3
INTRODUCTION
L’Etat demeure le principal garant de l’activité économique. Cette situation se traduit parfois
par une augmentation des dépenses publiques sans rapport direct avec les possibilités internesde génération de ressources.
L’accroissement des dépenses d’éducation et de santé, dans unsouci de renforcement et de disposition d’une main d’œuvre suffisante et qualifiée, le phénomène d’urbanisation et de l’aménagement du territoire, l’implication de l’Etat dansl’activité économi
que et les difficultés économiques croissantes auxquelles font face lespopulations, sont autant de facteurs qui expliquent en partie la croissance des dépensespubliques ces dernières années.
L’essentiel des dépenses budgétaires est constitué de recettes
fiscales, c'est-à-
dire d’impôts et
de taxes.
La politique fiscale n’est pas tout à fait neutre par rapport à l’activité économique, ce quiconforte l’objet de l’étude de ses relations avec les stratégies de développement.
L’impôt, au Sénégal, est une contr
ibution pécuniaire obligatoire
–
pour les assujettis
–
ne
donnant pas lieu à un remboursement. Il existe différentes sortes de classification de l’impôt
parmi lesquelles la classification administrative, qui distingue les impôts directs des impôtsindirect
s et des droits d’enregistrement et de timbres.
L’impôt direct est recouvré par le Trésor public, liquidé par le fisc et directement supporté par celui qui le paie alors que l’impôt indirect est assis sur et recouvré par l’administration fiscale
et support
é par l’utilisateur final du bien imposé. Quant aux droits d’enregistrement et detimbres, ce sont des impôts qui frappent la richesse lorsqu’elle passe d’un patrimoine à un
autre.
Pour les économistes libéraux, l’impôt reste une variable financière plutôt
qu’une variable
instrumentale. Leur préoccupation est de trouver un impôt « neutre », qui perturbe le moinspossible les mécanismes du marché. De ce fait, la politique fiscale est dite optimale, si elle
n’entraine pas de distorsions dans le choix des agen
ts économiques.
L’impôt direct peut être considéré comme un simple transfert de ressources des ménages etdes entreprises vers l’Etat. En revanche, l’Etat est tenu de verser des allocations aux ménages
et de fournir des infrastructures à la collectivité, a
insi que de réguler l’environnement des