Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Look up keyword
Like this
1Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
Pourquoi Les Kinoises Et Kinois Ne Veulent Pas s'Enroler

Pourquoi Les Kinoises Et Kinois Ne Veulent Pas s'Enroler

Ratings: (0)|Views: 40 |Likes:
Published by jasonkstearns
Congo elections - Why people in Kinshasa do not register to vote.
Congo elections - Why people in Kinshasa do not register to vote.

More info:

Published by: jasonkstearns on Jun 30, 2011
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as DOC, PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

08/23/2011

pdf

text

original

 
RECIC – KINSHASA
Réseau d’Education Civique au Congo
24 bis, 7
ème
rue industriel, commune de LIMETE, B.P. 372 Kinshasa 1Tél. 0992213831, 0999993127, E-mail :recickin02@yahoo.fr 
POURQUOI LES KINOISES ET KINOIS NE VEULENT PAS S’ENROLER
A près d’une semaine de la fin de l’opération de la révision du fichierélectoral marrée depuis le 7 Mai 2011, la Commission ElectoraleNationale Indépendante, CENI en sigle, constate avec amertume que laville-province de Kinshasa est à 2.436.165 enrôlés, soit 68%, le taux leplus faible du pays. Bien qu’elle lance, ce samedi 25 Juin 2011, sousl’égide de son Président, Révérend Pasteur NGOY MULUNDA, la campagnede sensibilisation des Kinoises et Kinois à la révision du fichier électoral, laquestion «
Pourquoi les Kinoises et Kinois ne veulent pas se faireenrôler »
reste au centre
 
de la préoccupation de l’organe de gestion desélections 2011-2013 en RD Congo. La CENI comprend que les raisons decette situation ne sont pas à découvrir à travers les réflexions faites dansses bureaux, mais plutôt en questionnant les acteurs de terrain, c’est-à-dire, ceux qui travaillent avec les communautés de base.Faisant sienne cette question fondamentale, le RECIC a uni sessensibilisateurs pour obtenir les réactions de la population recueillies surterrain lors de la sensibilisation. Il sied de rappeler que le RECIC a déployédepuis trois semaines près de 300 sensibilisateurs voles quitravaillent à l’information et la mobilisation de population à la révision dufichier électoral. Ceux-ci ont adopté une approche de proximité consistantà animer dans des points chauds et à faire le porte-à-porte.Il ressort de cette rencontre de suivi avec les sensibilisateurs, desnombreux constats et considérations techniques, psychologiques, socialeset politico-juridiques, dont l’essentiel se résume en ce qui suit :
1. Sur le plan technique ou logistique
- L’éloignement des Bureaux d’inscription dans certaines communes : leshabitants de Gombe Lutendele, par exemple, doivent effectuer unedistance de 15 kilomètre à pied pour atteindre le centre d’inscription leplus proche situé à Mbudi (il reste un préalable important à prendre encompte : c’est que les Kinois vivent au jour le jour et que le temps leur estune contrainte importante pour le gagne pain) ;- La lenteur du service offert par les agents électoraux au niveau desbureaux due à des problèmes techniques des machines ; ceci décourage
 
les foules qui attendent nombreuses à longueur des journées et s’endésintéressent définitivement ;- Désordre dans la distribution des jetons par les agents des Bureauxd’inscription : l’ordre d’arrie des requérants non-suivi (conduit audécouragement) ;- Certains Bureaux ont été délocalisés à cause du fait que les locaux qu’ilsoccupaient initialement devaient être utilisés pour la passation desépreuves d’Etat du 20 au 23 Juin dernier (ce qui a été difficile pour lesrequérants surtout les femmes à passer des temps pour les retrouver) ;- Des nombreuses cartes d’électeurs émises sont porteuses d’erreurs :absence d’empreintes digitales et autres données, différence de signature(voir liste des cartes sans empreintes en annexe. Il en existe plus de 200cas dénombrés dans les centres d’Inscription de ITC MUKALI et PEREDAMIEN, à titre d’exemple),- Faible suivi contrôle de la part des autorités de la CENI, etc.
2. Sur le plan social : observations inhérentes au comportementdes agents électoraux-
Le non payement des émoluments des agents électoraux et de ceuxcommis à la sécurité des Bureaux d’Inscription. Ceci est à la base desnombreuses conséquences notamment :- La corruption : la vente des jetons d’entrée moyennant 1000 à 1500Fracs Congolais par les agents électoraux, les requérants payent 500 à1000 Fc pour être servis à temps, exigence d’une contribution par lesagents électoraux à titre de collation du jour aux requérants avant de sedisponibiliser à leur service et ne sont servis au plus vite que ceux quiobtempèrent, vente des attestations de perte de pièce par les policiers dela sécurité à l’entrée, exigence de 1000 FC également aux sans identités,etc. (Cette corruption se fait en connivence entre policiers et agentsélectoraux dont les recettes constituent une cagnotte qui sert decollation de l’équipe à la fin de la journée),- Les Agents électoraux débutent l’opération souvent en retard vers 10het parfois avec des pauses de 12H à 16H ;- Certains Psidents des Centres d’Inscription ne sont pas trèsdisponibles, parce que partagés entre leurs responsabilités scolaires ettâches du bureau, etc.
 
3. Sur le plan politico-juridique
- Refus de certaines identités des réquérents par les Agents électoraux :carte d’élève, d’étudiant, etc.- Refus d’accepter les cinq témoins présentés par les réquérents sansidentités ;-Certains bureaux font remplir les fiches d’identité des réquérents par lespoliciers à partir de l’entrée, souvent moyennant des frais (voir parexemple, centres ITC Mokali et Père Damien) ;- Insuffisance d’information sur les procédures dans le chef des agentsélectoraux ;- Certains partis politiques, surtout ceux représentés au gouvernement,mobilisent les enfants de 10 à 15 ans moyennant une somme de 1000 Fcà s’enler. Ceci a été observé dans les communes de Kimbanseke,Ngaba, etc.- D’autres députés, toujours des partis au gouvernement, achètent lescartes d’électeurs auprès des jeunes et femmes moyennant 70$US ; cecis’observe dans la commune de Bandalungwa. A Kimbanseke, on utilise leporte à porte pour acheter les cartes d’électeurs des individus à50$US.Ces cartes sont garder pour que d’autres votent à la place de leurspropriétaires- On assiste à une portation temporaire massive par bus despopulations vers les provinces où elles vont obtenir des cartes d’électeurspour le compte de leurs parrains, députés et ministres, au prix de 50$USpar personnes. Ceci s’observe surtout dans le territoire de Masimanimbadont les bureaux ont reçu des Kinois à s’enler massivement poursoutenir un candidat de cette circonscription.- Un parti politique implanté à Kingasani délivre des attestations de pertede pièce aux requérants à condition de les enregistrer comme membresdu parti ; celui-ci les accompagne, de ce fait, à s’enrôler pour récupérerleurs cartes d’électeurs moyennant un peu d’argent ;- Dans quelques quartiers des communes de Kimbanseke (Sakombi,Mfumu Nkento, Mokali, Kibunda, etc.) et Ngaba (Bulambemba, Mateba etLuyi), les femmes regroupées au sein de « Conseil Local de la Femme »sous l’égide d’un membre du gouvernement actuel, circulent dans lesménages pour récupérer les numéros des cartes des personnes enrôléesau profit de ce dernier qui envisage de poser sa candidature à la

You're Reading a Free Preview

Download
scribd
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->