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LM1-10-11-chap5

LM1-10-11-chap5

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Logique Mathématique
Logique Mathématique

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12/13/2013

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LM1, CHAPITRE 5 : Ensembles, relations, fonctions
Cours des mardis 30 novembre, 7 et 14 décembre 2010Nous n’allons pas définir ici la notion d’ensemble, considérée comme une notionprimitive en mathématiques. On ne peut évidemment pas tout définir à partir derien. Cependant, il faut savoir que, en mathématiques, on ne peut pas considérercomme un ensemble n’importe quelle « collection » d’objets mathématiques, carcela conduit à des contradictions, comme nous le verrons (paradoxe de Russell).Dans ce chapitre, où nous allons nous appuyer essentiellement sur une idéenaïve des ensembles, nous fixerons une terminologie et des notations et passeronsen revue quelques propriétés fondamentales des ensembles, des relations et desfonctions.Une idée importante est qu’on peut considérer des ensembles sans être obligéde préciser la nature des objets qui les constituent. Ainsi par exemple, si
A
et
B
sont deux ensembles, il y a un ensemble constitué des objets qui appartiennentsimultanément à
A
et à
B
; on l’appelle « intersection des ensembles
A
et
B
»et on le note
A
B
. Cette définition et les propriétés de l’opération
sont va-lables quel que soit le type d’objets composant les ensembles considérés : il peuts’agir de nombres (entiers, rationnels, réels, complexes...), d’objets géométriques(points, figures variées, transformations du plan ou de l’espace), de fonctions,de suites... mais aussi d’ensembles! Et cela amène à une deuxième idée impor-tante : il ne faut pas croire que les objets mathématiques se répartissent entredeux catégories distinctes qui seraient d’une part les ensembles et d’autre partles objets qui peuplent ces ensembles (les éléments). Avec des notations qui voussont déjà familières et que nous rappellerons sous peu, on peut considérer l’en-semble
{
0
,
1
}
(constitué de deux éléments : les nombes
0
et
1
) mais on peutconsidérer aussi l’ensemble
{∅
,
{
0
}
,
{
1
}
,
{
0
,
1
}}
, qui lui a quatre éléments, à sa-voir : les ensembles
(ensemble vide),
{
0
}
(ensemble à un élément constitué dunombre
0
),
{
1
}
(ensemble à un élément constitué du nombre
1
) et
{
0
,
1
}
. Vousle savez, lorsqu’un objet
a
figure parmi ceux qui constituent un ensemble
A
onécrit «
a
A
» et on dit «
a
appartient à
A
» (ou «
a
est élément de
A
»). Etdonc, on peut être amené à considérer
{
0
,
1
}
comme un ensemble et
0
comme unélément de cet ensemble, en écrivant
0
{
0
,
1
}
, puis à considérer ce même objet
{
0
,
1
}
comme un élément en écrivant
{
0
,
1
} ∈ {∅
,
{
0
}
,
{
1
}
,
{
0
,
1
}}
. Vous voyezque, en pareille situation, il vaut mieux être vigilant et bien placer les accolades...
Égalité, appartenance, inclusion
Il y a en mathématiques deux énoncés fondamentaux :
a
=
b
et
a
b
, quicorrespondent aux deux relations fondamentales : l’égalité et l’appartenance. Ici
a
et
b
désignent des objets absolument quelconques.L’énoncé
a
=
b
(qui, vous l’avez remarqué, a deux variables libres
a
et
b
),1
 
exprime que c’est UN SEUL ET MÊME OBJET qui est désigné par les lettres
a
et
b
. Disons cela autrement : affirmer que l’énoncé «
a
=
b
» est vrai, c’estdire que «
a
» et «
b
» sont deux noms pour un même objet. Il vous arrive trèssouvent, quand vous faites des mathématiques, d’avoir pour tâche d’établir deségalités, c’est-à-dire de prouver que sous deux noms différents se cache en fait lemême objet. C’est vrai à l’école primaire, lorsque vous constatez que
2+3 = 5
;c’est vrai à l’université, quand vous démontrez l’égalité :
x
C
|
x
2
+
x
+ 1 = 0
=
12+
i
32
,
12
i
32
(notez que dans cet exemple c’est la deuxième occurrence du signe
=
qui illustrenotre propos).Passons à l’énoncé
a
b
. Au fait, quelles sont ses variables libres? Oui, lesmêmes que dans
a
=
b
. Cet énoncé (qu’on lit donc «
a
appartient à
b
» ou «
a
estélément de
b
», exprime que
b
est un ensemble et que
a
figure parmi les objetsqui constituent cet ensemble. Insistons sur le fait que
a
peut parfaitement êtrelui-même un ensemble.Le symbole d’appartenance,
, est une graphie rare de la lettre grecqueepsilon (minuscule), notée habituellement
ε
.Il y a une relation entre appartenance et égalité : c’est une propriété trèsimportante (même si elle semble aller de soi). Elle se décompose en deux :1.
Deux ensembles égaux ont exactement les mêmes éléments.
Ça, ça va vraiment de soi! En effet, si
a
et
b
sont des ensembles tels que
a
=
b
,alors ils ne sont qu’un seul et même objet et ce qui vient d’être dit, c’est qu’unensemble a exactement les mêmes éléments que... lui-même! On peut exprimerle fait que les ensembles
a
et
b
ont exactement les mêmes éléments en utilisantun quantificateur (et donc une variable muette) :
x
(
x
a
x
b
)
(ce qui vient d’être écrit, c’est que, pour tout objet
x
, ou bien
x
est simultané-ment un élément de
a
et un élément de
b
, ou bien
x
n’est ni un élément de
a
niun élément de
b
).Et la propriété qui a été énoncée est la suivante :
quels que soient les ensembles 
a
et 
b
, si 
a
=
b
, alors 
x
(
x
a
x
b
)
.
2.
Deux ensembles qui ont exactement les mêmes éléments sont égaux.
Cette fois, même si cela semble conforme au bon sens, on voit que c’est notreidée intuitive du concept d’ensemble qui nous dit que c’est vrai, et non un faitincontestable indépendamment de cette idée intuitive. Il s’agit donc d’une pro-priété que nous admettons (heureusement, nous n’avons pas beaucoup d’effortsà faire pour l’admettre). Elle peut s’exprimer ainsi :2
 
Quels que soient les ensembles 
a
et 
b
, si 
x
(
x
a
x
b
)
, alors 
a
=
b
.
Finalement, on peut énoncer la propriété suivante :
Deux ensembles sont égaux si et seulement si ils ont les mêmes éléments.
Autrement dit :
Quels que soient les ensembles 
a
et 
b
,
a
=
b
si et seulement si 
x
(
x
a
x
b
)
.On utilise très très souvent cette propriété pour prouver l’égalité de deuxensembles : on prouve en fait qu’ils ont les mêmes éléments, et on scinde souventcette preuve en deux : on prouve d’abord que tout élément du premier estélément du second, puis que tout élément du second est élément du premier.Cela s’exprime plus facilement à l’aide de la notion d’inclusion, dont voici ladéfinition :Soit
a
et
b
deux ensembles. On dit que
a
est inclus dans 
b
, ou que
a
est contenu dans 
b
, ou que
a
est un sous-ensemble de 
b
, ou que
a
est une partie de 
b
, et on note
a
b
(mais aussi
a
b
, que vous rencontrerez plus souvent) sitout élément de
a
est aussi un élément de
b
.On a donc, par définition,
Quels que soient les ensembles 
a
et 
b
,
a
b
si et seulement si 
x
(
x
a
=
x
b
)
.On voit donc immédiatement que, pour que deux ensembles
a
et
b
soientégaux, il faut et il suffit que chacun d’eux soit inclus dans l’autre, autrement ditque l’on ait simultanément
a
b
et
b
a
.On écrit
a /
b
pour « non
a
b
» et
a
b
(ou
a
b
) pour « non
a
b
».Attention, ne confondez pas
(symbole de non-inclusion) et le symbole
(symbole d’inclusion stricte), qui a une tout autre signification :
a
b
est uneabréviation pour «
a
b
et
a
=
b
» (et se lit «
a
est strictement inclus dans
b
).On voit que
a
b
est vrai si et seulement si tout élément de
a
est un élémentde
b
mais il y a au moins un élément de
b
qui n’est pas élément de
a
.Il est important de remarquer que l’énoncé
a
b
signifie qu’il existe aumoins un élément de
a
qui n’appartient pas à
b
:
Quels que soient les ensembles 
a
et 
b
,
a
b
si et seulement si 
x
(
x
a
et
x /
b
)
.3

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