difficulté à se doter dune procédure pénale équilibrée ménageant toutà la fois les droits des partis privés et la protection de lordre.
Cest ainsi que, depuis la
loi du 17 juillet 1970
qui a introduit le contrôle judiciaire pour tenter de limiter la détention provisoire, il y aune trentaine de lois qui sont venues modifier les conditions de placement en détention provisoire.
Cest dans ce contexte que sont intervenues un certain nombre de grandes réformes tendant àaccroitre les droits des parties privées (personne poursuivie mais aussi la victime). Ces lois ont eupour objectif de rééquilibrer le procès pénal au bénéfice des parties privées. Tel fut le cas des
loisdu4 janvier et du 24 aout 1993
,
renforçant le caractère contradictoire de la procédure enreconnaissant aux parties privées des droits analogues à laccusation, notamment au stade delinstruction.
Tel est encore le cas de la
loi du 15 juin 2000
tendant à renforcer la présomptiondinnocence.
Dautres réformes sont intervenues allant dans un sens plus autoritaire, notamment leslois qui ont eu pour conséquent de renforcer les pouvoirs du Ministère public, quil sagisse derecourir à une composition pénale ou quil sagisse dutiliser la procédure de comparution surreconnaissance préalable de culpabilité.Cette évolution de notre système procédural se trouve accentuée par un certain nombre detextes internationaux dont le plus important est la ConvEDH. Ces textes internationaux ont conduit àconsacrer des notions comme :-
 
lobligation de respecter, dans toutes les procédures, un délairaisonnable,-
 
de vérifier que le procès est équitable-
 
vérifier que légalité des armes se trouve effectivement respectée.Dautres réformes sont intervenues avec des explications plus triviales et qui sexpliquentpar un manque de moyens considérable de la Justice. Ainsi en est-il de la possibilité, pour leMinistère public, de recourir à la composition pénale. Tel est encore le cas de ce quon la appelé leplaidé coupable (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) pour lequel le Parquet aun rôle essentiel.
 
Cette évolution de notre système procédural dans le sens dun renforcement des droits dela défense sest trouvée accentuée par un certain nombre de textes internationaux, notamment laConvEDH mais également par une communautarisation importante du droit pénal et de la procédureavec, depuis le traité de Lisbonne, lintégration de la Charte des Droits et Libertés fondamentauxdans le droit communautaire.
Section 2 : Les sources formelles de la procédure pénale
Par leffet de lunité politique croissante de lEurope occidentale, un rapprochement deslégislations pénales sest réalisé malgré des différences de cultures juridiques importantes. A cotédes sources nationales, il y a aujourdhui des sources internationales de la procédure pénale. Cettemultiplication des sources est tout de même parfois inquiétante au regard du strict respect duprincipe de légalité.
I - Les sources nationales de la procédure
 A)
 
la diversité des sources nationales
1)
 
La Constitution
Cest une des sources de la procédure pénale. La Constitution de 1958 formule des règlestrès précises concernant par exemple
les conditions dans lesquelles le Président de la République oules ministres peuvent être mis en accusation et jugés
. Mais un certain nombre de textes font partis dubloc de constitutionnalité (
DDHC de 1789
,
 préambule de la Constitution de 1946
). Or, ces textesconsacrent un certain nombre de principes qui encadrent notre procédure.
 Ainsi en est-il :
-
 
de légalité devant la loi,
-
 
du respect de la présomption dinnocence,
-
 
de la nécessité de respecter les droits de la défense,
-
 
de lobligation pour lEtat de garantir la liberté individuelle
Aujourdhui, le Conseil constitutionnel a pour finalité, pour vocation dexercer son contrôlesur la constitutionnalité des lois de procédure. En effet, la
loi organique de décembre 2009
a prévules conditions dans lesquelles un justiciable avait la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel alorsque cette possibilité était jusqualors réservée aux Présidents des deux Chambres, à 60 députés et 60sénateurs.
Avec la procédure régissant la question prioritaire de constitutionnalité, qui peut êtresoulevée à tous les stades de la procédure par les parties, les justiciables ont la possibilité de fairevérifier la conformité de telle ou telle disposition. Pour éviter les procédures dilatoires a été mis enplace un double filtrage : soit de la Cour de cassation, soit du Conseil dEtat qui doivent vérifier-
 
quil ny avait pas, sur ce sujet, une décision de constitutionnalité-
 
que la question prioritaire a un caractère sérieux.
2)
 
La loi et les sources assimilables à la loi 
Comme pour le droit pénal, en application de la Constitution de 1958 (
article 34
), les textesde procédure pénale relèvent du domaine de la loi. Au 1
er
rang de ces lois de procédure, on trouve leCode de procédure pénale avec son annexe, le Code de Justice militaire qui a été réformécomplètement par une ordonnance du 1
er
juin 2006. On trouve également des dispositionsprocédurales dans le Code de lorganisation judiciaire.On trouve des règles de procédure dans de nombreux autres Codes,
notamment lorsquesagissant de certains contentieux, un certain nombre dagents dadministration se sont vureconnaitre des pouvoirs denquête, des pouvoirs dinstruction.
Cest ainsi que lon trouve des règlesde procédures dans le Code des douanes, dans le Livre des procédures fiscales.Les règles de procédure peuvent parfois également résulter de textes qui ne sont pas deslois au sens strict mais qui sont assimilé à la loi.
Tel est le cas des décisions présidentielles prises enapplication de larticle 16 de la Constitution. Cest ainsi que le Général De Gaulle, en 1961-1962, avait été amené à créer des juridictions dexception.
Parfois certaines règles procédurales peuvent résulter

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