La La uLL
Dès son apparition sur Terre, l’homme a commencé à se battre, toutd’abord à mains nues, je présume, puis s’est armé d’un bâton, d’unelance. L’escalade a été dès lors inévitable. En quelques millions d’annéeset après de nombreux confits tout autour de la planète, ces derniersétant encore au sommaire de nos journaux télévisés quotidiens, nous parlons aujourd’hui plus de sécurité globale, de protection, de systèmesde déense intégrés que d’arontements directs. Je ne suis pas sûr que cela soit complètement dû à une plus grande sagesse acquise avec le temps, mais disons qu’une certaine raison a ait place à une olie certaine connue lors des siècles précédents. Les me-naces classiques qui pesaient sur les nations sont lentement passées de la peur de l’envahissement d’un territoire par les rontières à la crainte per-manente d’une attaque subite et imprévisible au cœur d’un pays, d’uneville, d’un quartier. La sécurité des personnes n’est plus directement as- surée par un ort arsenal protégeant les limites d’un pays, mais davantage par une surveillance accrue de menaces plus diuses et pouvant être leait d’un seul individu. Prévenir est devenu le maître mot des systèmesde déense actuels. Si ces moyens de déense permettent principalement d’anticiper desmenaces éventuelles, ils n’en sont pas moins utiles pour des interven-tions d’un autre type comme l’aide humanitaire. L’homme n’est plus ici àl’origine de la catastrophe, dite naturelle. Un tremblement de terre, uneinondation, un tsunami, peuvent mettre en danger l’intégrité de popula-tions ayant la malchance d’être au mauvais endroit au mauvais moment.La fexibilité des produits militaires, de l’avion à l’hélicoptère en passant par l’hôpital de campagne, ont permis ces dernières années d’apporter un soutien considérable aux personnes touchées de plein ouet par cescataclysmes, aussi soudains que meurtriers. Systèmes de déense, fexibilité accrue, compétences multiples, lemilitaire est devenu proessionnel. Celui de demain aura des aptitudesencore plus diverses. Ingénieur, médecin, chirurgien, et soldat, ne l’ou-blions pas, il aura à sa disposition des outils perormants, complets maiscomplexes et qui demanderont un savoir-aire accru. Le tout pour proté- ger les populations, bien sûr, mais aussi pour le protéger lui, le militaire, le spécialiste de la protection, le technicien.Le temps de la chair à canon envoyée au ront est heureusement entrain de disparaître et ce, entre autres, grâce aux industriels, qui mettentà la disposition des déenses nationales ces outils de protection. Onvoit malheureusement encore aujourd’hui sur les théâtres d’opérationsque sont l’Aghanistan ou l’Irak que les pertes humaines sont toujoursd’actualité. Peut-être enverrons-nous, un jour, des machines – sortesde lances virtuelles héritées des temps passés – se battre à la place deshommes. Ces derniers resteront bien évidemment indispensables, maisdevraient contrôler les opérations depuis leur Poste de Commandement,à des milliers de kilomètres de ces champs de bataille où aucun soldat,espérons-le, ne mettra jamais plus le pied.
stéhne Deferédcter en chef defer@2lneted.com
ÉDITO
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