Lorsque j’ai découvert la supercherie bancaire, au début des années 1990, j’ai été révolté et je ne cessedepuis d’essayer, avec d’autres, de faire comprendre cette colossale escroquerie à mes contemporains.Les banquiers nous manipulent depuis trop longtemps et il faut que cela cesse. Comme disait (je nesais plus qui !) vous pouvez mentir à quelques uns tout le temps et à tout le monde quelques tempsmais vous ne pouvez pas mentir à tout le monde tout le temps !En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont mis dans une situation deservage vis à vis des banques. Une gigantesque escroquerie monétaire met en difficulté les financesdes états et diminue gravement le niveau de vie des citoyens. Nous sommes trahis par nos experts,économistes et universitaires qui s’accommodent d’un système complexe et obscur aux finalitésinavouables. On constate tout d’abord que si la monnaie existe, c’est parce que des humains l’ontcréée ! La fonction de créer la monnaie s’appelle la création monétaire, c’est le terme consacré. Unsimple jeu d’écriture suffit à créer la monnaie. Posons nous maintenant une question laissée dansl’ombre, mais fondamentale pour toute société humaine : Qui doit créer la monnaie ? Si la monnaie estcréée par un organisme public comme la banque de France ou la BCE, la monnaie est propriété publique, la société civile est bénéficiaire directe de l’émission, ce qui est justifié puisque c’est elle quiest à l’origine de toutes les richesses disponibles sur le marché. Si la monnaie est créée par unorganisme privé comme une banque commerciale, la monnaie devient propriété des actionnaires, elleest alors prêtée à la société civile qui verse en retour des intérêts considérables aux actionnaires.Comme un défi au bon sens et à la faveur de l’obscurantisme ambiant, c’est ce dernier scénario quinous est imposé. Pour en finir avec l’escroquerie monétaire il faudrait rendre sa fonction d’émetteur àla banque de France. En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont asservisaux banques. L’heure n’est plus de constater et de déplorer, mais de comprendre et d’agir.
1 / Réflexion générale sur le capitalisme et son moyen de manipulation
La monnaie crédit est un outil indispensable pour mobiliser et exploiter l’énergie humaine. L’iniquité,l’injustice, la pauvreté, la corruption et la dévastation de l’environnement naturel et social ont pour origine une cupidité soigneusement camouflée : la création monétaire.L’histoire du capitalisme et son succès est, évidemment, lié à une invention, ou plutôt à unemystification : l’argent crédit. La plupart des gens s’imaginent que notre monnaie est créée par legouvernement. Ce n’est pas le cas. Certes, l’État imprime la monnaie, il est donc, officiellement ettechniquement, le créateur de la monnaie ou monnaie primaire. Cela dit, les banques en prêtant del’argent « scriptural » sont les créateurs, de fait, des 93 % de la masse monétaire en circulation. Lamonnaie scripturale est en fait gagée sur la monnaie fiduciaire ou monnaie primaire (monnaie centrale)émise par les banques centrales, comme la monnaie papier était gagée sur l’or. Le rapport de lamonnaie papier en circulation et de l’or détenu par la Banque de France, par exemple, a progressivement augmenté au cours du 19
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siècle. Un processus de prêt entre banques permet lacréation ex-nihilo de la monnaie scripturale. Notre monnaie nous est donc prêtée par des cartels bancaires privés. Le pouvoir politique a, au coursdes siècles, remis aux banques son devoir de créer l’argent de la nation.Rothschild disait : « si vous permettiez aux banquiers d’émettre l’argent d’une nation, ils ne sesoucieraient pas des lois. ». Une élite bancaire internationale détient le pouvoir suprême de créationmonétaire. Cela lui donne le contrôle – au moyen de l’argent-crédit – des destinées des nations et del’économie mondiale. En fait, tous nos problèmes viennent de là. C’est parce que l’argent est prêtéavec intérêt et avec pour seul objectif de faire des profits que nous observons l’absurditéd’investissement dans des technologies « gadget » alors que des besoins de base ne sont pas satisfaits.Le contrôle de la masse monétaire en circulation et donc la création des crédits nécessaires auxactivités bénéfiques est le droit régalien du pouvoir politique issu du débat démocratique. La capacitéde battre monnaie sur un territoire et donc la création de la confiance dans l’échange marchand est le2
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