Au 20
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siècle, le communisme a été le projet alternatif au capitalisme. Aujourd’hui, ce mot est légèrement « plombé » par l’Histoire. Au 21
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siècle on pourrait parler d’écosocialisme, mais peut importe le mot !L’important, c’est de définir les grandes orientations de la civilisation que nous voulons construire. Pour ma part, je me retrouve bien dans les termes d'Objecteur de croissance, de Dissident à l'ordre économique, deRésistant à la mondialisation capitaliste.L'homme est fondamentalement mauvais et égoïste et l'addition des intérêts individuels contribue, comme par magie, au bien-être collectif. C’est « la main invisible du marché », tel est l’un des postulats de base ducapitalisme, du libéralisme, de l'économisme ou de l'économie (ces termes sont parfaitement synonymes).Je crois que la vérité est plutôt : l'homme est fondamentalement bon et le bien-être individuel découlenaturellement de ce que chacun donne au collectif. L'homme est fondamentalement bon ! Cela ne veut pasdire que "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Certes, l'esprit est souvent perturbé par desémotions perturbatrices (colère, avidité, jalousie, orgueil...) et les pensées qui en découlent font parfois poser aux êtres humains des actes négatifs, mais la nature fondamentale de l'esprit de tout un chacun estamour, compassion, clarté et sagesse. S'il existait un postulat de base de cette idéologie en construction quis'oppose donc radicalement à l'économie politique, cela ressemblerait plutôt à ça ! Je suis persuadé que lemodèle de société issu de ce paradigme est le seul avenir envisageable pour l'humanité. Le marxisme, uneréflexion fondamentale sur l’instrument de manipulation de l’énergie humaine et l’apport de philosophiesextérieures au paradigme occidental comme le bouddhisme, sont, entre autres, des réservoirs théoriques et pratiques d'une grande richesse pour ce modèle de société qui est à construire et qui correspond au mondefini dans lequel nous vivons.Soyons clairs ! Le capitalisme est un système, une vision du monde, une idéologie, dont il faut sedébarrasser. Depuis le début des années 1990, je suis persuadé que le capitalisme est condamné et qu’il vamourir au cours du 21
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siècle. Cette idée, comme quoi le capitalisme est indépassable, est extrêmementrécente. Elle s’est installée progressivement au cours des années 80. Il suffit de faire un rapide retour sur l’histoire récente, 1871 et la Commune de Paris, 1920 et l’immense espoir suscité par la révolution russe, lesannées 30 et la faillite du capitalisme, les années 50 avec la guerre froide, les années 60 avec la révolutioncubaine, pour constater que non seulement dans l’esprit des gens mais aussi dans la réalité de nombreux pays, le capitalisme était mort ou agonisant. Bref, ce n’est pas être fou que de croire que le libéralismeéconomique va s’écrouler d’ici 2020, c’est juste faire preuve d’un peu d’intuition. Que le capitalisme meurecela ne veut pas dire que la propriété, les échanges sur les marchés, les magasins et les petites entreprisesn’existeront plus ! Non, bien sûr ! Mais, par contre, croire que les marchés de capitaux, les bourses, lecontrôle de la monnaie par l’aristocratie financière et que la plupart des absurdités de notre société deconsommation disparaissent et feront partie de l’Histoire, cela n’a rien de fantaisiste.Quand ? Quand une majorité des citoyens seront convaincus de l’absurdité, l’iniquité, la violence, lastupidité et de l’inefficacité de cette idéologie.Les chiens de gardes de la civilisation de la marchandise disent que la démocratie libérale est indépassable.En effet, certains affirment, depuis l’implosion de l’Union Soviétique, que c’est la fin de l’histoire.Fukuyama a écrit en 1989 : « un consensus assez remarquable semblait apparu ces dernières annéesconcernant la démocratie libérale comme système de gouvernement, puisqu’elle avait triomphé desidéologies rivales – monarchies héréditaires, fascisme et, tout récemment, communisme. Je suggérais enoutre que la démocratie libérale pourrait bien constituer le point final de l’évolution idéologique del’humanité et la forme finale de tout gouvernement humain, donc être en tant que telle la fin de l’Histoire ».Quelle prétention de se croire indépassable et immortel ! Comme si la civilisation occidentale était lesummum de l’Humanité. Non bien sûr ! La démocratie libérale et le capitalisme qui va avec, est une formed’organisation humaine parmi d’autres, c’est tout. Elle n’est, ni en progrès, ni mieux que toutes les autresformes d’organisations, de civilisations qui ont existé ou existent encore sur cette planète.Les civilisations naissent, vivent et meurent. La nôtre ne fera pas exception. La vision du monde desmarchands qui s’est opposée au pouvoir ecclésiastique et aristocratique a été une contribution essentielle à3
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