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LAB_Changerletravail

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09/29/2011

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Changer le travail,changer la vie
Date : juillet 2011
Groupe de travail animé par Abel Stecher (pseudonyme d'unhaut fonctionnaire)Rapporteurs : Ismael Emelien & Lucie Goubert
Ont participé aux travaux :
Robert Castel, Régis Juanico, Claude Katz, Xavier Lacoste,Delphine Mayrargue, Jérôme Nanty, Stéphanie Oro, Christian Paul,Christian Petit, Théodore Rochas, Corinne Rouxel
Ont été auditionnés :
Philippe Askenazy, Maya Bacache-Beauvallet, Jean-François Collin,Michel Lallement, Sophie Pène
Les rapports établis par les groupes de réflexion du Lab sont des contributions libres aux débats et réflexions politiques du Parti socialiste.
 
2Changer le travail, changer la vie /
Le Laboratoire des idées du Parti socialiste / juillet 2011
grands champs de réformes : l’édication d’une sécuritédes parcours professionnels ; une politique féministedu travail ; des moyens pour peser sur l’organisationdu travail ; un renforcement de l’effectivité des droitsdes travailleurs.Nous préconisons de profonds changements dans lapolitique du travail, par rapport aux politiques conduitespar la droite qui depuis 2007 accentuent la précarité,mais aussi par rapport à celles mises en place dans lepassé par la gauche :- Notre conviction est que l’action est possiblepour changer le travail dans les entreprises et lesservices publics. Nous ne devons pas nous limiter à lasouffrance au travail et à une approche psychologique.Nous ne devons pas nous contenter de dénoncer lecapitalisme nancier et le poids des actionnaires. Lapriorité doit être donnée, dans cette phase marquéepar la déconstruction des droits et l’extension desdifférentes formes d’instabilité et de précarité, à la miseà disposition d’outils d’intervention nouveaux pour lessalariés et leurs organisations syndicales, mais aussipour les entreprises qui seront prêtes à faire le parid’une croissance sociale et écologique, an de pesersur l’organisation et les conditions de travail ;- Notre démarche est volontaire et réaliste. Elle partd’une analyse aussi réelle que possible de ce qui sevit au travail, dans sa grande diversité et partant del’attachement profond des Français au travail. Ellerepose sur une méthode déterminée à peser surl’organisation du travail, ciblée sur celles et ceux quisont les plus fragilisés et qui touchent de plus en plusau cœur du salariat et progressive pour construirede nouveaux droits et la démocratie sociale dansnotre pays.Le malaise au travail, qui s’ajoute aux inquiétudes pourl’emploi et les salaires, est une préoccupation majeuredans notre pays. Les transformations du travail depuisquelques décennies ne sont pas toutes négatives. Ellesne concernent pas tous les salariés. Elles n’empêchentpas le travail de rester central dans la vie des Français.Mais la moitié des salariés connaissent à un titre ou à unautre des difcultés au travail et près de 20 % d’entreeux en sont concernés par les formes les plus pénibles.Les évolutions de l’organisation du travail sont eneffet porteuses d’exigences de plus en plus lourdes ;l’individualisation se fait au détriment du collectif detravail ; les promesses d’autonomie ne sont pas toujourstenues. Ces transformations, qui concernent aussi bienle secteur privé que le secteur public, concernent aupremier chef les ouvriers et les employés - mais aussiles cadres, les femmes, les jeunes, les seniors. Un malfrançais apparaît qui privilégie les formes d’organisationdu travail les plus préjudiciables aux salariés, quireposent largement sur une déance à leur égard.La lutte contre la
« sourance au travail » 
ne suft paset est inefcace si elle ne prend pas en considérationl’organisation du travail comme la Droite et une partie dupatronat en ont la tentation, exonérant les entrepriseset le secteur public de leurs responsabilités en termesd’organisation du travail. C’est cela que nous voulonschanger. Prendre en compte la place centrale du travaildans la vie des Français ce n’est pas refaire un nouveaudébat sur une
« valeur travail » 
qui simplie à l’extrêmela réalité, composite, du travail. Il s’agit de construire,avec les salariés et leurs organisations syndicales, lesleviers d’une transformation de l’organisation du travailet de la place qu’y occupent des salariés qui aspirent àla reconnaissance de leur dignité.Au
« travailler tous » 
par les politiques de l’emploi,nous proposons d’ajouter des politiques du travail pour
« travailler mieux pour vivre mieux » 
à travers quatre
Introduction
 
3Changer le travail, changer la vie /
Le Laboratoire des idées du Parti socialiste / juillet 2011
Le malaise au travail devient une préoccupationmajeure dans notre pays. Il s’ajoute au mécontentementet à l’inquiétude que suscitent le chômage, lesinégalités de salaires et une répartition de la richessequi désavantage toujours plus le travail.Nous entendons porter ces inquiétudes et leur apporterdes réponses durables en vue de la confrontationde 2012.Il faut pour cela prendre la juste mesure de ce qui està l’œuvre dans le monde du travail depuis un certainnombre d’années. Les salariés ne sont pas tousconcernés de la même manière. Les situations les plusdifciles, les plus pénibles, concernent près de 20 %des salariés. Toutes les évolutions
« du » 
et
« au » 
 travail ne sont pas négatives. Les travaux les plusdangereux et pénibles dans l’industrie manufacturièredéclinent, les formes les plus arbitraires et pesantes dela hiérarchie régressent, des salariés gagnent en libertéet en autonomie.Mais près de la moitié des salariés, tant dans le publicque dans le privé, connaissent des situations difcilesau travail (travaux pénibles, conditions de travaildégradées, mauvaises relations avec les collègues,parcours descendants en termes de responsabilités etde qualications, précarité...). Cette dégradation desconditions de travail concerne un nombre grandissantde travailleurs et tout particulièrement les femmes, les jeunes et les seniors. Elle touche au cœur du salariat,affecte d’abord les ouvriers et les employés, maisconcerne aussi de plus en plus les cadres.Alors que ces évolutions concernent tous les paysdéveloppés, apparait une spécicité française quiinquiète. Dans notre pays où la déance est une réalitésociale ancienne et profonde, notamment à l’égarddes responsables politiques, l’organisation du travailest largement marquée par un manque de conance àl’égard des salariés.Il nous faudra dans ce combat éviter les pièges ànouveau tendus par la droite française. La dernièreconfrontation présidentielle a été un rendez-vousPour cela nous proposons principalement :
1.
de lancer en 2012, au titre des grandes prioritésd’une nouvelle majorité de gauche et progressiste,l’édication de la sécurité des parcoursprofessionnels, sur la base d’une loi xant pour unou deux quinquennats les principes, la méthode,les modalités, les priorités et le calendrier de cettegrande innovation sociale ;
2.
 
de mettre en place les éléments d’une politiqueféministe du travail axée sur l’égalité professionnelleréelle entre hommes et femmes ;
3.
 
de relancer la démocratie sociale par de nouveauxdroits pour les salariés dans l’entreprise ;
4.
 
d’impulser un accord interprofessionnel et/ou unegrande loi
« pour la qualité de vie au travail » 
 xant les principes et les outils pour peser sur latransformation de l’organisation et des conditionsde travail ;
5.
 
de mettre en place un dispositif national d’appuiet une nouvelle gouvernance des entreprises enfaveur de la transformation de l’organisation et desconditions de travail ;
6.
 
de favoriser la dimension collective du travail ;
7.
 
de répondre au malaise du travail dans lafonction publique ;
8.
 
de sanctuariser par la loi les avancées de la jurisprudence en faveur des droits des salariés eten réformant la justice prud’homale ;
9.
 
de redonner des armes à l’inspection du travail ;
10.
 
de créer un droit à la protection de la santé mentalepour les salariés, défendu par des conseillers enprévention. 

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