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Jean-Claude Riedinger. Remarques sur le texte de la Chronographie de Michel Psellos. Revue des études byzantines, tome 63, 2005. pp. 97-126.

Jean-Claude Riedinger. Remarques sur le texte de la Chronographie de Michel Psellos. Revue des études byzantines, tome 63, 2005. pp. 97-126.

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Jean-Claude Riedinger

Remarques sur le texte de la Chronographie de Michel Psellos
In: Revue des études byzantines, tome 63, 2005. pp. 97-126.
Jean-Claude Riedinger

Remarques sur le texte de la Chronographie de Michel Psellos
In: Revue des études byzantines, tome 63, 2005. pp. 97-126.

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Remarques sur le texte de la Chronographie de Michel Psellos
In: Revue des études byzantines, tome 63, 2005. pp. 97-126.
RésuméREB 63, 2005, p. 97-126.Jean-Claude Riedinger, Remarques sur ία Chronographie de Michel Psellos. - La Chronographie de Michel Psellos constitue l'undes chefs-d'œuvre de l'historiographie byzantine. Le texte dont nous disposons, notamment celui édité par Emile Renauld,comporte de nombreuses obscurités dues tant au grec subtil et fin de Psellos qu'à l'état du manuscrit unique qui nous a conservéla Chronographie. Pour offrir de nouvelles suggestions, nous nous sommes appuyés sur les autres écrits de Psellos pour tenir compte des usages de l'écrivain. Nous n'avons retenu pour cet article que les modifications qui améliorent sensiblement lacompréhension du texte et modifient la traduction. [Compte tenu de l'ampleur des notes de lecture, les éditeurs ont séparé cettecontribution en deux parties, la seconde - qui commence au règne de Constantin Monomaque - sera publiée dans le prochainnuméro de la revue].AbstractMichael Psellos's Chronographia is one of the masterworks of Byzantine historiography. As we know it today, especially throughthe edition by Emile Renauld, the text is often obscure, partly because of Psellos's subtle and sophisticated language and partlybecause of the state of the Chronographia' s unique manuscript. Some new suggestions are made here on the basis of theauthor's writing-habits as they emerge from his other writings. In this article, only the changes that considerably improvecomprehension of the text have been retained. [Considering the length of the contribution, the editors have separated this articleinto two parts, keeping the second one - which begins with the reign of Constantine Monomachos - for the next issue of the journal ].Citer ce document / Cite this document :Riedinger Jean-Claude. Remarques sur le texte de la Chronographie de Michel Psellos. In: Revue des études byzantines, tome63, 2005. pp. 97-126.
 
REMARQUES
SUR
LE
TEXTE
DE
LA
CHRONOGRAPHIE
DE
MICHEL
PSELLOS
(1)*
Jean-Claude
RIEDINGER
Tout
lecteur
de
la
Chronographie
de
Michel
Psellos
constate aisément
qu'il
demeure
un
grand nombre
d'endroits
dont
le
sens
est
incertain ou
obscur.
Les
raisons
en
sont
de deux
ordres
:
la
première
est
l'auteur
lui-même,
avec
les
finesses
de
sa
pensée
et
de son
expression.
La
seconde
est
l'état du
texte,
conservé, sauf
pour
quelques
pages,
dans
un
manuscrit
unique,
dont tous
les
éditeurs
ont
relevé
les
nombreuses
fautes.
Ainsi
les
traducteurs
se voient
même
contraints,
enplus
d'une
occasion,
à
traduire
un
texte
différent
de
celui
qu'ils
ont
sous
les
yeux1.
Les
remarques qui
suivent
concernent
le
plus
souvent
ce
second
ordre
de diffi
cultés.
Nous
y
envisageons
avant
tout
deux catégoriesde
passages.
Ceux
qui
nous
ont
occupé
plus
particulièrement
sont
les
endroits
du
texte
qui
ont
été
jusqu'à
présent
acceptés
par
tous,
et
qui
contenaient
pourtant
une
anomalie
grave
de
sensou
de
syntaxe.
En
second
lieu, nous
avons
envisagé
les
endroitsqui,
tout
en
ayant
été
reconnus
fautifs,
ou
bien
n'avaient
pas
reçu
de
solution
satisfaisante
(ce
quenous avons
essayé
de
démontrer), ou
bien
avaient
été
l'objet
de
plusieurs
conjectur
es,
ui
nous
ont
paru
d'inégale
valeur.
En
ce
qui
concerne
ces
conjectures,
et
aussi
les
corrections
que
nous
proposons,
nous
nous
sommes
d'abord
appuyé
sur
ce
qui
nous
a
paru
la
meilleure
méthode
:
interpréter,
ou
corriger,
Psellos
par
Psellos.
Ce
qui
veut dire
deux
choses
:
situer
de
la
façon
la
plus précise
le
ou
les
mots litigieux
dans
leur
contexte,
pour
établir
leur
compatibilité, ou
non,
avec
lui
;
et
ensuite
tenir
constamment
compte de
l'usage
de
l'écrivain
(ce
mot
incluant
morphologie,
syntaxe,
style,
vocabulaire),
et
aussi
de
textes
il
exprime
des
idées
semblables2.
Pour
cela,
nous
avons
étendu
notre
en
quête
aussi
loin
que
possible,
mais nous
avons
jugé
indispensable
de
tenir
compte,
par
priorité,
de
tous
les
textes
qui
offraient
une
relation
avec
les
événements contemp
orains.
Nous
avons,
bien
entendu,
vérifié
dans
le
manuscrit
(P)
tous
les
passages
envisagés.
;;
La
liste
des
abréviations
est
reportée
à
la
fin
de
l'article.
1
.
Le
texte
cité
est
celui
du manuscrit,
sauf
indication
contraire.
Les
références
sont
données
d'après
l'édition
Renauld
(dans
l'ordre
: 
le
tome,
la
page,
le
paragraphe,
la
ligne).
2.
Nous avons
constamment
utilisé
É.
Renauld.
Étude
sur
la
langue
et
le
stxle
de M.
Psellos,
Fans
1920
(=
Renauld)
et
aussi
G.
Böhlig.
Untersuchungen
zum
rhetorischen
Sprachgebrauch
der
Byzantiner,
mit
besonderer
Berücksichtigung
derSchriften
des
M.
Psellos.
Berlin 1956
(=
Böhlig).
Revue
des
Études
Byzantines 63.
2005.
p.
97-126.
 
98
JEAN-CLAUDE
RIEDINGER
D'un
autre côté,
le
travail
des
éditeurs,
et
des
critiques
comme
Kurtz,
Pantazidis
et
Sykutris,
a
fait
apparaître,
par
lescorrections
qu'ils
ont
établies
et
qu'on
peut
considérer
comme
sûres,
un
certain
nombre
de
fautes
caractéristiques
du
copiste.Nous
avons
toujours
tenu
compte
de
ces
caractéristiques,
en
demeurant
aussi
tou
jours
conscient
de
l'incertitude
que
comporte
toute
correction,
incertitude
cependantinégale selon
les
cas.
Préciser
la
nature
et
la
gravité
des
fautes
permet
d'indiquer
dans
quelles
limites
une
correction
peut
être
considérée
comme
plausible
:
il
est
possible
en
effet
de
mettre un
certain
ordre
dans
l'accumulation
d'erreurs
de
toutesorte
qui déparent le
texte
de
l'ouvrage.
Nous
sommes
partis
de
l'apparat
de
Renauld,
à
la
fois
parce
qu'il
est
le
plus
minutieux
(il note
les
plus
légères modifications
qu'il
a apportées
au manuscrit),
et
parce
qu'il
est
le
plus
exact
(quand
il
y
a
divergence
entre
Sathas
et
lui,
nous
avons
toujours constaté
que
Renauld
avait raison).
Nous
n'avons
pas
tenu
compte
évidemment
des
corrections
inacceptables
qu'il
a
parfois
apportées
au
texte,
mais
pris
inversement
en
compte les
corrections
à
notre
avis
indispensables
qu'il
n'a
pas acceptées.
On
distingue
nettement
quatre
types
de
fautes
:
1)
Les
plus
nombreuses
sont
dues
à
la
prononciation,
et
ont
donc
un
caractère
orthographique.
Toutes
les
sortes
en
sont
représentées.
Pour
les
voyelles,
le
iota-
cisme,
sous
toutes
ses
formes
;
l'échange,
dans
les
deux
sens,
entre
ai
et
ε
et
entre
ο
et
ω
;
υ
pour
β
ou
l'inverse
;
ευφ-
écrit
εφ-,
parfois
l'inverse.Pour
les
consonnes
:
la
consonne
simple
remplace
souvent
la consonne
gémi
née
avec
par
ex.
λ,
τ,
ν,
π...)
;
le
v
final
est
très
souventomis
(pour
cette
raison
peut-être
il
arrive
qu'il
soit
présent
alors
qu'il
ne
devrait
pas)
;
νγ
(rarement
νκ,
γχ)
est
pour
γγ...
On
peut
attribuer
peut-être
à
la même
cause
la
simplification
d'un
groupe
de
consonnes
(χ,
ξ
pour
γχ,
γξ
;
αδρ
pour
ανδρ
;
αφ
pour
αμφ...
;
on
trouve
chaque
fois
les
cas
inverses).
Ces
fautes
sont
si
nombreuses
qu'on
peut
considérer comme
certain
que,
à
un
stade
de
la
transmission,
l'ouvrage
a
été
dicté.Peut-être
remontent-elles
à
l'arché
type
Psellos
nous
apprend
qu'il
a
dicté
son
ouvrage
:
ύπαγορεΰσας
(R
I,
152,lxxiii
12).
Ce
verbe
nesignifie
chez
lui
que
«
dicter
»,
et
on a
traduit
à
tort
par
«
mentionner,
relater
».
2)
La
seconde
série
par
ordre
de
fréquence
est
celle
des
fautes
sur
les
désinenc
es,
ominales
comme
verbales
(nombre de
fautes
d'orthographe
se
situent
aussi
dans
les
désinences).
À
première
vue,
on
netrouve
ici
que
confusion.
Du
point
de
vue
grammatical,
en
effet,
toutes
les
sortes
de
glissement
sont
représentées
:
du
singulierau
pluriel,
du
masculin
au
féminin
ou
au
neutre,
chaque
fois
dans
lesdeux
sens
;
glissement
d'un
cas
à
un
autre,
et,
pour
les
verbes,
d'une
personneàl'autre,sans oublier les
passages
d'un
temps
à
l'autre
ou
d'un
mode
à
l'autre.
Envisagées
du
point
de
vue
formel,
elles
présentent
la
même
confusion
:
on
trouve
un
nombre
très
élevé
deremplacement
de toute
voyelle,
oudiphtongue,
par
une
autre
voyelle,
ou
diphtongue.
Certes, certains
types
d'erreurs
plus
fréquents
se
laissent
parfois
distinguer,
mais
il
paraît
vain
de
chercher
des
«
règles
»
dans
un
tel
désordre.
En
revanche,
la
forme
même
de
ces
fautes
impose
quelques
remarques
de grande
importance
:

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