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Non-labour - cycle ethylène (lecture à l'écran)

Non-labour - cycle ethylène (lecture à l'écran)

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01/01/2013

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Depuis de nombreuses années, les explicationsdémontrant les avantages du jardinage et de laculture sans labour sont restées dans le domaine dela « science folklorique », sous le regard sceptiquedes « vrais scientifiques ». Puis presque par chance,une perspective révolutionnaire sur lefonctionnement naturel des sols fut découverte par un spécialiste en la matière, le docteur Alan Smith,du département agricole du New South Wales(Australie).Smith étudiait la maladie fongique dévastatrice
(Phytophtora) qui paralysait l’industrie de l’avocat 
dans le nord du N.S.W au milieu des années 70. Lebut de ses recherches était de trouver un moyen de
contrôle. Mais alors qu’il cherchait à comprendre la
maladie dans différentes conditions pédologiques, sesdécouvertes renversèrent beaucoup des croyancesconventionnelles des sciences du sol.La découverte de Smith était un schémacomplexe de relations entre les plantes, les micro-organismes du sol et les nutriments. Dans les solsnaturels imperturbés, ces processus fonctionnaient 
sainement et contrôlent efficacement l’activité
microbienne y compris celle des populations
d’organismes pathogènes comme Phytophtora. Ils
régulent également la libération des nutriments présents dans le sol sous forme inassimilable. Dansles sols perturbés par le labour et les façonsculturales et / ou fertilisés aux nitrates, ces processus
n’ont et ne peuvent avoir lieu.
 Ses travaux démontrent pourquoi des systèmescomme la culture sans labour de FUKUOKAobtiennent un tel succès. Elle met également en
 garde contre l’utilisation abusive des fertilisants
« naturels », riches en azote comme le fumier de poule et la plantation démesurée de légumineuses
(fixatrices d’azote)
puis de leur enfouissement.Chacune de ces deux pratiques peuvent aboutir à des
taux excessifs d’ammonium transformé en nitrates
solubles au moindre labour, qui bouleversent et détruisent ces processus essentiels à un sol sain et vivant.Des trouvailles similaires ont été faites
indépendamment par d’autres spécialistes du sol en
 Afrique et en Europe ces dernières années
– 
 notamment le processus décrit dans la section« mobilisation des nutriments essentiels aux  plantes » dans cet article.Malgré son importance, cette étude est restée
 pratiquement ignorée parmi les dossiers et n’a pas
encore fait sa place dans les institutions ou le livres
éducatifs de l’agriculture et l’ 
horticulture. Ceci est une lecture indispensable pour les jardiniers, lesfermiers et les étudiants des sciences de la vie. Lisez-le plusieurs
fois jusqu’à le comprendre
à fond dansses implications, cela en vaut bien la peine.Robyn Francis.Si vous voulez des renseignements complémentairessur les recherches en non-labour, consultez le travailde Marc Bonfils
: Le Sol et l’Erosion.
 Emilia Hazelip.
Rhizosphère : zone du sol occupé par les racines.Intrants
: apport d’une énergie extérieure au
système.Les interactions microbiennes du sol jouent unrôle clé dans le contrôle biologique des maladiesdes plantes, le renouvellement de la matièreorganique et le recyclage des nutriments essentielsaux plantes. Une prise de consciences desmécanismes impliqués peut conduire à des
méthodes de cultures plus efficaces, qu’il s’agisse
 
2
de plantes alimentaires en agriculture ou de plantesde jardin.Avant de débattre de ces interactions, il estessentiel de réaffirmer la position unique des
plantes dans l’écosystème
. Elles sont les seulsorganismes vivants à pouvoir utiliser directement lalumière du soleil et à la transformer dans desformes assimilables par les autres êtres vivants.Le pigment vert dans leurs feuilles, la chlorophylle,
capte l’énergie solaire et une réaction s’y produit
avec le dioxyde de carbone puisé dans
l’atmosphère, qui engend
re les composés carbonésutilisés par les autres créatures
: c’est la
photosynthèse
. Y compris l’humain, les animaux, les
insectes et les micro-organismes.Bien que les plantes aient cette capacité unique
de transformer l’énergie solaire en énergie chimiquequ’elles utilisent pour grandir, métaboliser et se
reproduire, ell
es ont également besoin d’autreséléments qu’elles sont in
capables de préleverdirectement (elles ne peuvent prélever directementque
carbone, l’oxygène, l’hydrogène
issus de
l’atmosphère)
: ce sont par exemple l
’azote, le
phosphore de souffre, le calcium de magnésium, lepotassi
um, et d’autres oligo
-éléments (28 élémentsau total). Le sol est un réservoir de ces éléments,mais pour obtenir un approvisionnement adéquat,les plantes doivent mobiliser les nutriments enaltérant le sol environnant leurs racines. Un grand
moyen qu’elles utilisent pour ce faire est de stimulerl’activité des micro
-organismes qui alors accroissentla mobilisation des nutriments. La plante stimule la
vie microbienne du sol en fournissant de l’énergiechimique sous forme d’exsudats au niveau desracines. C’est ainsi que s’établit une intime relation
entre les plantes et les micro-organismes.Malheureusement, beaucoup des pratiquesagricoles conventionnelles affectent cette relation,
ce qui pose des problèmes d’approvisionnement àla plante et augmente l’incidence des maladies.
 La dernière recherche montre que durant leurvie, les plantes perdent dans le sol attenant aux
racines jusqu’à 25% des composées carbonés
produits dans leurs feuilles. Ce matériel est perdu
aussi bien sous forme d’exsudats que de cellules
mortes. A première vue, ceci ressemble à unmécanisme hautement gaspilleur et inefficace : la
plante s’évertue à convertir l’énergie solaire enénergie chimique, mais ensuite, elle perd presqu’un
quart de cette énergie dans le sol.Considérer que rien
n’étant parfait dans la
nature il est donc normal que les racines aient desfuites est une opinion à laquelle je ne me range pas.Je crois fermement que si un organisme vivantsemble perdre un quart de son énergie, cette« perte » doit finalement lui profiter directement. Si
ce n’était pas le cas, l’évolution aurait abouti à la
sélection de plantes plus économes.Comment cette perte de composée profite-t-elle à la plante ? Pour la plupart, ces composés sont
des sources d’énergie pour les micros organismes
qui prolifèrent dans la rhizosphère. Ces micro-organismes se multiplient si
intensément qu’ils
vident de nombreux micro-sites de leur dioxygèneau sein de la rhizosphère. Ainsi, des micro-organismes anaérobies se développent. Ledéveloppement de ces micro-sites anaérobies joueun rôle important dans le maintien de la vigueur etla santé des plantes.
Notre recherche montre que l’éthylène, un
simple composé gazeux, est produit dans cesmicro-sites anaérobies. En outre, cet éthylène est un
régulateur critique de l’activité des
micro-organismes du sol et en tant que tel, il affecte
l’intensité du renouvellement de la matière
organique, le recyclage des nutriments des plantes
et l’efficience des maladies provenant du sol. Lesconcentrations d’éthylène dans l’atmosphère du sol
excèdent rarement une à deux parties par million.
L’éthylène ne tue pas les micro
-organismes du solmais les inactive temporairement. Quand les
concentrations d’éthylène chutent, l’activité
microbienne renaît.
L’éthylène du sol est produit dans ce qu’on
appelle le cycle Oxygène-Ethylène : Initialement, lesmicro-organismes prolifèrent sur les exsudats des
plantes et éliminent l’oxygène des microsites du sol
.
L’éthylène est produit dans ces micro
-sites etdiffuse alentours, inactivant les micro-organismesdu sol sans les tuer. Quand ceci se produit, la
 
3
demande d’oxygène diminue et celui
-ci réinvesti lesmicro-sites. Ceci stoppe ou réduit fortement la
production d’éthylène, ce qui autorise les micro
-organismes à reprendre leur activité. Ces conditionsfavorables
à la production d’éthylène dont recréées
et le cycle est continuellement répété.
Dans l’atmosphère des sols imperturbés commeceux des praires ou des forêts, l’éthylène peut être
 continuellement détecté, indiquant que le cycleoxygène-éthylène se produit efficacement. A
l’inverse les concentrations d’éthylène dans les sols
agricoles sont extrêmement faibles voire nulles.
On peut s’attendre à ce que l’éthylène joue un
rôle important sur la population microbienne du sol.Il est bien établit que dans les écosystèmesimperturbés où il existe un renouvellement lent etéquilibré de la matière organique et un recyclageefficace des nutriments, les maladies provenant dusol sont insignifiantes.Quand ces écosystèmes sont perturbés par
l’agriculture ou la sylvicul
ture, la situation changeradicalement. La matière organique du sol régressedangereusement, les déficiences en nutriments
deviennent communes et l’incidence des maladies
augmente considérablement.
Tenter de juguler ces problèmes par l’usage des
fertilisants et des pesticides augmentedémesurément les coûts de production. Il estégalement vrai en général que plus longtemps ontravaille le sol, plus ces intrants sont nécessairespour maintenir les rendements.Nous affirmons que la tendance pourrait aumoins partiellement être renversée si nous créions
des conditions favorables à la production d’éthylènedans ces sols. Nous savons maintenant qu’une des
raisons majeures du défaut de la production
d’éthylène dans
les sols agricoles perturbés est quenos techniques provoquent un changement de la
forme de l’azote dans le sol. Dans les terres
imperturbées comme celles des forêts et des
prairies, pratiquement tout l’azote présent l’est sousforme d’ammonium avec juste
une trace de nitrates.Quand ces écosystèmes sont dérangés par les
façons culturales, pratiquement tout l’azote du sol
prend la forme nitrate. Ce changement a lieu parceque ces modes de culture conventionnels stimulent
l’activité d’un certain groupe de ba
ctéries
spécialisées dans la conversion de l’ammonium en
nitrate.Les plantes et les micro-organismes peuventutiliser chacune de ces formes, mais notre étudemontre que
la production d’éthylène est inhibée
partout où les nitrates sont présents à des taux plus
élevés que des traces. L’ammonium n’a pas cet effetinhibiteur sur la production d’éthylène.Le nitrate stoppe la production d’éthylène parcequ’il interfère dans la formation des sitesanaérobies. Quand tout l’oxygène est consommé,
une série de réactions chimiques complexes sedéclenche. Un des changements les plus importantsest le passage du fer de la forme oxydée à la formeréduite, de la forme ferrique (Fer(III) : Fe
3+
) à laforme ferreuse (Fer(II) : Fe
2+
). Le fer est l’un des
constituants majeurs du sol, totalisant 2 à 12% de lacomposition de ce dernier. Dans un solcorrectement aéré, pratiquement tout le fer estdans sa forme ferrique (oxyde de fer(III) : Fe
2
O
3
),
immobile. Si l’oxygène est épuisé dans les
microsites et que les conditions sont réductrices
(perte de l’oxyde O
2
), ces minuscules cristaux sebrisent et le fer prend alors sa forme ferreuse(oxyde de fer (II) : FeO), extrêmement mobile. Unefois encore notre étude a montré que la production
d’éthylène a lieu dans le sol à condition
que le fer
soit dans sa forme ferreuse. En d’autres termesl’oxyde ferreux est un déclencheur spécifique de laproduction d’éthylène. S’il n’y a pas d’oxygène dans
les microsites mais des nitrates, alors lestransformations complexes aboutissant à laréduc
tion du fer sont inhibées. C’est ainsi que lesnitrates stoppent la production d’éthylène.
 
Comment l’oxyde ferreux déclenche
-t-il la
libération d’éthylène dans le sol
? Cette forme du
fer réagit avec un précurseur de l’éthylène déjà
présent dans le sol po
ur donner de l’éthylène. Notre
travail établit que ce précurseur provient des
plantes et plus important, qu’il atteint des taux
appréciables seulement dans les feuilles les plusâgées et les plus sénescentes. Quand ces viellesfeuilles tombent à terre et se décomposent, le
précurseur s’accumule dans le sol
; les conditionssont alors favorables à la mobilisation du fer ;
l’éthylène est produit.
 

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