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François-Joseph Thonnard. Saint Jean Chrysostome et saint Augustin dans la controverse pélagienne. Revue des études byzantines, tome 25, 1967. pp. 189-218.

François-Joseph Thonnard. Saint Jean Chrysostome et saint Augustin dans la controverse pélagienne. Revue des études byzantines, tome 25, 1967. pp. 189-218.

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François-Joseph Thonnard

Saint Jean Chrysostome et saint Augustin dans la controverse pélagienne
In: Revue des études byzantines, tome 25, 1967. pp. 189-218.

Citer ce document / Cite this document : Thonnard François-Joseph. Saint Jean Chrysostome et saint Augustin dans la controverse pélagienne. In: Revue des études byzantines, tome 25, 1967. pp. 189-218. doi : 10.3406/rebyz.1967.1393
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rebyz_0766-5598_1967_num_25_1_1393
François-Joseph Thonnard

Saint Jean Chrysostome et saint Augustin dans la controverse pélagienne
In: Revue des études byzantines, tome 25, 1967. pp. 189-218.

Citer ce document / Cite this document : Thonnard François-Joseph. Saint Jean Chrysostome et saint Augustin dans la controverse pélagienne. In: Revue des études byzantines, tome 25, 1967. pp. 189-218. doi : 10.3406/rebyz.1967.1393
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rebyz_0766-5598_1967_num_25_1_1393

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Saint Jean Chrysostome et saint Augustin dans la controversepélagienne
In: Revue des études byzantines, tome 25, 1967. pp. 189-218.
Citer ce document / Cite this document :Thonnard François-Joseph. Saint Jean Chrysostome et saint Augustin dans la controverse pélagienne. In: Revue des étudesbyzantines, tome 25, 1967. pp. 189-218.
 
SAINT
JEAN
CHRYSOSTOME
ET
SAINT
AUGUSTIN
DANS
LA
CONTROVERSE
PÉLAGIENNE
Saint
Jean
Chrysostome
et
saint
Augustin, deux
contemporains
au
grand
siècle
patristique,
nés
peut-être
la
même
année
(1), tous
deux
redevables
d'une
première
éducation
foncièrement
chrétienne
au
dévouement
d'une pieuse
mère
(2)
et
restés
longtemps l'un
et
l'autre
simples
catéchumènes,
eurent
pourtant
des destinées
si
différentes
que
leur
rencontre
ne
se
produisit,
peut-on
dire,
qu'après
la
mort
du
pre
mier,
à
l'occasion
de
la
controverse
pélagienne.
C'est
donc
en
ce
domaine,
que
nous voudrions
étudier
leurs
rapports,
aprèsavoir
rappelé
quelques
traits de
leur
physionomie,
capables
d'éclairer
notre
comparaison.
I.
Similitudes
et
Contrastes
Dans
leur première
formation
littéraire
également
soignée,
jusqu'à
la
rhétorique,
ils
rencontrèrent
tous
deux
la
philosophie
païenne;
mais
ils
en
furent
très
différemment
marqués.
Tandis qu'Augustin
devait
l'intégrer
à
sa
vie
spirituelle, Jean
la
connut
simplement
en
suivant
les
leçons du
célèbrerhéteur
Libanius
qui
enseignait alors
àAntioche;
mais
les
idées
de
la
sagessehumaine
n'eurent
aucune
prise
sur
sa
vie
chrétienne
qui
se
développa
normalement
dans
un
milieu
très
favorable
;
aussi,
sans
attendre
33
ans
comme
Augustin,
sans avoir
comme
lui
à
corriger
de
graves
déviations
doctrinales
et
morales
pour
se convertir,
(1)
La
date
du
13
novembre
354
pour
la naissance d'Augustin
est
connue
par
le
Dia
logue
philosophique
qu'il composa
lors
de
son
33e
Anniversaire
en
388;
cf.
De
beala
vita,
6,
Β.
Α.,
4,
p.
232
et
215.
Pour
Jean
Chrysostome,
les
dates proposées
par
les
historiens
oscillent
entre
344
et
354;
A.
Moulard
fixe
lanaissance
en
349
et
le
baptême
en
367
à
dix-huit
ans;
cf.
Saint
Jean
Chrysostome.
Sa
vie,
son
œuvre,
Paris,
1941;
cf.
p. 411,
note
1.
J.
Dumortier
met
lanaissance
en
345,
le
baptême
en
369
à
22
ans;
cf.
dansMélanges
de
sciences religieuses,
1951,
p.
51-56.
(2)
On
connaît
sainte
Monique, la
mère
d'Augustin
par
les
Confessions,
IX,
viii,
17-xiii,
37;
Β.
Α.,
14,
p.
103-138.
La
mère
de
Jean,
Anthousa,
fervente
chrétienne
elle
aussi,
restée
veuve
à
20
ans
refusa
un
nouveau
mariage
pour
se
consacrer
à
l'éducation
de
son
fils;
cf.
Jean
Chrysostome,
De
sacerdolio,
P.
G.,
48,
col.
624-625.
 
190
REVUE
DES
ÉTUDES
BYZANTINES
car
il
n'interrompit
jamais
ses
pratiques
de
vie
chrétienne
fervente
il
demanda
lui-même
le
baptême
vers
l'âge
de 19
ans
(3)
etfut
dès
lors
agrégé
au
clergé
d'Antioche
il
exerça
les
fonctions de
Lecteur.
Bientôt,
cédant
à
l'appel
de
la
grâce,
il
pratiqua
durant
six
ans
la
vie
monastique,
d'abord
comme cénobite,
puis,
les
deux
dernières
années, commesolitaire
dans une
grotte
de
la
montagne.
Mais
sa
santé
ne
résista
pas
à
son zèle
ascétique
et
il
comprit
dans
la
prière
que Dieu,
en
lui
donnant
un
tempérament
actif
et
des
dons précieux
pour
la
parole
publique,
lui
demandait
de
se
consacrer
à
l'apostolat
auprès
du
peuple
chrétien.
Il
revint
donc
prendre
place
dans
le
clergé
d'An
tioche;
il
y
fut
ordonnédiacrepar
son
évêque
Mélèce
(381);
puis
prêtre
(386)
par
Flavien
successeur
de
Mélèce(4)
;
et il
s'adonna
spécialement
à
la
prédication,
soit
pour préparer
les
néophytes
au
Baptême,
soit
dans
les
homéliespour
l'enseignement du peuple. C'est
à
Antioche
qu'il
composa
ainsi,
dans
un
but
essentiellement
pastoral,
un
grand
nombre
de
ses
œuvres,
durant
les
douze
ans
de
son
office
de
Prédicateur (386-398),
et
il
les
continua
comme
Evêque
de
Constant
inople
398-407)
avec
le
même
zèle,
la
même
compétence,
la
même
éloquence
et
la
même orientationtoute
pastorale.
Son
enseignement
est
avant
tout
fondé
sur
la
Sainte
Ecriture,
qu'il
veut
mettre
à
la
portée des
fidèles,
comme moyen
le
meilleur
de
les
aider
au
progrèsde
leur
vie
chrétienne
par
la
lumière
de
la
vérité
et
la
pratique
de
vertus
évangéliques.
11
avait
été
providentiellement préparé
à
cette
mission
par
ses
années
de
jeunesse passées à
YAscétorium,
récemment
fondé
à
Antioche
par
Diodore
de
Cyr
(ou
de
Tarse).
Cette
institution,
sans
être
une
école
proprement
dite,
comportait,
avec
des exercices
de vie
chré
tienne
plus
parfaite,
des
recherches
méthodiques
sur
les
Livres
inspirés
et
la
doctrine
révélée.
La
méthode
d'exégèse
qu'on
y
préférait,
déga
geait
avant
tout
le
sens
littéral,
en
se
rapportant,
pour
les
vérités
révélées,
à
l'interprétation
de
la
Tradition
catholique,
sanctionnée
par
les
grandes
assemblées
d'Évêques,
comme
le
Concile
de
Nicée(325)
et
lepremier
de
Constantinople
(381).
Sur
ce
dernier
point,
Augustindevenu
à
son
tour
prêtre
et
évêqued'Hippone,
rejoignit
Jean
Chrysostome
:
tous
deux
sont
témoins
de
la
foi
catholique
fondée
avant
tout
sur
l'Écriture
ainsi
interprétée.
Mais
(3)
Pour
cette
dale,
voir
nolo
1.
(4)
L'Église
d'Anlioche
était
alors
divisée par
un
schisme, suite
malheureuse
des
querelles
Idéologiques
qui
désolaient
alors
l'Orient;
plus
tard,
devenu
Patriarche
de
Constantinople,
Jean
coopérera
à
sa
solution;
mais
celle-ci
ne
fut
définitive
qu'après
sa
mort
(Cf.
Moulard,
op.
cil.
note
2,
p.
138-189). Les
événements
et
les
problèmes
doctrinaux
qui
regardent ce
schisme
sont
en
dehors
de
notre
sujet.

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