et concurrencés par d’autres mythes (Dionysos, Hermès). Notresociété est entrée dans “
une zone de haute pression imaginaire
” (G.Durand,
Introduction à la mythodologie,
Albin Michel, 1996, p. 17).
L’image conquérante
On peut parler d’inflation de l’image due à l’invention de la photographie, au développement de l’imagerie freudienne, àl’engouement pour les images venues d’ailleurs (anthropologie) et,hélas ! au culte de la personnalité (qui tient lieu d’analyse politique).L’Université elle-même s’est mise à s’intéresser aux images ! Lesthèses dirigées par Georges Cesbron, directeur du Centre deRecherches en Littérature et Linguistique de l’Anjou et des Bocagesde l’Ouest (mentionné par G. Durand,
op. cit
., p. 198, et cité par J.Thomas,
op. cit
., p. 313), portent des titres éloquents, à cet égard :
L’Etoile crépusculaire
(l’œuvre de Pierre Mac Orlan),
La Poétiquede l’eau dans la littérature d’Aunis et de Saintonge, La
“terreur del’histoire”
dans l’imaginaire littéraire du XX
e
siècle (Camus, Cioran, Ionesco et Char) à la lumière des écrits de Mircea Eliade...
La raison est apparue comme appartenant à l’un des régimes del’imaginaire et l’imaginaire a pu être défini comme un système derelation des images, le sens étant donné par cette relation même. Les“
principaux motifs mythologiques se retrouvent chez toutes les raceset à toutes les époques
” (C. G. Jung,
Types psychologiques,
Georg,Genève, 1977, p. 434) : “
C’est la voix d’un ami, la voix d’un Allemand qui a montré et montrera au monde un autre visage que cemasque hideux de Méduse dont l’hitlerisme l’a accablé
” (ThomasMann,
Discours d’un apolitique
, mars 1941).
Le mythe réinvesti
L’organisation des symboles et des mythes favorise la création.Mircea Eliade écrivait déjà, en 1952, que l’imagination
imite
desmodèles exemplaires, les Images ; les répète sans fin (cf.
Images et symboles,
Gallimard, 1980, “Tel”, p. 23). Il conseillait d’étudier la
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