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Droit International Public

Droit International Public

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11/23/2012

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Novikov, Ilya V.Prof. Robert KolbBARI 2009/2010
DROIT INTERNATIONAL PUBLIC
PREMIERE PARTIE : ASPECTS INTRODUCTIFS
Chapitre I - La définition du droit international public :
• Contrairement au droit pénal, ou au droit de la famille, qui ont pour objet des notionsfamilières pour tous, le concept de droit international public échappe à la plupart despersonnes. Les composantes du terme sont pourtant révélatrices -
droit
 
inter 
 
nation
aldésigne effectivement le droit qui régit les relations entre les nations, et le terme
public
indique que les sujets de ce système juridique sont les Etats.- Définition :
sujet de droit
:
toute personne (physique ou morale) ou entité qui al’aptitude d’être titulaire de droits ou d’obligations juridiques.
 • Définition :
droit international
:
« […] droit applicable à la société internationale. Cetteformule […] implique l’existence d’une société internationale distincte de la sociéténationale ou société interne, ou encore étatique. Elle délimite, en même temps, les champsd’application respectifs du droit international et du droit interne. Elle confirme enfon le liensociologique, donc nécessaire, entre droit et société. Toute société a besoin de droit et toutdroit est un produit social.
Ubi societas, ibi jus
[là où il y a société, il y a aussi droit] est unadage qui est vérifié dans le temps et dans l’espace. » (DAILLIER, FORTEAU, PELLET,
« Droit International Public »
, 8
ème
éd., Paris, 2009, p.43)- « La nomination « droit international » est aujourd’hui celle qui est le pluscouramment employée pour désigner le droit de la société internationale. [Cetteexpression] revient [au philosophe britannique Jeremy Bentham, qui a ressuscité laformule latine «
ius inter gentes
» (droit entre les gens) pour désigner le « droit entre lesnations »]. « Droit international » doit être alors considéré comme synonyme de droitréglant les relations entre Etats, ou droit interétatique. » (Idem, pp. 43-44)- « [En] rapport avec la transformation de la société internationale, il doit êtreégalement compris comme un droit qui n’est plus exclusivement interétatique, même s’ille reste principalement en raison du rôle premier des Etats dans la vie internationale etde l’influence terminante qu’exerce la notion de
souveraineté
[caractéristiqueessentielle de l’Etat]. » (Idem, p. 44)- « [Le droit de la société internationale] est également présenté parfois comme le droitde la « communauté internationale » ; [ceci a été remis en question car on] a objecté quel’extrême hétérogénéité des Etats dispersés de par le monde est incompatible avecl’existence d’une communauinternationale considérée comme communauuniverselle. Les différences de langue, de culture, de religion, de civilisation séparent aulieu d’assembler les peuples. » (Idem, pp. 44-45)
- 1 -
 
a). Différentes conceptions du droit international :
Il existe deux écoles de pensées définissant le droit international et la sociétéinternationale actuelle, l’une dominante, l’autre minoritaire :i). Conception dominante :
Selon la conception dominante, le droit international public (ci après, DIP) estl’ordre international qui régit essentiellement les relations des Etats entre eux, ainsique vis-à-vis d’autres sujets de droit. Les organisations internationales (ci après, OI)possèdent également des droits et des obligations au niveau international.
Certaines organisations non-gouvernementales (ci après, ONG), telles que laCICR, sont des associations ayant un statut international qui leur est reconnu par ledroit coutumier et diverses conventions. Les deux peuvent conclure des traités avecd’autres sujets du DIP, ils possèdent donc une personnalité juridique internationale,ce qui permet l’extension du DIP aux rapports entre les OI et ONG.
Puisque le droit international est un droit entre Etats, le DIP est doncessentiellement un droit politique et c’est pour cette raison que l’on appelle public.Le DIP est dénommé
ius inter potestates
, ou droit entre les puissances.ii). Conception minoritaire :
Selon cette conception très anciennes, dont les origines remontent au droit romain,le DIP régit toutes les relations qui transcendent les frontières nationales. L’Eglise,les entreprises multinationales, les personnes (physiques ou morales) s’engageantdans une activité qui transcende une frontière entreraient dans le domaine du DIP.
Cette conception beaucoup plus large du DIP, prônant l’agglomération durèglement de tout rapport entre individus et entités dans un même ordre juridiquemondial, provient du
ius gentium
romain et suscite aujourd’hui un intérêt nouveau,du fait du recul de la sphère publique par l’avancée de la privatisation qui atteinttoutes les sphères, y compris le domaine des relations internationales. b). Distinctions structurelles entre le droit international public et le droit interne :• Outre des différences évidentes, telles que la différence des sujets de droit, de leur droits, de leurs obligations et de leurs compétences, il y a une différence structurellefondamentale qui échappe souvent les esprits : il s’agit de la verticalité du droit interne,qui s’oppose à l’horizontalité du droit international public :i). Verticalité :• L’ordre juridique interne est basé sur la subordination des sujets de droit à lacollectivité organisée. Le droit Suisse, une fois adopté, s’impose aux sujets dedroits, à chaque membre du corps social, il est en ce sens vertical et pourvu desanctions centralisées, et implique la soumission des citoyens à l’Etat.- 2 -
 
ii). Horizontalité :Le droit international public n’est non pas subordinatif, mais coordinatif. Il estexécuté entre des Etats souverains se rencontrent sur un pied d’égalité. Alors queles citoyens sont soumis à l’Etat. Les Etats n’acceptant pas de supérieurs, desrègles de droit ne peuvent être établies que dans le cadre d’accords entre lespremiers. Il est infiniment plus difficile d’imposer une règle à un Etat à cause de sasouveraineté. – d’où le caractère coordinatif de l’ordre juridique international.• Il existe donc des différences structurelles énormes entre le [DIP] et le droit interne.Dans le cadre de la législation au niveau interne, le jour où une nouvelle loi entre envigueur, elle est valable pour tous. Au niveau international, les règles ne sont non pasimposées (sauf exceptions rares), mais proposées et négociées. Lorsqu’un Etat donneson accord à être lié par une nouvelle règle de droit international, il décide de la date deson entrée en vigueur, et peut produire des réserves à cette nouvelle règle.• La souveraineté rend tout procédé juridique infiniment plus compliqué dans le DIP, etdonc pour juger de la qualité ou de la bonté (le fait que l’ordre juridique remplisse sesfonctions) de l'ordre juridique international, il le faire à partir faut partir de ce concept desouveraineté, qu’est la base fondamentale de l’ordre juridique international moderne. - «
La distinction entre [DIP] et droit international pri[...] repose sur unedifférence d’objet. Alors que le [DIP] gle les rapports entre Etats, le droitinternational privé règle les rapports entre personnes privées, physiques ou morales. Au cœur du droit international privé, les canismes de « conflits de loi »s’efforcent de permettre la détermination du droit applicable lorsque le recours àdeux ou plusieurs systèmes juridiques nationaux peut être envisagé pour régler unproblème donné. » (DFP, «
 Droit International Public
», p. 45)- « Selon la Cour Permanente de Justice internationale, « les gles de droitinternational privé font partie du droit interne », exception faite de l’hypothèse oùelles seraient « établies par des conventions internationales [etc.] » » (Ibid.)- « [En ce qui concerne le droit transnational], le [DIP] et le droit international privé[y] trouveraient leur place, [toutefois, il s’étendrait] au-delà et couvrirait égalementle droit interne à portée internationale et les relations juridiques directement nouéespar les personnes privées entre elles. [Le droit transnational englobe en réalitéplusieurs ordres juridiques distincts, dont le degré d’autonomie réelle par rapport àceux des Etats est variable]. » (Idem, p. 46) - « Pas plus que la société internationale, le droit international n’est homogène. Il estfait de la juxtaposition de gles rales et de gles particulres, dont lacombinaison est parfois malaisée. » (Idem, p. 49) - « [Le] droit international général est celui qui est applicable à la communautéinternationale universelle. Pour de nombreux juristes, la notion de communautéinternationale sous-entend la communauté juridique fondée sur le fait que tous lesEtats sont soumis à un même droit. Cette conception « universelle » du droitinternational est pleinement confire par le droit positif. Ce me droitinternational positif reconnaît l’existence de règles particulières, propres à certainsEtats ou à certains groupes d’Etats. » (Idem, pp. 49-50)
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