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Article Universal Is mémoire

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MÉMOIRE
MÉMOIRE
Prise de vue 
La mémoire est la propriété de conserver et de restituer desinformations. Cette propriété n’est pas exclusivement propre à l’homme.Celui-ci la partage avec les organismes vivants et certaines machines, desorte qu’il est nécessaire de préciser de quel type de mémoire on parle.L’hérédité elle-même, en tant que conservation et transmission desinformations nécessaires à la vie, peut être considérée comme unemémoire. La mémoire humaine est complexe dans la mesure où elle est leproduit d’une triple évolution : phylogénétique (car l’espèce humaine est lepoint culminant d’une longue évolution biologique), historique etgénétique. L’organisme humain dispose de plusieurs niveaux de mémoireplus ou moins complexes. Au niveau biologique, les cellules et les tissussont capables de mémoire, d’une mémoire élémentaire, certes, maisréelle, en ce qu’elle comporte des phénomènes aussi variés quel’immunisation ou l’accoutumance aux drogues. Le deuxième niveaucorrespond à la mémoire du système nerveux, qui est essentiellement detype associatif et qui permet des acquisitions dont la complexitécorrespond à celle des structures nerveuses intéressées, en même tempsqu’elle dépend des conditionnements et des apprentissagessensorimoteurs ; c’est à ce niveau que se rattachent la plupart de noshabitudes consistant, par exemple, à marcher, manger, à conduire unvéhicule. Le troisième niveau est celui de la mémoire représentative(correspondant au sens courant du mot « mémoire ») ; il est extrêmementcomplexe, car il nécessite des opérations mentales qui permettent de sereprésenter les objets ou événements en leur absence et dont lesprincipaux modes sont le langage et l’image mentale visuelle. Néanmoins,le langage n’est pas un mode inné de représentation, et c’est la raisonpour laquelle la mémoire de l’homme actuel est aussi le résultat d’uneévolution historique. De l’histoire de l’homme est né le langage, ainsi queson intelligence et des « produits » culturels qui permettent notamment lafaculté d’évaluer le temps ; sans celle-ci, notre mémoire seraitincomplète ; les systèmes chronologiques, le calendrier, le découpagehoraire, par exemple, rendent possible la référence au passé dans nossouvenirs. Enfin, la mémoire adulte est le résultat d’une évolution
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génétique, qui a suivi, à partir de l’enfance, les étapes de la maturation,de l’acquisition du langage et du développement des structures logiques.L’étude de la mémoire, qui n’est parvenue à son âge scientifiquequ’avec l’école behavioriste et surtout depuis la révolution informatique,semble remonter à l’Antiquité. Selon une tablette datant d’environ 264avant J.-C., Simonide de Céos, poète grec du V
e
siècle avant J.-C., auraitdécouvert la méthode des lieux, qui consiste à transformer en imagesmentales ce qu’on doit apprendre et à situer ces images par rapport à unitinéraire connu (telle rue, par exemple ; tel ou tel emplacement àl’intérieur d’une maison, etc.). Cette conception d’une mémoire envisagéecomme réserve d’images sera très répandue et s’imposera pratiquement jusqu’à Descartes. Quelques auteurs cependant n’y souscriront pas ; c’estnotamment le cas d’Aristote, pour qui la mémoire se caractérise par unesorte de recherche apparentée au syllogisme (préfiguration de l’opérationlogique) et par une référence au passé. À partir de Descartes et desphilosophes anglais du XVIII
e
siècle, le langage reprend ses droits et lesimages ne sont plus considérées comme le mode de représentationdominant de la mémoire ; Hume et James Mill notamment voient encelle-ci un réseau associatif de souvenirs. La période scientifiquecommence avec le psychologue allemand Hermann Ebbinghaus(1850-1909), qui publie en 1885 la première étude expérimentale de lamémoire et qui établit la première courbe de l’oubli. Après lui, Alfred Binetétudie la mémoire des textes, Bartlett la déformation des souvenirs, PierreJanet l’évolution de la mémoire, Théodule Ribot l’estimation temporelledes souvenirs... Mais la méthode expérimentale demeure alors fondéeplutôt sur des observations que sur des données quantifiées. La rigueurscientifique en la matière est venue principalement de John Watson et deses successeurs, qui, guidés par les principes du behaviorisme, neprennent en considération que les faits observables, c’est-à-dire lesstimulations que reçoit l’organisme et les réponses qu’il fournit. Pendantcette période et jusqu’aux années 1950, l’étude de la mémoire, tout engagnant en rigueur, y perdra néanmoins du point de vue de la richesse etde la pertinence des théories, le mécanisme de base retenu étant alorsl’association, ainsi que le conditionnement, et toute hypothèse sur desmécanismes mentaux, tels que les images et les opérations logiques, setrouvant ainsi bannie. L’essor de l’informatique, issu de l’effort de guerre,entraîna, à partir de 1950 environ, une révolution technique et théoriquequi amena à concevoir la mémoire humaine non plus comme un « filet »
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dont les mailles sont les souvenirs, mais comme un ordinateur.C’est essentiellement cette conception qui sous-tend les grandesthéories actuelles, en se modulant en fonction des principales voiesd’approche du problème. L’approche psychologique regroupe toutes lesméthodes d’étude qui supposent l’intégrité des mécanismes ; elle chercheà identifier les principales structures et les principaux codes de lamémoire, les mécanismes d’enregistrement, de stockage et derécupération de l’information... L’approche neurophysiologique oupathologique s’intéresse aux structures nerveuses qui jouent un rôle dansla mémoire ; elle s’occupe par exemple d’évaluer, d’après leur activitéélectrique ou chimique, l’importance de ces dernières et, par là, dedéterminer leur rôle spécifique. Chez l’animal, des lésions provoquées oudes stimulations émises au moyen d’électrodes implantées de façonpermanente permettent d’entrevoir le rôle de telle ou telle structure. Àcette méthode d’investigation correspondent, chez l’homme, les lésionsnaturelles ou certaines stimulations électriques effectuées pendant uneopération sur le cerveau. Les progrès considérables de la biochimie de lamémoire ont, pour leur part, ouvert un champ d’étude très important.Toutes ces voies d’approche – psychologique, neurophysiologique,biochimique – convergent parfois, mais leurs résultats ne permettent pasd’élaborer une théorie générale.
1.L’approche psychologique
L’analogie entre l’homme et l’ordinateur a été fructueuse dansplusieurs directions, notamment dans l’étude des codes, des structures,des mécanismes de stockage et de récupération. Néanmoins, sa valeurreste limitée car la mémoire humaine a ses caractéristiques propres, quise manifestent dans ses aspects affectifs et sociaux.
Les structures et les codes de la mémoire
Mémoire à court terme et mémoire à long terme
Plusieurs résultats expérimentaux indiquent que la mémoire n’estpas homogène mais qu’elle regroupe deux grandes catégories demécanismes. La première est caractérisée par une capacité limitée et parun oubli très rapide ; pour cette dernière raison, on parle à ce sujet de
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