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Mittenaere (Sergent) René- L'héroïque épopée

Mittenaere (Sergent) René- L'héroïque épopée

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Published by Nunusse
A tous ceux qui ont versé leur sang pour que l’Europe et le monde vive. A tous ceux qui sont tombés sur les champs de bataille du monde.
A tous ceux qui ont lutté et souffert pour que la Paix
recouvre le Globe de son manteau d’espérances.
Je n’ai pas l’intention d’écrire un livre historique. Mes souvenirs cependant, suivent un ordre chronologique assez apparenté aux grands mouvements de la guerre.
Si je ne me sens pas qualifié pour faire de l’Histoire il est pourtant exact que tous les faits que je rapporterai dans les pages suivantes ont été repris dans mon cahier de notes, lequel, en vrai journal de campagne, a scrupuleusement retenu tout ce qui avait un certain intérêt. À la lumière de ces faits, j’espère établir ce que fut mon calvaire comme celui de mes compagnons d’armes pendant les années de lutte sans merci que nous eûmes à soutenir dans un combat toujours inégal dans les forces engagées. Mais ne l’oublions pas cette poignée d’hommes n’avaient jamais perdu le courage et l’espoir d’être libres et c’est en vrais idéalistes qu’ils se sont soudés comme un bloc pour résister et pour vaincre.
Les pages qui suivent ne seront que le reflet de ce qui s’est passé autour de mes compagnons et de moi-même à travers les tourments de la guerre.
Soyez assurés que l’imagination ne trouve aucune place dans la relation de ces récits et que seul le réalisme le plus direct a présidé à leur narration.
Tout se passe sur le « théâtre des opérations »... pas ailleurs.
[...]Nous accostons à Fort Soudan le 15 février. L’accueil est loin d’être aussi chaleureux qu’à Freetown. Je suis débarqué le même jour et en attendant le matériel qui nous arrive au fur et à mesure, nous nous organisons en vue de combats ultérieurs. Le 24 février de nouveau, le bataillon est embarqué pour un court voyage de 24 heures qui nous conduit à Marsataday. Ici la chaleur est véritablement insupportable et atteint, par moment quelque 50 à 55 degrés.
La bataille pour Kéren a commencé. Bataille contre les éléments qui sont ici notre plus implacable ennemi, chaleur suffocante, sable brûlant, tourbillons aveuglants, toute la gamme des désagréments qui nous font terriblement souffrir. Le poste avancé de Cub-Cub a été investi par le Bataillon BM 3. C’est la première victoire des Forces Françaises Libres en Erythrée. En liaison avec les troupes Hindoues, la Brigade Française d’Orient, après plusieurs jours de furieux combats, sous un soleil de feu (on a enregistré parfois jusqu’à 60) nous prenons Keren qui est le poste clef de l’Erythrée.
Koslowski, le Polonais, me dira que durant les dix-huit années de service qu’il a passé à la Légion, il n’a jamais tant souffert qui ont précédé la chute de Keren. Les réserves d’eau ne pouvant suivre la progression, les hommes n’avaient reçu que quelques quarts d’eau. La langue enflée au point que les ordres devaient être donnés par signe, les yeux presque fermés par le sable, ces hommes devaient prendre Keren fortifié à plusieurs centaines de mètres du niveau de la plaine. L’ennemi était retranché dans des abris creusés à vif dans le rocher, surplombant une montée à pic. Pour ne pas succomber à la soif, il est des hommes qui ont bu leur propre urine.[...]
A tous ceux qui ont versé leur sang pour que l’Europe et le monde vive. A tous ceux qui sont tombés sur les champs de bataille du monde.
A tous ceux qui ont lutté et souffert pour que la Paix
recouvre le Globe de son manteau d’espérances.
Je n’ai pas l’intention d’écrire un livre historique. Mes souvenirs cependant, suivent un ordre chronologique assez apparenté aux grands mouvements de la guerre.
Si je ne me sens pas qualifié pour faire de l’Histoire il est pourtant exact que tous les faits que je rapporterai dans les pages suivantes ont été repris dans mon cahier de notes, lequel, en vrai journal de campagne, a scrupuleusement retenu tout ce qui avait un certain intérêt. À la lumière de ces faits, j’espère établir ce que fut mon calvaire comme celui de mes compagnons d’armes pendant les années de lutte sans merci que nous eûmes à soutenir dans un combat toujours inégal dans les forces engagées. Mais ne l’oublions pas cette poignée d’hommes n’avaient jamais perdu le courage et l’espoir d’être libres et c’est en vrais idéalistes qu’ils se sont soudés comme un bloc pour résister et pour vaincre.
Les pages qui suivent ne seront que le reflet de ce qui s’est passé autour de mes compagnons et de moi-même à travers les tourments de la guerre.
Soyez assurés que l’imagination ne trouve aucune place dans la relation de ces récits et que seul le réalisme le plus direct a présidé à leur narration.
Tout se passe sur le « théâtre des opérations »... pas ailleurs.
[...]Nous accostons à Fort Soudan le 15 février. L’accueil est loin d’être aussi chaleureux qu’à Freetown. Je suis débarqué le même jour et en attendant le matériel qui nous arrive au fur et à mesure, nous nous organisons en vue de combats ultérieurs. Le 24 février de nouveau, le bataillon est embarqué pour un court voyage de 24 heures qui nous conduit à Marsataday. Ici la chaleur est véritablement insupportable et atteint, par moment quelque 50 à 55 degrés.
La bataille pour Kéren a commencé. Bataille contre les éléments qui sont ici notre plus implacable ennemi, chaleur suffocante, sable brûlant, tourbillons aveuglants, toute la gamme des désagréments qui nous font terriblement souffrir. Le poste avancé de Cub-Cub a été investi par le Bataillon BM 3. C’est la première victoire des Forces Françaises Libres en Erythrée. En liaison avec les troupes Hindoues, la Brigade Française d’Orient, après plusieurs jours de furieux combats, sous un soleil de feu (on a enregistré parfois jusqu’à 60) nous prenons Keren qui est le poste clef de l’Erythrée.
Koslowski, le Polonais, me dira que durant les dix-huit années de service qu’il a passé à la Légion, il n’a jamais tant souffert qui ont précédé la chute de Keren. Les réserves d’eau ne pouvant suivre la progression, les hommes n’avaient reçu que quelques quarts d’eau. La langue enflée au point que les ordres devaient être donnés par signe, les yeux presque fermés par le sable, ces hommes devaient prendre Keren fortifié à plusieurs centaines de mètres du niveau de la plaine. L’ennemi était retranché dans des abris creusés à vif dans le rocher, surplombant une montée à pic. Pour ne pas succomber à la soif, il est des hommes qui ont bu leur propre urine.[...]

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Published by: Nunusse on Jul 17, 2011
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l’héroïque
 
épopée
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