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Impact de la crise politique sur le secteur de l'éducation de base (INSTAT - 2002)

Impact de la crise politique sur le secteur de l'éducation de base (INSTAT - 2002)

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Published by HayZara Madagascar
Tout comme les autres secteurs de la vie sociale et économique, celui de l’éducation primaire et secondaire a ressenti les impacts de la crise politique tant au niveau de l’accès à ce service qu’au niveau de la qualité de l’enseignement dispensé. Le Programme Ilo, en collaboration avec INSTAT et FOFIFA, a donc rassemblé des données sur 200 écoles primaires et secondaires en milieu urbain et en milieu rural dans les provinces d’Antananarivo, Fianarantsoa et Mahajanga pour avoir un aperçu des impacts de la crise sur le secteur éducatif.1 Le présent papier discute de ces effets en distinguant autant que possible les particularités du milieu urbain par rapport au milieu rural.
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INSTAT 2002
Tout comme les autres secteurs de la vie sociale et économique, celui de l’éducation primaire et secondaire a ressenti les impacts de la crise politique tant au niveau de l’accès à ce service qu’au niveau de la qualité de l’enseignement dispensé. Le Programme Ilo, en collaboration avec INSTAT et FOFIFA, a donc rassemblé des données sur 200 écoles primaires et secondaires en milieu urbain et en milieu rural dans les provinces d’Antananarivo, Fianarantsoa et Mahajanga pour avoir un aperçu des impacts de la crise sur le secteur éducatif.1 Le présent papier discute de ces effets en distinguant autant que possible les particularités du milieu urbain par rapport au milieu rural.
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INSTAT 2002

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PROGRAMME ILO CORNELL UNIVERSITY CRISE POLITIQUE POLICY BRIEF 
en collaboration avec INSTAT et FOFIFA
No. 6 Juillet 200
ETUDE DE L’IMPACT DE LA CRISE POLITIQUE SUR LE SECTEUR DEL’EDUCATION DE BASE
i
Introduction
Tout comme les autres secteurs de la vie sociale etéconomique, celui de l’éducation primaire etsecondaire a ressenti les impacts de la crisepolitique tant au niveau de l’accès à ce servicequ’au niveau de la qualité de l’enseignementdispensé. Le Programme Ilo, en collaboration avecINSTAT et FOFIFA, a donc rassemblé des donnéessur 200 écoles primaires et secondaires en milieuurbain et en milieu rural dans les provincesd’Antananarivo, Fianarantsoa et Mahajanga pouravoir un aperçu des impacts de la crise sur lesecteur éducatif.
1
Le présent papier discute de ceseffets en distinguant autant que possible lesparticularités du milieu urbain par rapport au milieurural.
1. Interruption des cours et réduction du volumehoraire
a. Une suspension des cours (vacances régulièresnon comprises) a été observée dans lesétablissements scolaires des trois provincesenquêtées, qu'ils soient publics ou privés, du primaire ou du secondaire, en milieu rural ou en zone urbaine. Cet arrêt des cours était beaucoup plus important en milieu urbain qu'en milieu rural.
Le Tableau 1 donne un aperçu de l’ampleur del’interruption du déroulement de l’année scolaire2001-2002, par zone et par secteur d’éducation. Lagrande majorité des écoles en zone urbaine aappliqué un arrêt des cours pour une duréemoyenne de 45 jours dans le public et de 35 joursdans le privé. Cet arrêt des cours a été plus court enmilieu rural, avec une moyenne de 20 jours dans leprivé et de 32 jours dans le public. Le pourcentaged’établissements qui ont observé un arrêt des coursy est aussi moins élevé qu’en milieu urbain. 
1
L’échantillon final comprend 26 écoles du secteur publicurbain, 30 écoles du secteur privé urbain, 132 écoles du secteurpublic rural et 13 écoles du secteur privé rural. La répartition parprovince est donnée dans le tableau annexé à la fin du présentdocument.
Tableau 1: Pourcentage des écoles qui ont arrêté les cours etdurée de l’interruption
Zone urbaineZone ruraleSecteur déducationPublicPrivéPublicPrivé
Pourcentage d’établissements qui ont observé un arrêt des cours(%)
Antananarivo100,0100,095,5100,0Fianarantsoa100,0100,014,3050,0Mahajanga083,3083,306,5000,0
 Ensemble
096,2096,738,653,1
 Durée moyenne de l’arrêt des cours (en nombre de jours)
Antananarivo46,634,336,724,5Fianarantsoa64,451,115,713,7Mahajanga14,003,404,000,0
 Ensemble
45,735,332,319,8
b. Le volume horaire a été réduit en milieu urbain.On constate par ailleurs une certaine stabilité en zone rurale.
Les horaires des cours ont été restructurés pourfaire face aux difficultés de déplacementengendrées par la pénurie de carburant. Souvent, cechangement d’horaires a impliqué une diminutiondu volume d’horaire par jour
2
. Le volume horaireannuel ne pourra donc être atteint étant donné lasuspension mentionnée ci-dessus et la diminutiondes heures de cours. Cette situation est d’autantplus importante dans la Commune Urbained’Antananarivo (Tableau 2).
Tableau 2 : Volume horaire hebdomadaire moyen parétablissement
Zone urbaineZone ruraleAvant janvier2002Aprèsmars2002Avant janvier2002Aprèsmars2002Antananarivo30,327,328,628,2Fianarantsoa28,730,327,426,9Mahajanga30,930,626,326,3
 Ensemble30,028,927,427,1
 
2
Pour un lycée public de la capitale par exemple, les horaires seprésentaient comme suit, avant janvier 2001: de 7 heures à midiet de 14 heures à 18 heures. Après la reprise des cours du 11mars 2002, les horaires ont changé de 8 heures à 16 heures avecune pause de 1 heure et quart à midi. Dans ce nouveau système,les cours se font par séance de 45 minutes au lieu de 1 heure.
 
c. La crise politique a engendré des perturbationsau niveau du calendrier scolaire.
Si normalement, l'année scolaire se termine à la findu mois de juin ; cette année, les examens officielsont été retardé d'environ 1 mois.
3
La rentréescolaire pour l'année scolaire 2002-2003 a étéreportée à la première semaine du mois d’octobre2002, si elle a été initialement programmée le 16septembre 2002.
2. Situation-cliché des enseignants
a. Il n’y a pas de hausse significative del’absentéisme lié à la crise chez les enseignants. Les salaires ont également été payés pour les périodes correspondant à l'interruption des cours.
On reporte toutefois que pour les Communeséloignées des capitales, le déroulement de l’annéescolaire fut perturbé par le fait que les enseignantsont perdu de 5 à 10 jours par mois pour allerchercher leur salaire au chef-lieu de fivondronanacontre une absence de 1 à 2 jours par moisauparavant.Les salaires ont toujours été payés. Cependant,certaines régions accusent des retards dans lespaiements, aggravant ainsi la situation économiquedéjà précaire des enseignants.
b. Le nombre d’enseignants payés par l’Associationdes Parents d’Elèves (FRAM) a baissé.
Le nombre d’enseignants payés par le FRAM aaccusé une baisse de 8% pour l’ensemble des troisprovinces, notamment en milieu rural. En effet,pour les établissements scolaires en zone ruraledont le FRAM prend en charge le salaire d’un ouplusieurs enseignants, on constate que ce nombred’enseignants a diminué de 10% par rapport à lasituation de début d'année scolaire. Deux raisonspeuvent expliquer cette tendance : (1) lesassociations de parents ne peuvent plus se permettrede payer le salaire de ces enseignants, dans lamajorité vacataires. Et même s’ils arrivent à payerce sera encore très insuffisant : en moyenne 15 000Fmg à Antananarivo (contre 20 000 Fmg avant),500 Fmg à Fianarantsoa (contre 10 000 Fmg) et 1200 Fmg à Mahajanga (contre 6 600 Fmg) ; (2) lesalaire proposé par les associations ne suffit plus àcouvrir les dépenses personnelles de cesenseignants, qui préfèrent alors s’abstenir de leursobligations. Ceci pourra faire avancer l’hypothèsed’une baisse de la participation de la communautédans les charges du secteur éducatif. 
3
Les nouvelles dates d'examen sont : le 22 juillet 2002 pour leCEPE, du 29 juillet au 1
er
août 2002 pour le BEPC, du 26 au 30août 2002 pour le Baccalauréat, à partir du 05 août 2002 pour leBAE, à partir du 12 août 2002 pour le Baccalauréat Technique etdu 19 au 22 août 2002 pour la 2
ème
série du BaccalauréatTechnique.
3. Abandon scolaire et absentéisme des élèves
a. En comparaison avec l’année passée, l’abandonscolaire a augmenté de 10%. Comparé au milieurural, le milieu urbain est le plus touché. L’abandon a surtout augmenté dans les écoles privées (+46%).
Dans les Communes urbaines, le nombre d’abandonscolaire est passé de 9 cas par établissement enmoyenne en mars 2001 à 14 cas en moyenne enmars 2002 (hausse de 53%). Pour les Communesrurales, le nombre de cas pour les deux périodes n'apas beaucoup évolué : 7 cas par établissement enmoyenne en 2001 à 6 cas cette année (baisse de9,3%). Notons que le taux d'abandon (nombred'étudiants ayant abandonné par rapport à l'effectif total en début d'année scolaire) à juin 2002 sechiffre en moyenne à 2,9% en milieu urbain et à3,3% en milieu rural.
Tableau 3 : Evolution des nombres de cas d'abandon entremars 2001 et mars 2002 (%)
Secteuréducatif 
Public
2001
Public
2002Privé2001Privé2002Total2001Total2002
 Zone urbaine
Antananarivo09,912,711,521,310,817,6Fianarantsoa10,617,212,115,211,516,1Mahajanga00,301,702,504,301,403,3 Ensemble07,911,509,915,709,013,7
 Zone rurale
Antananarivo03,404,109,005,73,94,2 Fianarantsoa10,508,800,000,89,27,8 Mahajanga08,607,706,006,08,57,6 Ensemble07,506,804,103,57,26,5
 Ensemble
7,57,68,212,07,78,5
Des divergences provinciales ont été remarquées. AAntananarivo, ce sont surtout les écoles privées quiont été le plus touchées par ce phénomèned'abandon tandis qu’à Fianarantsoa les écolesurbaines du secteur public semblent être celles quiont ressenti le plus d’impact. La baisse des activitésen milieu urbain depuis le début de la crise post-électorale a en effet sérieusement affecté lesconditions de vie des ménages urbains. Les pertesde revenus associées aux pertes d'emploi ontaccentué la pauvreté urbaine
4
. Des ménages se sontainsi brusquement retrouvés sans sources derevenus. Ainsi, le paiement des frais de scolarité estsurtout devenu problématique en milieu urbain,étant donné que les frais y étaient plus élevé(INSTAT, 2000) : il est estimé que 17% des élèvesdans les écoles privées n’arrivent pas à acquitterrégulièrement ou entièrement les écolages (Tableau4). Aussi le nombre d'abandon a-t-il augmenté de 8cas l'année dernière à 12 cas cette année. 
4
Les estimations avancent à près de 120.000 à 140.000 lenombre de suppression d'emplois à Antananarivo en avril 2002.
 
0246AntananarivoFianarantsoaMahajanga
   T  a  u  x   d   '  a   b  s  e  n   t  e   i  s  m  e   (   %
Urbain Avant Janvier 2002Urbain Apres mars 2002Rural Avant Janvier 2002Rural Apres mars 2002
Evolution des taux d’absentéisme journalieravant janvier 2002 et après mars 2002 pour l'année scolaire 2001-2002
Tableau 4 : Pourcentage des élèves qui n’arrivent plus àpayer les écolages au niveau des établissements privés depuismars 2002 (%)
 Zoneurbaine Zonerurale
Antananarivo34,310,0Fianarantsoa12,901,7Mahajanga05,201,0
 Ensemble17,01,7 
b. Par rapport au premier trimestre de l’annéescolaire 2001-2002, l’absentéisme après la repriseofficielle des cours en mars 2002 a connu unehausse de 20%.
Le taux d'absentéisme journalier
5
est passé de 2,4%au premier trimestre de l'année scolaire 2001-2002à 3% pour l'intervalle de mars à juin 2002(Graphique 1). La hausse la plus considérable a étéobservée dans la ville d'Antananarivo où le taux estpassé de 3,2% à 4,5%.
c. Le travail des enfants, la difficulté des parents àsubvenir à une alimentation adéquate des enfants, àhonorer les dépenses de scolarité et à supporter les frais de transport plus élevés ont été avancéscomme causes principales de l’augmentation del’absentéisme.
Ces causes ne peuvent pas être entièrement etsystématiquement imputées à la crise. En milieurural, cette période correspond à la récolte de riz etainsi la demande pour la main-d’œuvre des enfantsest plus élevée. Ne disposant pas d'éléments decomparaison avec les taux d'absentéisme de lapériode de mars à juin des années précédentes, onpeut avancer qu'il est fort probable que le milieuscolaire rural est plus affecté que le milieu urbainpour la demande du travail des enfants en cettepériode de l’année. Ainsi, cette cause del'augmentation du taux d'absentéisme a étémentionnée par 35% des établissements en milieurural (Tableau 5). Dans la mesure où la crise 
5
Taux d'absentéisme journalier : nombre d'élèves absents par jour par rapport au nombre total d'élèves
politique a engendré une baisse des revenus et queles ménages ruraux aient été contraints à se repliersur la main-d'œuvre familiale, la crise aprobablement contribué à une augmentation detravail des enfants et donc à l’absentéisme desélèves par rapport à une année normale.
Tableau 5 : Causes de l’absentéisme : pourcentaged’établissements ayant répondu positivement (%)
ZoneurbaineZoneruraleEnsembleFrais de transport trop élevés19,400,004,2 Manque d’enseignants02,802,302,4 Incapacité des parents àhonorer les frais de scolarité27,802,37,7Difficulté des parents pourl’achat de fournitures00,009,107,1 Problème d’alimentation desenfants13,931,127,4Travail des enfants02,834,828,0Grève16,704,507,1 Autres (période depaludisme, …)16,715,916,1
Total100,0100,0100,0
Selon les estimations des responsables desétablissements visités, l’absentéisme scolaire a étéégalement favorisé par l’incapacité des parents àsubvenir aux frais et dépenses de scolarité, demême que par les difficultés à assurer l'alimentationdes enfants. Parallèlement, on a constaté une baissedu taux de fréquentation des cantines établiesdepuis le début de l'année scolaire pour un peumoins de la moitié des écoles concernées.L'achat des fournitures demeure aussi un problèmecar les revenus monétaires ont considérablementdiminué cette année en comparaison avec l’annéedernière.

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