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cerveau holographique

cerveau holographique

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10/24/2011

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Leçon 159. Recherches sur la conscience et le cerveau« Le cerveau produit de la conscience, comme le foie produit de la bile » : Techniquementparlant, cette thèse s’appelle l’épiphénoménisme, mais l’idée est banale, elle est même lamanière la plus commune de préciser la nature de la pensée. Notons à cet égard que la plupartdu temps, ce point de vue est affirmé en plus de manière très dogmatique. C’est l’effet dumatérialisme ambiant.Dans le même ordre : "la mémoire est le stockage des informations sensorielles, affectives etintellectuelles dans des petites cases qui sont les cellules du cerveau. Le cerveau est unearmoire avec des tiroirs de rangement". En termes techniques, c’est la théorie des tracescérébrales. Idem : encore un point de vue qui est enseigné comme « la » vérité dès le primaire.Avec l’apparition de l’informatique, le modèle de l’ordinateur permet d’illustrer l’argument :L’esprit serait une sorte de software qui a été produit par le hardware du cerveau-machine.L’enseignement scientifique confirme cette opinion et en assure le dogmatisme.Il y a pourtant belle lurette que ces théories ont été réfutées. Mais la contestation et le douten’ont pas atteint l’enseignement qui continue de se modeler sur un paradigme obsolète. Des faitsnouveaux et des découvertes récentes nous obligent à remettre en cause à la foisphénoménisme et théorie des traces. Si on suit le paradigme mécaniste, l’arrêt des fonctionscérébrales devrait supprimer toute possibilité d’expérience consciente. Or l’étude des NDEmontre très clairement qu’un sujet dont le cerveau est arrêté peut malgré tout avoir desexpériences conscientes. Ce qui est incompréhensible d’un point de vue épiphénoméniste.D’autre part, même les biologistes, comme Lashley, qui ont cru dans la théorie des traces l’ontfinalement abandonné, car l’expérimentation sur l’animal démentait catégoriquement lapertinence de ce modèle. Visiblement la mémoire a un fonctionnement holographique qui remeten cause l’idée même de mécanisme. En fait, la découverte du fonctionnement holographique dela mémoire met un coup d’arrêt définitif à la théorie des traces cérébrale issue de Descartes.La relation entre l’activité mentale et la conduction d’un influx électrique que l’on peut suivreavec l’IRM montre que la pensée, est certes, dans une mesure importante, liée aufonctionnement du cerveau. Cependant, l'observation reste très superficielle. Elle n’apporte desatisfaction que parce qu’elle confirme une manière de raisonner simpliste. Or le problème, c’estque la réalité elle n’est pas si simple, elle se révèle bien plus complexe. Dans ces conditions,comment comprendre la relation entre la conscience et le cerveau ? Cette leçon se propose defaire un état des lieux d’avancées significatives dans le domaine de la compréhension de larelation entre la conscience et le cerveau.* **A. La matrice holographique du cerveauPartons directement des faits. Nous verrons ensuite progressivement ce qu’il convient d’entirer. Melvin Morse rapporte ceci : « Le biologiste Paul Piestch de l’University of Indiana adémontré que si le cerveau d'une salamandre lui était retiré, l'animal restait vivant, mais dans unétat de stupeur. Lorsque son cerveau était réimplanté, son activité redevenait normale. Lamanière doit il était remise n'avait aucune importance... On pouvait en inverser les hémisphères,le placer à l'envers ou ne remettre que des petits bouts, les mélanger, les découper, lesretourner, etc. Le batracien se comportait normalement tant qu'une partie de son cerveau étaitprésente, peu importait la configuration» ! (doc)1) Comment voulez-vous concilier pareille observation avec l’hypothèse d’une correspondancecausale entre l’activité d’un organe, le cerveau-machine et son sous-produit, les facultésconscientes d’un être vivant ? Si je coupe en morceaux la mémoire vive de mon ordinateur et que je la remet en place de façon approximative dans le boîtier, la machine ne risque pas defonctionner ! Pour l’ordinateur lui-même, la couche de software est déjà indépendante du
 
hardware. Ce n’est pas le hardware qui a produit le système d’exploitation. Il a été pensé par desprogrammeurs intelligents et implanté ensuite dans la machine. Très visiblement, dans un cascomme dans l’autre, le paradigme mécaniste ne colle pas.Suivons le récit de Michael Talbot dans L’Univers est un Hologramme. Dans les années 1920l’hypothèse d’une localisation des souvenirs dans le cerveau faisait l’unanimité. L’idée était quechaque souvenir devait laisser quelque part une trace matérielle dans les cellules cérébrales. Leneurologue Wilder Penfield avait même trouvé un nom pour cette trace : « engramme ». (texte)Toutefois, personne n’était capable d’en préciser exactement la nature. S’agissait-il deneurones ? D’un type particulier de molécule ? Penfield avait réussi à établir une séried’expériences sur des épileptiques. Il avait montré qu’en stimulant électriquement les lobestemporaux on pouvait faire ressortir des souvenirs et même à faire revivre dans le détail desépisodes de la vie passée du sujet. Une femme se crut dans sa cuisine, avec son fils qui jouaitdans le jardin. Un enfant entendit sa mère au téléphone et Penfield réussit à obtenir toute laconversation. Il était évident qu’il ne pouvait s’agir de rêves, mais bien du déclanchement artificield’une sorte d’enregistrement d’une séquence de vécus conscients, le patient revivant une sortede flash back. Penfield en conclut que nous disposions d’une mémoire immense et il pensa quele cerveau devait enregistrer la totalité de l’expérience passée.Karl Pribram, dont nous avons déjà parlé, n’avait au début aucune raison de mettre en doute lathéorie des engrammes de Penfield. En 1946, il fut amené à travailler avec Karl Lashley, aulaboratoire de biologie des primates de l’Orange Park, en Floride. Depuis trente ans Lashleycherchait désespérément les mécanismes élusifs de la mémoire. Or Pribram « constata que nonseulement Lashley n’était toujours pas arrivé à produire la moindre preuve de l’existence desengrammes, mais que ses recherches semblaient bien au contraire saper une à une lesdécouvertes de Penfield ». Le travail de Lashley consistait à entraîner des rats à exécuter uncertain nombre de tâches, comme par exemple courir dans un labyrinthe. Ensuite, il prélevait aubistouri sur le cerveau des cobayes des portions de matière grise, supprimant par là le secteur oùétait sensé être inscrit le processus mémoriel qui leur permettait de triompher des difficultés dulabyrinthe. La surprise fut que quelque soit la portion du cerveau qu’il retranchait, les souvenirssubsistaient. Le rat avait certes ses capacités motrices atteintes, il trébuchait, mais, pour uneraison inconnue, la mémoire était intacte.« Pribram n’en croyait pas ses yeux. Si chaque souvenir avait sa place dans le cerveaucomme un livre sur les rayons d’une bibliothèque, pourquoi les ponctions de Lashley restaient-elles sans effet ?» Il y a deux possibilités a) soit les souvenirs sont en dehors du cerveau, (texte)b) ou autre explication : « que ces souvenirs fussent dénués de localisation spécifique etdistribués dans l’ensemble du cerveau.Pribram se vit proposer un poste à Yale en 1948. Il se débattait avec l’hypothèse d’unedistribution globale de la mémoire quand il tomba dans les années 60 sur un article du ScientificAmerican sur les premiers hologrammes. Et ce fut un choc. Il venait de trouver le modèlethéorique permettant de résoudre les difficultés soulevées par les expériences de Lashley.2) On sait qu’un hologramme est obtenu par la division de rayons de lumière cohérence laser en deux faisceaux, le premier rebondit sur l’objet à reproduire, le second est acheminé par un jeude miroir et entre en collision avec les ondes lumineuses diffractées du premier. Il en résulte unsystème de franges d’interférences qui va ensuite s’enregistre sur une plaque photosensible. Cequi est intéressant, c’est qu’à l’œil nu, contrairement à une plaque argentique ordinaire, on ne voitaucune ressemblance avec l’objet holographié. Et pourtant, si un rayon laser vient frapper le film,l’image en relief apparaît. Il existe un codage mathématique de l’image dont nous possédons laclé.Seconde caractéristiques remarquable : si l’on casse en deux la plaque sur laquelle estenregistré l’objet, chaque moitié, éclairée sous le laser rendra, non pas la moitié de l’image, maissa totalité. Si on recommence la fragmentation, l’objet continue d’apparaître en entier, mais de
 
manière de plus en plus floue.Une fois appliquée au cerveau, l’analogie (R) est fascinante. De même que chaque secteur dela plaque holographique est capable d’enregistrer les informations requises pour reconstituer uneimage entière, il est possible que le cerveau opère de la même manière en abritant dans chacunede ses parties de quoi reconstituer un souvenir dans sa totalité. Lashley avait remarqué que lescentres optiques offraient une incroyable résistance à l’éradication chirurgicale. Or même amputéà 90 % de son cortex visuel, un rat continue de pouvoir exécuter des tâches exigeant un très hautniveau de compétence optique. Pribram montra qu’il était possible de sectionner 98% des nerfsoptiques d’un chat sans sérieusement diminuer son aptitude à des tâches visuelles complexes !3) Bref, imaginons comment un spectateur serait encore capable d’apprécier un film projetésur un écran dont les 9/10 ème auraient disparu ! Les anciens théoriciens de l’optique, dans lalignée de Descartes, croyaient à une correspondance point par point entre l’image vue par l’œil etla manière dont elle s’inscrit dans le cerveau. Les expériences de Pribram montrèrent qu’il n’enétait rien. La résistance à la chirurgie prouvait que chaque image perçue se distribue dans lecerveau. De manière très étrange, la partie contient le tout. A vrai dire, le principe n’est pasnouveau, il est dit dans les plus anciennes traditions que l’univers est contenu dans chacune deses parties ; cependant, c’était la première fois que cette proposition se trouvait justifiée dans lastructure même du fonctionnement cérébral. Le cerveau traite l’information par le biais d’unhologramme interne. Le processus holographique est une interface entre l’activité mentale lastructure matérielle du cerveau. Cela expliquait pourquoi on ne trouve pas de correspondancepoint par point entre la réalité extérieure et l’activité électrique du cerveau. Si le cerveau traitel’information de manière holographique, il est absurde de chercher des correspondances, toutaussi absurde que d’aller chercher sur la plaque photosensible d’un hologramme les contoursréalistes de l’objet que l’on voit apparaître quand on l’éclaire sous un faisceau laser. On ne voitque des circonvolutions et des moirures tout à fait vides de sens pour une reconnaissanceanalytique qui chercherait un duplicata objectif.Restait alors une question passionnante : à quels phénomènes ondulatoire le cerveau a-t-ilrecours pour créer un hologramme interne ? Pour le comprendre, il fallait déconstruire la visionpurement mécaniste du cerveau. On sait qu’il existe des communications électriques dans lecerveau entre les neurones. Cette communication doit avoir un caractère global. Les neuronessont extrêmement ramifiés. Lorsqu’un message électrique atteint l’extrémité d’une branche, il doitrayonner un peu comme le fait l’onde d’un caillou projeté dans une mare. Le phénomèneondulatoire est là et les ondes doivent aussi produire des franges d’interférence. Comme le ditMichael Talbot, « Pribram prit conscience que ces messages devaient probablement donner naissance à un kaléidoscope holographique virtuellement infini de franges d’interférences,lesquelles étaient peut-être à l’origine des caractéristiques holographiques du ce cerveau ». Bref,l’hologramme n’a jamais cessé d’être présent dans la nature ondulatoire des échanges entre lescellules nerveuses, mais jusqu’à présent, nous n’avions pas eu l’intelligence de nous enapercevoir ! _______________  L’ironie de cette histoire, c’est que c’est l’acharnement d’un détracteur de Pribram, PaulPietsch, qui apporta les confirmations les plus éclatantes. Il avait supposé que pour démolir lathéorie de Pribram, il suffisait de prendre une salamandre, d’extraire son encéphale pour lereplacer à l’envers. Avec l’hypothèse de Pribram, l’animal devrait s’obstiner dans soncomportement antérieur. L’expérience devait ridiculiser l’hypothèse. L’expérience futconcluante… en faveur de Pribram ! Pietsch fit du haché menu avec ses cobayes et le résultatresta invariable… et donna raison à Pribram ! Il dû se convertir à la théorie qu’il voulait prendreen défaut. (texte)B. Éclairages apportés par le paradigme holographique

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