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Paul Gautier. Le synode des Blachernes (fin 1094). Etude prosopographique. Revue des études byzantines, tome 29, 1971. pp. 213-284.

Paul Gautier. Le synode des Blachernes (fin 1094). Etude prosopographique. Revue des études byzantines, tome 29, 1971. pp. 213-284.

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Paul Gautier

Le synode des Blachernes (fin 1094). Etude prosopographique
In: Revue des études byzantines, tome 29, 1971. pp. 213-284.
Paul Gautier

Le synode des Blachernes (fin 1094). Etude prosopographique
In: Revue des études byzantines, tome 29, 1971. pp. 213-284.

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Le synode des Blachernes (fin 1094). Etude prosopographique
In: Revue des études byzantines, tome 29, 1971. pp. 213-284.
RésuméREB 29 (1971)Francep. 213-284.P. Gautier, Le synode des Blachernes (fin 1094). Etude prosopographique. — Le procès-verbal du synode mixte présidé par l'empereur Alexis Ier pour mettre fin à la querelle soulevée par Léon de Chalcédoine au sujet des images comporte une longueliste de présence. Après les juges sont nommés 48 membres du sénat, 24 métropolites et archevêques, 8 archontesecclésiastiques, 15 higoumènes. Une notice définit la carrière connue de chacun des participants. En conclusion, la date de cetteassemblée est fixée tout à la fin de l'année 1094, en rapport avec la date d'une attaque des Coumans qui prend place dans lapremière moitié de 1095.Citer ce document / Cite this document :Gautier Paul. Le synode des Blachernes (fin 1094). Etude prosopographique. In: Revue des études byzantines, tome 29, 1971.pp. 213-284.
 
LE
SYNODE
DES
BLACHERNES
(fin
1094)ÉTUDE
PROSOPOGRAPHIQUE
Paul
GAUTIER
La
première
conséquence
de
l'invasion
de
l'Epire
par Robert
Guiscard
en
1081
fut
d'assécher
les
réserves
du
trésor
impérial
que
les
prodigalités
de Nicéphore
Botaniate
avaient
déjà
sérieusement
écornées1.
Faute
du
numéraire
indispensable
pour
recruter
de
nouveaux soldats
et
surtout
des
mercenaires,
le
basileus
Alexis
Comnène
qui
avait
établi en
octobre
son
quartiergénéral
à
Diavolis,
au
sud
d'Achrida,
écrivit
à
sa
mère
Anne
Dalassène
et
à
son
frère
le
sébastocrator
Isaac,
chargés en
son
absence
du
gouvernement,
de lui
envoyer
de
toute
urgence
de
l'argent sans
trop
regarder
aux
moyens
de
se
le
procurer2.
On
s'y
employa
sans
délai.
La
famille
impér
iale
t
une
partiede
l'aristocratie
payèrent
d'exemple
en envoyant
quelques
bijoux
d'or
et
d'argent
à
l'atelier
de
la
monnaie,
mais
la
somme
qu'on
en
retirase
révéla
nettement
insuffisante
et
l'on
se
résolut
à
séculariser
lestrésors
des
églisesen
s
'appuyant
notamment,
pour
légitimer
une
mesure
aussi
exceptionnelle,
sur
une novelle
(VII,
8,
ou
XV,
2)
de
Justinien3.
Anne
Comnène,
dans
son
souci
de défendre
la
mémoire
de
son
père,
prétend
qu'on
n'aliéna
qu'une«
faible
quantité
d'objets
sacrés,
d'ailleurs
inutilisés
1.
Cf.
Alexiade
:
Leib
II,
p.
9.
Il
faut
cependant
se
garder
de
prendre
à
la
lettre
les
affirmations
d'Anne Comnène qui
est
autant
apologiste
qu'historienne.
Le
trésor
n'étaitpas
aussi
vide
qu'elle
le
prétend,
puisqueson
père put
verser
dès
son
avènement 360 000
pièces
d'or
à
Henri
IV
d'Allemagne
(Alexiade
:
Leib
I,
p.
34)
;
ce
sont les
expéditions
de
1081
et
1082
contre
Robert
Guiscard,désastreuses
pour
les
Byzantins,
qui
contribuèrent
le
plus
à
ruiner
l'Etat.
2.
Cf.
Alexiade
:
Leib
II,
p.
9-10.
3.
Cf.
Alexiade
:
Leib
II,
p.
10
;
V.
Grumel, Les
documents
athonites
concernant
l'affairede
Léon
de Chalcédoine,
Miscellanea
Giovanni Mercati,
III
(=
Studi
e
Testi
123),
Cité
du Vatican
1946,
p. 130,
n.
7.
 
214
P.
GAUTIER
et
mis
au
rebut
depuis
longtemps4
».
Mais
des
prélats
contemporains des
événements
attestent
au
contraire
que
l'aliénation
connut une
ampleur
considérable
et
ne
fut
même
pas
exempte
de
brimades (flagellations,
incar
cérations)
contre
les
récalcitrants5,
et
Alexis
Comnène
le
reconnaît
lui-
même
dans
son
chrysobulle
d'août
10826.
Le
sébastocrator
prit
sur
lui
d'informer
le
synode
et
le
clergé,
réunis
sur
son
ordre
à
Sainte-Sophie,
de
la
mesure
à
laquelle
le
gouvernement
se
voyait
acculé.
Si
la
majorité
de
son auditoire
et
notamment
le
patriarche
Eustrate
Garidas
se
rallièrent
à
ses
arguments,
il
y
eut
des
opposants
:
au
premier
rangd'entre
eux,
le
métropolite
de
Chalcédoine Léon
qui
s'en
prit
d'abord
au
patriarche
Eustrate,
la
créature
des Comnènes,
qu'il
ne
reconnaissait
pas
et
qu'il
accusait
d'avoir
employé
des
biens
sacrés
à
des
usages
profanes,
et
qui
ne
cessera
pas de
protester
contre
le
pillage
des
églises,
spécialement
contre
l'enlèvement
des
plaques
d'argent
de
la
fameuse
porte
des
Chalcoprateia7.
La
démission
ou
plutôt
le
renvoi
du
patriarche
Eustrate
(juillet 1084)
ne
désarma
pas
le
contestataire
qui
refusa de
concélé
brer
vec
le
nouveau
patriarche
Nicolas
Grammatikos,
et
la
querelle
se
ralluma, plus
violente,
quand
le
basileus
entreprit
en1086
ou
1087,
malgré
ses
serments
antérieurs,
de
se
procurer
de
l'argent
par
les
mêmes moyens
pour
subvenir
aux
dépenses
de
sa
campagne
contre
les
Petchénègues8.
Léon
de Chalcédoine,
soutenu
par
une
forte
faction
et
certainement
par
les
Doucas,
reprit
sa
campagne
d'opposition,
proclamant
illicite
et
impie
toutetransformation
de
choses
saintes
qui
ne
se
fait
pas
en
d'autres
choses
saintes.
On
crut
briser
ce
trublion
en
le
déposant9,mais
le
prélat
n'en
4.
Cf.
Alexiade
:
Leib
II,
p.
11 et
45-48.
5.
Voir
par exemple
les
protestations
de
Jean
d'Antioche
(P.
Gautier,
Diatribes de
Jean
l'Oxite
contre
Alexis
Comnène,
REB
28,
1970,
p.
30-33)
et
celles
de
Léon
de
Chal
cédoine
dans
sa
lettre
au
même
basileus
;
cf.
V.
Grumel,
loc.
cit.
(n.
3), p.
125.
6.
Cf.
V.
Grumel,
L'affaire
de
Léon
de
Chalcédoine.
Le
chrysobulle
d'Alexis
Ier
sur les
objets
sacrés,
EB
2,
1944,
p.
127.
7.
Cf.
Alexiade
:
Leib
II,
p. 11-12,
et
surtout
Grumel,
Regestes,
935
;
Id.,
L'affaire
de
Léon
de
Chalcédoine.
Le
décret
ou «
semeioma
»
d'Alexis
Ier
Comnène
(1086),
EO
39,
1941/2,
p.
333-334.
8.
Cf.
Alexiade
:
Leib
II,
p.
12,
et
Dölger,
Regesten, n°
1130.
Sur
l'apparent
parjure
d'Alexis Comnène
voir
les
réflexions
et
explications
de
V.
Grumel,
loc.
cit.,
EB
2,
1944,
p.
130-133,
et
EO
39, 1941/2,
p.
339.
P.
Stephanou,
Le
procès
de
Léon
de
Chalcédoine,
OCP
9,
1943,
p.
26-27, situe
cette
nouvelle
mesure
de
sécularisation
dans la
seconde
moitié
de
1087
au
lieu
de
1086,
date
qui nous
paraît
aussi
plus
vraisemblable.
Voir
notre
note
15.
9.
En
février-mars
1086
selon
Grumel,
Regestes,
941,
mais
cette
date
nous
paraît
douteuse.

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