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E l  e  i  o n  s   DH- D3S- DS
lections DH-D3S-DS
Les raisons de laNON SIGNATUREde la CGT !
Le sens du vote
Lors des élections du 20 octobre,vous avez l’occasion de conforterla démarche d’un syndicat libreen votant pour les listes CGT !
Il existe un espace pour unsyndicalisme déterminé et sanscompromission, œuvrant sans relâchepour l’unité syndicale qui estindispensable.Ce vote plus que le choix de telle outelle équipe, il est aussi et surtout, unchoix de démarche transparente,déterminée et sans ambiguïtés, quevous pourrez faire avec le bulletin CGT.
 Voter CGT
c’est l’assurance :
n
D’exiger une reconnaissanceréelle pour les trois corps depersonnels de direction,
n
De la transparence dans lesrelations avec le ministère,
n
De la totale indépendancevis-à-vis du pouvoir,
n
De la détermination pour fairerespecter vos droits.
        É      D      I      T      O
Suite à une décision de justice, la CGT aparticipé aux rencontres de la missionDGOS/CNG, dans lesquelles nosreprésentants ont été très actifs pourporter les revendications CGT. Leprotocole a été présenté le 28 juillet 2011,nous avons collectivement décidé de nepas le signer.L’ensemble des éléments de notre positionnement se trouvesur le blog :
http://leblogdesdirecteurs.blogspirit.com
et surles pages Directeurs du site de la Fédération CGT de la Santé.Nous avons apprécié quelques avancées pour les directeursd’hôpital tout en notant le silence sur les évolutionsdémographiques du corps. N’oublions pas que l’IGAS a faitétat d’une perspective d’un corps à 2000 en lieu et place des3300 actuels. Et si c’était l’emploi d’un grand nombre quipaye les augmentations de quelques-uns ?Nous avons dénoncé le manque de propositions etd’engagements concrets pour les corps de directeursd’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux (D3S)et de directeurs de soins (DS). C’est un véritable chèque enblanc qui a été signé. Les D3S et les DS méritent bien mieuxque cela.Rien ne justifiait de stopper les discussions fin juillet, si cen’est d’obscures velléités électoralistes. Il fallait poursuivre lesdiscussions, faire encore progresser les propositions, etsurtout obtenir des éléments précis pour l’ensemble des troiscorps.Enfin, nous déplorons le refus de donner du temps pourconsulter les professionnels avant la date de signature duprotocole. Pour la CGT, c’est pourtant indispensable dans leprocessus démocratique. Ce sont les personnels qui doiventdécider et non les appareils syndicaux…
Jean-Luc GIBELIN
 
Elections DH-D3S-DS
L’accord signé par les syndicats représentatifsdes corps de direction, à l’exception de laCGT, est marqué par l’idéologie libérale quiinspire le gouvernement et les sphèresdirigeantes. La technique du « bourrage decrâne », employée jusque dans les grandesécoles publiques de formation, avec lemessage, en boucle, sur les maux françaisque seraient les rigidités structurelles et le coût du travail excessifhandicapant la compétitivité de l’économie, prépare le terrain auxattaques conservatrices contre les effets « pervers » du StatutGénéral des fonctionnaires, un des symboles les plus forts desconquêtes sociales de l’après-guerre.Ce n’est pas faire injure aux signataires d’écrire que cet accords’inscrit non seulement dans un contexte général de recul desgaranties des fonctionnaires, mais aussi de diminution continue del’enveloppe globale des rémunérations. Il est d’ailleurssymptomatique que nos décideurs, traditionnellement si friandsd’évaluation de politiques publiques, ne pipent mot sur lacomparaison, qui serait pourtant bien instructive, entre leséconomies réalisées sur l’emploi et le coût réel des mesuresadoptées dans le protocole.« L’arbre » indemnitaire, qui n’est après tout que la rétributionpartielle d’heures impayées et non récupérées, sur fond dedégradation des conditions de travail, ne saurait faire négliger la« forêt » de mesures désormais reconnues et qui s’imposeront auxdirecteurs avec davantage de force. Trois mots les caractérisent :
individualisation, précarisation et fonctionnalisation.
L’individualisation des rémunérations procède du tête à tête avecles directeur d’ARS dans des conditions de « dialogue » et derecours largement déséquilibrées dans les faits.La précarisation des emplois de direction s’amorce avec
le recoursaux contractuels
qui ira forcément croissant du fait de lasuppression d’un millier de postes de titulaires d’ici 2020, et des« facilités » offertes aux ARS de recruter des « managers » surprofil.La fonctionnalisation trouve sa consécration dans le GRAF (graded’accès fonctionnel), l’expérience et le mérite étant contingentésaux aléas budgétaires et évidemment soumis à une souplessed’échine et d’esprit peu compatible avec certains droits desfonctionnaires, y compris les plus hauts, comme celuid’expression.De tout cela, il n’est pour ainsi dire pas question dans le protocolesi ce n’est sous la forme de déclarations de bonnes intentions.Enfin, reste la revendication de la transposition aux corps dedirection des mesures adoptées en faveur des administrateurscivils de l’Etat. Observons qu’un délai est généreusement accordéà Bercy, et d’ici là les élections seront passées…Il est cependant permis de faire preuve d’imagination et de verserla proposition suivante au débat : demandons la création d’uncorps unique d’administrateur sanitaire et social de la fonctionpublique hospitalière, à parité avec les administrateurs civils etterritoriaux, qui regrouperait les 2 corps de DH et de D3S.Rappelons-le tranquillement mais fermement :
nous sommes desadministrateurs publics !
Cette proposition est cohérente avec la demande de fusion descorps de direction présentée par les représentants de la CGT auConseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière dès 2005,contre l’avis des autres représentants du personnel et del’administration. Heureusement, les esprits évoluent mais pas aupoint d’en exiger la traduction immédiate dans le protocole avantde le signer…Au-delà des questions d’appellation, parfois utilisées pour flatterles égos, et des avantages liés à une meilleure prise en compte denos intérêts individuels et professionnels dans les négociationsinterministérielles, une concertation enrichissante sur lesresponsabilités et les moyens des dirigeants des services publicsen faveur de la satisfaction des besoins de la population pourraits’ouvrir. Chiche ?
Un protocole à géométrie variable
Après une longue période de rencontres avec la mission DGOS/CNGet la rédaction du protocole, mon sentiment est positif à la lecturedes avancées, en particulier le volet indemnitaire : augmentation dela part « fonction » et maintien des primes spécifiques, mais aussipar l’encadrement à la baisse au maximum d’un point de la partrésultat.Toutefois, ce protocole est le prélude à un futur clivage au sein ducorps avec une revalorisation concentrée sur les emploisfonctionnels, soit 10% des effectifs. Ces gains ont une contrepartieimplicite : la décroissance rapide du corps.En outre, la signature précipitée au cœur de l’été a laissé les voletsdes deux autres corps de direction vides d’éléments chiffrés.Le collectif des directeurs de la Fédération CGT Santé Action Socialemilite pour l’ensemble du corps des directeurs d’hôpital etl’ensemble des trois corps de direction.
RICHARD GURZ
 
 témoignage DH
Le protocole relatif
aux corps des personnelsde direction
est avanttout un accord politique
Yves RICHEZ
LE SENS DU STATUT
Il est important de rappeler que lestatut général de la fonction publiquene protège les fonctionnaires que dansun seul but : faire la part de laresponsabilité politique et de laresponsabilité administrative. Les uns commandent, ils sontresponsables devant le Parlement et leurs mandants de lapolitique et de ses conséquences.Les seconds assument dans le cadre de l'obligationd'obéissance leur responsabilité dans la transparence desordres écrits.La variabilité, si prisée aujourd’hui, qui induit ce qu’onappelle la souplesse d'échine, n'est plus l'obligationd'obéissance puisque les ordres deviennent implicites,permettant au pouvoir politique de nier et de fuir saresponsabilité. Il n'y a pas ceux qui créent une bonnepolitique et les autres appartenant à la fonction publiquequi la sabotent, comme le populisme voudrait le faire croire.
Francis Sahal
 
Elections DH-D3S-DS
témoignages
Le protocole affirme une volonté d’harmonisationdes trois corps de direction. Néanmoins, lesavancées restent décevantes pour les directeursdes soins.
Comme pour les autres corps, la CGT constate uneévolution négative et contre productive du statut des DSvers le triptyque :
« individualisation,précarisationet fonctionnalisation ».
Nous pouvons tout de même souligner l’aboutissementd’une de nos revendications : le positionnement descoordonnateurs généraux des soins comme membres dedroit du directoire et président de la CSIRMT*. Toutefois,ce deuxième aspect n’est pas nouveau par rapport auxtextes antérieurs. La contrepartie financière de cepositionnement doit être à la hauteur des responsabilitésimparties aux CGS.Concernant le positionnement des DS, il reste imprécis etleur situation préoccupe notre organisation. La CGTconstate le même clivage que pour les DH : quelquesavancées pour certains, au prix d’une dégradation pour lamajorité. Leur « rôle pivot dans le management del’hôpital » doit être défini. Cette fonction concerne lamajorité des professionnels du fait de la politique deregroupement des hôpitaux et instituts de formation.Beaucoup n’accèderont jamais à des fonctions de CGS,leur déroulement de carrière et l’intérêt professionnel deleur fonction ne doivent pas en pâtir. Notre organisationdemande donc des garanties.Le rôle et les responsabilités des directions des soinsdoivent être précisés mais aussi leurs moyens d’action,puisqu’elles restent les seules directions dépourvues debudget. Donc, la CGT revendique de véritables budgetsdédiés et des moyens à la hauteur de ces responsabilités.Nous attendons des précisions concernant la grilleindiciaire des DS qui doit être comparable à celle des DHadjoint. Cette grille doit être linéaire jusqu’à l’échelonfonctionnel s’il est maintenu.Nous attendons également des avancées concernant leslogements de fonction par nécessité absolue de servicepour l’ensemble des DS, contrepartie à l’obligation demobilité et à l’harmonisation des corps professionnels.
ÉVELYNE ANDERSON
Coordonnateurs Généraux (CGS) et Directeurs des soins (DS) 
Quel regard portez-vous sur le protocole signé le29 juillet 2011 ?
Thomas DEREGNAUCOURT :
En tant que D3S, jeconstate que ce texte n’apporte pas d’avancéessignificatives. L’empressement des autres syndicatsreprésentatifs, en pleine période électorale, à apposer leursignature m’interroge. Aucune mesure concrète neconcerne notre corps. Pas grand-chose pour une fusiondes corps de direction, aucun engagement sur lesrémunérations, aucune proposition sur les conditions detravail. Ce protocole nous place à la traîne des directeursd’hôpital, il consacre une nouvelle fois l’idée d’unehiérarchie entre les corps. Je ne comprends pas commentpeut-on parapher un tel document, qui n’est ni plus, nimoins, qu’un chèque en blanc pour d’hypothétiquesnégociations dans les prochains mois. Généralement, onnégocie d’abord et on signe un protocole après. Ici on faittout simplement les choses à l’envers. C’est une forme demépris.
Est-ce pour cela que la CGT a refusé de signer ceprotocole ?
T. D. :
Très certainement, mais pas seulement. Lesdispositions prévues pour les DH, même si elles devaientêtre transposées partiellement pour les D3S, sontinsuffisantes et encore incertaines pour une part.Comment accepter que la variabilité de nos primes, avecl’introduction de la PFR, soit multipliée par deux.Individualiser à outrance les rémunérations revient in fineà précariser la fonction de directeur. Par ailleurs, il y a devraies incertitudes sur le traitement indiciaire. Plus grave,les conditions de travail, dont chacun sait qu’elles sedurcissent, sont totalement ignorées.
Que proposez-vous ?
T. D. :
D’un point de vue salarial, la CGT réclame quel’ensemble du régime indemnitaire, ainsi que l’indemnitéde logement, soient valorisés dans le traitement indiciaire.C’est un gage de stabilité de la rémunération, de sécuritédans la carrière. Les corps de D3S et de DH doivent enfinfusionner car les responsabilités exercées sont identiqueset cette séparation n’a plus aucun sens. Il faut aussi qu’undébat national sur les conditions de travail s’appuyant surune consultation de l’ensemble des corps et réalisé pardes experts indépendants, fasse des préconisationsconcrètes pour lutter contre les horaires de travaildémesurés, les pressions excessives imposées par unclimat de travail qui se durcit et rompre l’isolement danslequel se trouvent nombre de collègues. Il est temps quenos responsabilités et notre engagement professionnelquotidien soient reconnus à leur juste valeur.
3 questions
à
THOMASDEREGNAUCOURT
*CSIRMT : Commission Soins Infirmiers, Rééducation et Médico Technique.
 
 témoignage DS

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