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JEAN-FRANÇOIS LAMOUR, avant de quitter son ministère, réaffirme la nécessité du service public en matière de sport.
PROLONGATIO
NS
ENTRETIEN

GDate :mardi 10 avril 2007. 17 h 40.
GLieu :Paris. Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.
GDurée :1 h 15.
GPrésents :Claude Droussent (directeur des rédactions du groupe L’Équipe), Michel Dalloni (directeur

de la rédaction deL’Équipe), Pascal Rondeau (photographe), Pierre Callewaert (journaliste deL’Équipe),
Sophie Guillon et Arnaud Beuron, membres du cabinet du ministre.
GConsommations :café, eau minérale, jus d’orange.
Cinq ans
au service du sport
LE SAMEDI 12 MAI,au Stade de

France, Jean-François Lamour assistera à la finale de la Coupe de France entre deux présidents de la République. L’ancien et le nou- veau. Ce sera sa dernière sortie officielle de ministre. C’était aussi sa première, le 11 mai 2002. Des sifflets avaient couvertla Marseil-

laise.Entre ces deux finales, Jean-

François Lamour a tenu pendant cinq ans le poste de ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative.

Dans cet entretien, il revient sur les temps forts de son mandat. D’une voix calme, sauf quand il évoque la violence dans les football pro et amateur, dont il a reçu les patrons, Frédéric Thiriez et Jean-Pierre Escalettes, le matin même. Un ton plus enthousiaste quand il parle des Français qui se sont illustrés récemment. Le double champion olympique de sabre« ne se refait

pas »,comme il dit, et vibre tou-
jours pour le sport.« On a de

beaux champions, de belles per- sonnalités,souligne-t-il. C’est une vraie fierté. Virginie Dedieu, qui revient. Brian Joubert, je lui dis chapeau, je ne pensais pas, après Turin, qu’il allait s’en sortir comme ça. Le jeune Teddy Riner… Notre modèle sportif permet de générer des champions de cette qualité- là. »

Ce modèle français unique, il le défend encore avant de se tourner vers une probable succession de Dick Pound à la tête de l’Agence mondiale antidopage (AMA), dont il est vice-président. Une façon de

poursuivre un combat marqué en avril 2006 par la loi sur la lutte anti- dopage et la santé des sportifs, une loi qui porte son nom.

Il évoque ses déceptions. En juillet 2005, à Singapour, la candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques de 2012 était rejetée au profit de Londres. Il appelait aussitôt au« rebond » un monde sportif déçu. Aujourd’hui, il se dit favorable aux Jeux de la Jeunesse, imaginés par Jacques Rogge, le président du Comité international olympique (CIO), après avoir sou- tenu l’idée des Jeux de France mêlant jeunes et champions, lan- cée parL’Équipe le 26 mai 2006, que la densité des calendriers nationaux et internationaux ne permet pas de mettre en œuvre. Il parle clairement d’une autre déconvenue, quand, l’an dernier, la Commission européenne l’a contraint d’accepter l’introduction en Bourse des clubs de football.

Mais la fin de son mandat fut mar- quée par une bonne nouvelle : la rénovation de l’INSEP, un projet qui lui tenait à cœur pour donner à l’élite les moyens matériels de ses ambitions.

Le dimanche 13 mai prochain, Jean-François Lamour se déplace- ra à l’AMA, à Montréal, au Cana- da.« À mon retour, indique-t-il avec le sourire,quand je descen-

drai de l’avion, je ne serai plus ministre. J’irai serrer la main de mon successeur. »– P. Ca.

« POURQUOI AIMEZ-VOUS le
sport ?

– Parce que c’est ma vie. C’est ce qui m’a construit. Plus que les études. À égalité avec mon éducation familiale. Ça m’a permis d’éviter des chausse- trapes, de me remettre en question, de surmonter des douleurs, des décep- tions, des moments de lassitude.

Le travail que vous avez décou-
vert en 2002 ressemblait-il à ce
que vous imaginiez ?

En étant conseiller de Jacques Chirac, j’avais déjà imaginé l’action d’un gou- vernement. Ma feuille de route, ç’a été les états généraux du sport(en 2002), et je pense qu’une grande partie a été réalisée. Bien ou mal, ce n’est pas à moi d’en juger. La première question que je me suis posée :“ C’est quoi le service

public en matière de sport ? ”Je réaf-

firme la nécessité d’un service public porté par l’État. Cela inclut l’aménage- ment du territoire, la formation des éducateurs, l’accompagnement des fédérations et la proximité avec les clubs de base. Être certain que les mesures que nous prenons améliorent la qualité de prestation dans un club local, c’est difficile.

On a senti avec les autorités du
football, notamment profession-
nel, des rapports tendus…

– Oui, bien sûr. Et aussi avec la Fédéra- tion française de football, sur l’obliga- tion de rappeler ce qu’est le football : un sport populaire, mais qui doit respecter les règles, sinon il n’est plus capable de porter ses valeurs.

Avez-vous eu l’impression que

certaines de vos décisions n’étaient pas applicables concrè- tement ou que la situation échap- pait au contrôle du pouvoir public – notamment sur le foot- ball ?

– Le foot est vraiment à part. Et malgré les positions fortes, comme celle de Michel Platini – et je pense être sur la même ligne –, il y a tropisme naturel du football vers le business. D’ailleurs reconnu par l’Union européenne comme un simple business.

Avez-vous le sentiment que le
football respecte votre principe
d’unité du sport français ?

– Dans les textes oui, parce que c’est la loi. Mais c’est de plus en plus difficile du fait de cette pression permanente des enjeux financiers.

Avez-vous subi ces pressions ?

– Amicales, oui. Par exemple sur l’entrée en Bourse des clubs. J’ai sou- haité prendre mon temps pour répondre à la Commission européenne et faire œuvre de pédagogie. L’issue était difficilement parable. Il fallait trouver un compromis qui exprime à la fois que le sport n’est pas une activité économique comme une autre et que les gens qui achèteraient une action d’un club français sachent bien ce qu’ils faisaient en l’achetant.

Le modèle sportif français est-il
durable ?

– Il doit être durable. La délégation de service public n’existe pratiquement nulle part ailleurs. C’est cette capacité à déléguer une partie des compétences de l’État auprès des fédérations et de les aider. C’est impératif qu’il soit durable. C’est le service public. Exemple, l’athlétisme. J’ai reçu Sté- phane Diagana qui veut monter sa ligue nationale d’athlétisme(en partenariat

avec Lagardère).On va l’aider à la créer.
On va même en quelque sorte la finan-
cer, l’aide approchera des
500 000 euros.
C’est une évolution vers le haut

niveau, le spectacle, le sport busi- ness. En quoi cela est-il du service public ?

– Parce que ce spectacle reste sous l’autorité de la fédération. Les flux que cette ligue pourraient générer profite- ront à la Fédération française. C’est le

cas de Roland- Garros. Le tournoi irrigue les ligues et les comités dépar- tementaux. Il faut maintenir cette unité du sport français qui s’applique dans une fédé- ration. Mais ce n’est pas n i m p o r t e quoi, pas du business pur. C’est aussi pour cela qu’on a un double projet pour les athlètes, la for- mation et le très haut niveau.

Quelle réa-

lisation mar- quera votre exercice de ministre ?

– La rénova-

tion de l’INSEP. C’est un peu un sym- bole. On ne peut pas demander à des fédérations de faire des efforts en matière de préparation de nos athlètes, sur ce double projet, ni à des athlètes de consacrer leur temps à se préparer et à faire des études et ne pas leur offrir les meilleures conditions. Des fédérations riches peuvent se débrouiller par elles- mêmes. Pour celles qui n’ont pas les moyens, l’INSEP est indispensable. C’est pour ça que j’injecte 138 millions d’euros dans la rénovation.

Votre regret, alors ?
Ce qui reste ouvert, c’est de mettre un
contenu éducatif dans la pratique

sportive. Il faut encore rappro- cher le sport à l’école du sport en club. Sur ce point, je regrette beaucoup qu’on n’ait pas eu Paris 2012. Une grande fête, un objectif commun : ça nous aurait

permis de les rapprocher... Il faut
aussi que le sport représente un
débouché pour ces jeunes qui
s’engouffrent dans la filière STAPS
(professeurs d’EPS)avec peu de
chances de trouver un métier qui soit

digne de la formation qu’ils ont reçue. Ils sont 10 000 par année et il y a entre 400 et 1 000 postes ouverts. Ce n’est pas vivable.

La France aura-t-elle un jour les
Jeux ?

– Pour 2016, on sait que c’est mort. 2020, ça sera très aléatoire. Et pour 2024, il faut tout repenser. Le Stade de France aura son âge(26 ans). Les équi- pements sportifs, on les aura, mais il faudra les repenser : seront-ils à Paris, ou ailleurs ?…

Aura-t-on les hommes ?

C’est l’enseignement à tirer de Singa- pour. Il nous fallait un type disponible à 100 %. Sebastian Coe(patron des

Jeux de Londres)l’a fait et pas nous,
parce que nous avions tous des fonc-

tions et des métiers à côté. La deuxième raison : notre manque de présence dans les fédérations internationales, les réseaux de marketing ou de droits télé.

Les solutions sont-elles enclen-
chées ?

Si on évoque 2024, il faut pousser des gens qui ont autour de quarante ans, capables de porter à la fois la candida- ture et l’organisation. J’essaie de les

motiver. Il y a Tony
Estanguet(double
champion olympique
de canoë),Jean-Chris-
tophe Rolland(cham-
pion olympique d’avi-
ron),Stéphane

Diagana. Il faut qu’ils se sentent investis. C’est un long appren- tissage. Même si je n’y étais pas favorable, je trouve aussi qu’il faut généraliser la rémuné- ration des présidents de fédé. Qu’ils soient disponibles pour gérer leurs fédés, avoir un pied dans le CNOSF et dans les fédérations internationales.

Pour le modèle

français qui repose plutôt sur le béné- volat, ce serait une vraie mutation…

Oui et ça ne peut venir que d’un acte volon- taire et d’une remise en question du mouve-

ment sportif. Et il faut des moyens – qui existent, comme le Centre national de développement du sport (1).

Un des mots d’ordre qui a suivi

l’échec de Paris était de “ rebon- dir”. Qu’en est-il de l’esprit de cette candidature qui devait per- durer ?

– Quand on dit “ rebond ”, il y a aussi l’idée de redresser la tête. Comment exprimer notre fierté à Londres puis-

qu’on n’a pas eu ces Jeux ? C’est
dans la préparation de nos
équipes de France, et je
me suis focalisé des-
sus, par la mise en
place de la Pré-
paration olym-
pique et para-
lympique
(POP) sous
l’autorité

du ministère, avec son budget qui dépasse le milliard d’euros (dont environ 750 millions pour le sport).

Quelle serait une
bonne “ revanche ”
à Londres ?

J’ai clairement annon- cé une cinquantaine de médailles. D’abord, quarante à Pékin, puis cinquante à Londres.

On peut avoir des

regrets quand on commence à mesu- rer que le budget présenté par Londres était une plaisanterie ?

– Ce n’est pas un pro- blème. Il se passe à Londres ce qui s’est pas- sé à Athènes. Entre le dossier de candidature et la réalité, il n’y a pas deux pages équiva- lentes. Londres fera les Jeux, ça leur coûtera ce qu’il faudra.

Ç’aurait été le cas
de Paris ?

– Sincèrement, non. Parce que Paris avait déjà une bonne partie des équipements spor- tifs. Mais quand on annonce le chiffrage en 2005, il est évident que le coût des équipe-

ments en 2010 ou 2011 est plus élevé.
Dans l’idée de rebond,L’Équipe

avait proposé de lancer les Jeux de France, une initiative que vous aviez soutenue(2). Pour aller plus loin, le président du CIO a évo- qué, lui, des Jeux de la Jeunesse. Qu’en pensez-vous ?

– Les Jeux de France auraient été diffi- ciles à organiser. Mêler les jeunes et l’élite était une bonne idée, mais la sur- charge des calendriers ne permet pas

de la concrétiser. Mais imaginer quelque chose pour la jeunesse reste une priorité. Voir que Jacques Rogge

(président du CIO)est sur une ligne

similaire me va bien. Même si son annonce pour 2010 paraît difficile à tenir, mais j’espère que ç’aura lieu. C’est capital de réaffirmer qu’à cet âge- là, dans les petites catégories, le fait de partager, de défendre ses chances, de

se mesurer à d’autres est important.

Votre pre-

mier entretien de ministre dansL’Équipe, en maai 2002, suivait votre première sor- tie publique au Stade de France où des s i f f l e t s a v a i e n t accueillila

Marseillaise.
Le titre était :

« Lutter contre l’incivi- lité ».Quels

progrès ont été faits en cinq ans ?

– Le dossier est ouvert… Quand on met de côté le respect des règles, de l’arbitre, des joueurs, des sup- porters entre eux, on ouvre la porte à la banali- sation de la vio- lence. Si on accepte que tout ça fait partie du jeu, il ne faut pas s’étonner de le voir ensuite

devant les caméras de télé ou sur les terrains amateurs. Pour être même un peu cynique, je trouve bizarre que le sport dit le plus populaire, qui est une activité économique rentable, ne soit pas plus protégé. Frédéric Thiriez et Jean-Pierre Escalettes(respectivement

président de la Ligue et président la
Fédération)ont tous les outils. Les

arbitres, j’en ai fait des agents de ser- vice public. Si on les agresse, même ver- balement, ils peuvent se défendre. Mince ! Utilisez tout ça !

On a fait appel au sport comme
un pansement de dernière
minute à certains malaises de
société. Comment le perce-
vez-vous ?
– Penser que pratiquer un
sport règle ces pro-
blèmes, c’est un
contresens. Le
sport peut

être un remède s’il est bien encadré. Il ne faut pas considérer qu’il suffit d’adhérer à un club et de jouer au foot ou au rugby. Il faut un supplément d’éducation. Pour que ça porte ses fruits, il faut que le bénévole soit formé.

N’est-ce pas paradoxal de

demander au sport de faire de la proximité alors qu’on demande à la police de ne pas en faire ?

– Si c’est pour devenir ami avec des délinquants, je ne vois pas l’intérêt de la police de proximité. Alors que le rôle d’un éducateur, c’est justement d’être le plus proche des aspirations du jeune. Quand j’ai créé le “ Parcours animation sport ”, on a recruté 2 500 jeunes, on leur a trouvé leur premier job, dans le club où ils ont fait leurs premières armes. C’est le rôle du ministère, un rôle de proximité, de maintenir un lien per- manent avec l’association.

Le privé est-il un complément à
votre action ou une menace ?

Il est complémentaire et nécessaire. Il permet de se remettre en question, d’innover, de réagir. Mais les gens du privé ne le font pas pour la gloire, mais par intérêt. Il y aura toujours besoin d’un service public, porté par les collec- tivités locales ou par l’État. J’en parlais avec Stéphane Diagana, qui s’étonnait de me voir faire appel aux partenaires privés pour l’INSEP(3) : il fait exacte- ment pareil en créant sa ligue. C’est la même recherche de l’excellence avec des partenaires.

Le sport doit-il garder son
ministère propre ou être intégré
à une entité plus vaste ?

Être adossé à un ministère puissant ne me choque pas. La proposition de Nico- las Sarkozy de rapprocher le Sport de la Santé n’est pas une mauvaise idée. La Santé apporterait un certain nombre de compétences. Et ce ne serait pas la dis- parition du ministère des Sports.

Comment avez-vous basculé
vers cet intérêt pour la lutte anti-
dopage ?

En 2002, la France avait été à l’origine de l’Agence mondiale antidopage, mais était absente du conseil de fonda- tion. Il fallait revenir dans le peloton de tête. L’antidopage me passionne et j’en ai une bonne connaissance. Être à l’AMA en tant que vice-président – et peut-être président au mois de novembre me permet de rester dans le sport, en bénévole, un ou deux jours par mois.

Vous avez l’air aujourd’hui apai-

sé. On vous a connu plus bouillon- nant comme sportif. Que reste-t- il en vous du champion ?

– Ce que j’ai appris auprès de mes maîtres d’armes : la persévérance et la remise en cause permanente. Ne rien lâcher, ne pas être pétri de certitudes, tout reprendre à chaque saison. C’est ce que dit Lucas à Manaudou.

Ministre, avez-vous retrouvé

des sensations ou des émotions comparables à celles d’un cham- pion ?

– Non, le sport c’est unique. Il faut les garder bien en tête, ces souvenirs… La compétition en elle-même, ce moment très particulier où on est sur le terrain,

quand on va gagner ou perdre, mon-

ter sur le podium, ce moment avec les entraîneurs, les membres de l’équipe, ce moment-là me manque. »Entretien réalisé par

CLAUDE DROUSSENT,
MICHEL DALLONI
et PIERRE CALLEWAERT

(1) Le Centre national de développe- ment du sport (CNDS) a remplacé en 2006 le Fonds national pour le déve- loppement du sport (FNDS) et a pour objet de financer les projets sportifs sur le territoire. Il est financé notam- ment par une partie des revenus de la Française des Jeux.

(2) Les Jeux de France, idée lancée par
L’Équipele 26 mai 2006, avaient pour

but de rassembler l’élite des jeunes sportifs. Le 19 mars 2007, Jacques Rogge confirmait dansL’Équipe son intention d’organiser les Jeux olym- piques de la Jeunesse dès 2010.

(3) Signé à la fin de 2006, un partena- riat public-privé entre le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative concède à des entreprises privées une partie de la rénovation de l’INSEP puis la gestion de certains ser- vices, pour un investissement total de l’État de 138 millions d’euros.

(Photos Pascal Rondeau
et Jean-Louis Fel)
''Pour être un peu cynique, je trouve
bizarre que le sport dit
le plus populaire, qui est une activité
économique rentable,
ne soit pas plus protégé
''
''Ce qui reste
ouvert, c’est
de mettre un
contenu
éducatif dans
la pratique
sportive. Sur
ce point, je
regrette
beaucoup
qu’on n’ait pas
eu Paris 2012''
« MAINTENIR L’UNITE DU SPORT »
H
H
Jean-François LAMOUR
G51 ans. Né le 2 février 1956 à Paris.
GMinistre de la Jeunesse, des Sports et
de la Vie associative (depuis 2004).
GConseiller technique chargé de la jeu-

nesse et des sports au cabinet du maire de Paris (1993-1995) ; conseil- ler technique pour la jeunesse et les sports à la présidence de la Répu- blique (1995-2002) ; ministre des Sports (2002-2004).

GVice-président de l’Agence mondiale
antidopage (depuis 2006).
GDouble champion olympique de sabre
(1984, 1988). Champion du monde
(1987).
GMembre fondateur du projet olym-
pique Paris 2012 (2003).
DIMANCHE 15 AVRIL 2007
PAGE 17
POUR L’AMOUR D’UNE REINE
*62e ANNÉE - No 19 2821,00/France métropolitaine
Dimanche 15 avril 2007
www.lequipe.fr
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
AUTOMOBILE
RUGBY
NOSPAGES
PROLONGATIONS

LAMOUR,
TCHMIL,
HAMILTON :
NOS INVITÉS
DU DIMANCHE

(Pages 17 à 19)
FOOTBALL
Pavés, poussière et lutte acharnée... C’est pour ces images fortes que le public viendra, toujours aussi nombreux, suivre cette nouvelle édition quasi estivale de Paris-Roubaix.
(Photo Richard Martin)
MASSA EN POLE
À BAHREÏN
(Pages 21 et 22)

TOULOUSE. – Vainqueur d’Auxerre (2-0), Toulouse (avec ici Elmander et Emana – à droite –,
un des buteurs du soir) s’installe à la deuxième place de la L 1 et empêche Lyon, qui reçoit
Sedan (21 heures), d’être champion dès ce soir. Lille a inscrit les deux autres buts de cette
triste soirée face à Sochaux (2-0) et se replace. Quatre buts en huit matches,
un drôle de record.

(Photo Jérôme prévost)
TOULOUSE ET LILLE
ÉCHAPPENT À LA MISÈRE
(Pages 8 à 12)
TOULOUSE-CLERMONT,
ATTENTION AUX CHOCS
(Pages 14 et 15)
L’ÉQUIPEdimanche, lundi : ALLEMAGNE, 2,20/ ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,5/ ; AUTRICHE, 2,3/ ; BELGIQUE, 1,6/ ; ESPAGNE, 2,1/ ; GRÈCE, 2,2/ ; ITALIE, 1,9/ ; LUXEMBOURG, 1,6/ ; PAYS-BAS, 2/ ; PORTUGAL CONT., 2/.
LesAllBlack
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defougèrear
gentéeetALL
BLACKS®sont
desmarquesd
époséesduNZ
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*Bâtisàlid
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Built the same way*
Nouveau Stralis
Hommage à l’excellence
www.stralis.iveco.com
3:HIKKSC=ZUVUUY:?a@o@l@f@a;
T 00825 - 415 -F : 1,00E

La 105e édition de Paris-Roubaix,
sous la chaleur et dans la pousssière,
s’annonce très ouverte sur 259,5 km dont
52,7 de pavés. Si Fabian Cancellara, vainqueur
l’an passé, est favori de la reine des classiques,
les prétendants à la victoire sont légion.
(Pages 3 à 6, et notre éditorial, page 2)

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