Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Save to My Library
Look up keyword
Like this
4Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
Les institutions de microfinance malgaches face à la crise: quelles premières leçons tirer? (AFD - 2011)

Les institutions de microfinance malgaches face à la crise: quelles premières leçons tirer? (AFD - 2011)

Ratings: (0)|Views: 521 |Likes:
Published by HayZara Madagascar
Depuis début 2009, Madagascar a été touchée par une crise qualifiée en général de « double », puisque la crise politique (renversement du président en janvier 2009) s’est doublée d’une récession économique, avec une baisse du PIB estimée à 3,7% en 2009 et 2% en 20101.

En comparaison des crises précédentes qu’avait pu connaître le pays, en 2002 notamment, cette crise paraît à la fois moins marquée, mais plus longue, avec encore aujourd’hui une forte incertitude sur l’avenir. En octobre 2010, la crise politique n’est pas encore résorbée, et les plus optimistes tablent sur une reprise économique au mieux à partir de 2012.

Ce document rend compte d’une mission menée à Madagascar pour préparer le séminaire organisé par l’AFD le 21 octobre 2010, sur l’impact de la crise malgache sur la microfinance. Cette mission, qui s’attache à mesurer les effets de la crise spécifiquement sur le secteur de la microfinance, vient en complément des premières analyses de J.B. Véron et B. Savoye, de l’AFD, sur les aspects macro-économiques et politiques et l’impact global de la crise sur le secteur financier.

Cette mission s’inscrit également dans la continuité d’une étude plus large menée en 2009 par l’AFD sur la microfinance dans les Etats fragiles2 : l’exemple de Madagascar illustre plusieurs des conclusions de cette étude, et se présente comme un cas pratique d’analyse du secteur de la microfinance face à une crise à la fois politique, économique et sociale.
********************************
AFD 2011
Depuis début 2009, Madagascar a été touchée par une crise qualifiée en général de « double », puisque la crise politique (renversement du président en janvier 2009) s’est doublée d’une récession économique, avec une baisse du PIB estimée à 3,7% en 2009 et 2% en 20101.

En comparaison des crises précédentes qu’avait pu connaître le pays, en 2002 notamment, cette crise paraît à la fois moins marquée, mais plus longue, avec encore aujourd’hui une forte incertitude sur l’avenir. En octobre 2010, la crise politique n’est pas encore résorbée, et les plus optimistes tablent sur une reprise économique au mieux à partir de 2012.

Ce document rend compte d’une mission menée à Madagascar pour préparer le séminaire organisé par l’AFD le 21 octobre 2010, sur l’impact de la crise malgache sur la microfinance. Cette mission, qui s’attache à mesurer les effets de la crise spécifiquement sur le secteur de la microfinance, vient en complément des premières analyses de J.B. Véron et B. Savoye, de l’AFD, sur les aspects macro-économiques et politiques et l’impact global de la crise sur le secteur financier.

Cette mission s’inscrit également dans la continuité d’une étude plus large menée en 2009 par l’AFD sur la microfinance dans les Etats fragiles2 : l’exemple de Madagascar illustre plusieurs des conclusions de cette étude, et se présente comme un cas pratique d’analyse du secteur de la microfinance face à une crise à la fois politique, économique et sociale.
********************************
AFD 2011

More info:

Published by: HayZara Madagascar on Jul 05, 2011
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

09/27/2011

pdf

text

original

 
 
1
 
 
2
 AVERTISSEMENTLES ANALYSES ET CONCLUSIONS DE CE DOCUMENT SONT FORMULEES SOUS LA RESPONSABILITE DESES AUTEURS. ELLES NE REFLETENT PAS NECESSAIREMENT LE POINT DE VUE OFFICIEL DE L’AGENCEFRANCAISE DE DEVELOPPEMENT OU DE SES INSTITUTIONS PARTENAIRES.EDITION : MAI 2011
 
 
3
 Avant-propos
 Les premières institutions de microfinance (IMF) sont apparues dans les années 1990 à Madagascar.Au départ intégrées dans des projets financés par l’aide internationale et mises en œuvre par desONG, elles se sont peu à peu institutionnalisées avant de s’étendre dans des zones urbaines ou ruralesnon encore desservies. A partir des années 2000, des filiales de sociétés d’investissement se sont lancées directement dans des activités de microfinance, principalement dans les grands centresurbains du pays. Aujourd’hui, la majorité des IMF sont présentes en ville où le secteur est devenufortement concurrentiel, alors que les populations vivant dans les régions rurales enclavéescontinuent, pour la plupart, à ne pas bénéficier des services financiers de base.La crise internationale puis la crise politique qui a éclaté en janvier 2009 entrainant des sanctions del’aide internationale, ont sensiblement impacté l’économie locale. Néanmoins, Madagascar étonne parla résilience de son économie face à cette double crise. Cette résilience tient notamment à laprépondérance de son économie rurale de subsistance, à sa capacité de privation en matière dedépenses publiques, ainsi qu’aux puissants ressorts de son économie informelle. Le conservatismebudgétaire et fiscal de Madagascar et de son système financier, qui ont en leur temps handicapé lacroissance, constituent aujourd’hui des facteurs d’endurance dans des circonstances qui pourraient paraître critiques. Il n’empêche que le plus grand nombre s’appauvrit (surtout dans les zonesurbaines) et que les coûts sociaux de la crise, le non-droit, les incertitudes et les pillages hypothèquenl’avenir et l’image du pays. Enfin, dans ce contexte de crise, les réformes sont à l’arrêt oucompromises.Les agences des institutions de microfinance implantées en milieu urbain ont été les plus exposéesaux évènements du premier semestre 2009. Néanmoins, malgré la crise, on estime que l’encours decrédit total a sensiblement augmenté en 2009 avec deux tendances parallèles :
 
la montée en puissance des institutions de microfinance récemment implantées,
 
le ralentissement d’octroi de crédits des IMF implantées depuis plus longue date.Dans ce contexte, il semblait intéressant de dresser un bilan pour étudier les impacts de la crise de 2009 et mesurer, à l’issue de ces évènements, la performance des IMF intervenant en milieu urbain.L’étude présentée dans cette publication a été restituée lors du séminaire sur la microfinance qu’aorganisée l’Agence Française de Développement (AFD), en collaboration avec la Coordination Nationale dela Microfinance, à Antananarivo, le 21 octobre 2010.Cet évènement s’adressait principalement aux dirigeants des institutions de microfinance (IMF), auxpouvoirs publics ainsi qu’aux autres bailleurs soutenant ce secteur.Plus de 110 personnes étaient présentes, dont seize IMF de tout le pays, des représentants du Ministère del’Agriculture, des Finances et de l’Aménagement de Territoire ainsi que les principaux bailleurs de fondsintervenant dans ce secteur.L’étude a alors présenté les activités et les enjeux de la microfinance dans la crise, laissant ensuite place àune table-ronde donnant la parole aux directeurs généraux des principales IMF actives à Madagascar(Accès Banque, ACEP, CECAM, OTIV, SIPEM).Ce séminaire a donné l’occasion aux professionnels de la microfinance de se réunir pour mutualiser lesdifficultés rencontrées pendant la crise et les solutions mises en place pour y faire face. Il a permis desensibiliser les organismes étatique de régulation aux enjeux réglementaires actuels et d’identifier despistes de réflexion pour que, dans un contexte de concurrence accrue, le développement de lamicrofinance à Madagascar se fasse bien au profit des populations n’ayant pas accès aux servicesbancaires classiques.

Activity (4)

You've already reviewed this. Edit your review.
1 thousand reads
1 hundred reads
joserand liked this
doskely liked this

You're Reading a Free Preview

Download
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->