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dissert philo

dissert philo

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12/13/2012

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Méthode : la dissertation philosophique
 Remarque
: il ne faut pas dès l’abord rejeter la dissertation en considérant que c'est unexercice trop difficile. Souvent, et de façon tout à fait injustifiée, la dissertation effraie lescandidats. En effet elle est un travail de construction et d’argumentation où le sujet croit-ondonne peu d’indication. Pourtant en fait la dissertation laisse une grande liberté de pensée etde construction et peut, si elle est bien menée être plus valorisée lors d’un examen que lesautres sujets.Tout d’abord la dissertation est toujours
un écrit très construit
, avec une
argumentation
serrée, il ne s’agit pas d’écrire vaguement sur un sujet donné, fournissant des
exemples
précis et des définitions des
concepts
principaux du thème étudié. Il faut donc eneffet une bonne connaissance des textes et des notions étudiées au cours de l’année, etapprendre quelques citations caractéristiques pour chaque notion.
I-Etudier le sujet. 
 A) Lire le sujet 
Le premier travail est une étude approfondie (qui peut prendre 10 à 15 min) sur les termesmêmes dans lesquels le sujet est exprimé. Ce travail loin d’être de l’excès de minutie estfondamental, c'est en effet au cours de cette phase que se déterminera en fait l’axe de votreréflexion. Sans ce travail préalable les risques de hors sujets sont décuplés, et de façongénérale vous pouvez être sûr de passer à côté d’éléments de réflexion important, j’insistedonc encore sur la nécessité de regarder de près tous les termes du sujet. Chacun a uneimportance. L’attitude à ne surtout pas avoir serait celle qui consiste à lire le sujet puis à se précipiter à trouver des références, là on passe à côté du sujet de manière certaine. Le horssujet étant le plus grand péril de la dissertation, il faut donc s’adonner sérieusement à ce premier travail. Ne pas hésiter à réécrire sur le brouillon le sujet, toujours l’avoir sans lesyeux, même au cours de la rédaction, il faut sans cesse le relire.
 B) Définir les termes du sujet.
Chaque mot doit être étudié, car il a une signification pour l’ensemble du sujet, y comprisles « petits mots » du début du sujet qui sont loin d’être insignifiant ou décoratif : « Peut-ondire » n’est pas « En quel sens », en effet, pour cette expression, on remarque que le terme« pouvoir » peut avoir deux sens distincts : l’un relevant d’une idée de capacité (je peux direcela, faire cela, c'est à dire j’en suis capable) et d’autre part d’une idée de légitimité (le peux1
 
dire cela, c'est à dire il est juste, de le dire, c'est légitime) ou d’une idée simple de possibilité(je peux dire cela, c'est à dire il m’est possible de le dire) : on voit donc qu’un mot simple,auquel on ne prête souvent pas attention peut en fait donner des pistes importantes. Par ailleurs, définir les termes, c'est saisir la nature du sujet et donc de ce que l’on vous demandeexactement.
C) Les types de sujets.
On peut distinguer différents types de sujets, qui induisent des développements distincts.
ϕ
 Sujets dialectiques
: Sujet prenant l’apparence d’un questionnement pouvantattendre une
réponse positive ou négative
: « Pour être heureux, faut-il pouvoir ne pas travailler ? » : ce sujet semble souvent rassurant car il offre 2 directions,néanmoins il présente aussi un écueil à éviter absolument, c'est une réponse detype I- oui, II- non, III- peut être on ne sait pas ou au mieux, c'est plus compliquéque cela. Ce type de sujet attend une réponse qui
se construit
peu à peu : on partalors de ce qui paraît au 1
er 
abord évident, pour montrer en quoi ça ne l’est pas, pour parvenir à proposer une autre réponse, une ouverture du sujet (sans faire dehors sujet !!!) : le plan est un plan dialectique, qui examine 3 positions différentes possibles, selon les modifications que permettent les définitions. C'est à dire quel’on peut construire le plan de la façon suivante : si on considère que le bonheur,c'est pouvoir faire ce que l’on veut quand on le souhaite, alors, en effet le travailest un obstacle. Mais cette définition est trop restrictive, une meilleure définitiondu bonheur serait plutôt la possibilipour l’homme d’être autonome (par exemple), donc dans ce cas, le travail nous aide à accéder au bonheur, enfin le bonheur c'est plutôt l’épanouissement personnel, donc dans ce cas le travail joueun grand rôle dans l’accès au bonheur, car il nous donne la reconnaissance d’autruietc.
ϕ
 Le sujet définitionnel 
: il s’agit de
discuter une définition donnée
: « Je est tu » Onadopte dans ce cas un plan dit thématique. Dans ce cas le + judicieux est de partir dans le sens de cette définition en analysant ce qui peut être juste en elle, pour ensuite parvenir à en montrer les limites et proposer une autre finition,cependant, bien souvent, encore il s’agit surtout de partir du plus évident, dansnotre exemple, la définition proposée est la suivante : « je » c'est à dire moi, c'est àdire le sujet individuel peut être considéré comme un « tu » qui représente2
 
l’altérité. On peut se souvenir ici du mot de Rimbaud : « Je est un autre » : le moic'est l’altérité. Si on part du plus évident, c'est le contraire, le « tu » et l’autre, et le« je » c'est ce qu’il y a de plus proche, il s’agit donc de saisir comment on peut envenir à finir le « je » comme un « tu » et à passer peut-être aussi cettedéfinition : le « je » est une construction.
ϕ
 Le Sujet « libre »
: c'est un sujet très large de type : « Respecter autrui » ou « Artet Liberté », il ne faut surtout pas prendre peur devant de tels sujets, qui ne sont pas plus difficiles que les autres, en effet, il s’agit de le problématiser avant tout,donc de voir, dans un 1
er 
temps ce qu’on pense habituellement de ce rapport, lerapprochement des deux termes est-il évident ou surprenant ?On voit donc que le sujet peut prendre plusieurs formes, il faut donc bien définir à queltype de sujet nous avons affaire pour éviter de faire fausse route, puis après on peut constater que le cheminent est assez simple et toujours le même. De façon générale aussi il s’agittoujours de parvenir à saisir la réalité des choses sous un angle novateur, inattendu et ce en partant du plus évident, de l’opinion courante, de discuter cette opinion pour en montrer leslimites, ce qui nous permet d’accéder à un point de vue qui la renverse et qui est plus précise.
Construire un plan.
Face à un sujet on ne sait souvent par commencer. Tout d’abord, si le travail préparatoire a été bien effectué le plan viendra de lui-même. On doit dégager des idéesdirectrices. Puis les accorder avec nos connaissances : des concepts, des lectures, desexemples. On rassemble donc après les analyses des idées et connaissances.. On présente la thèse qu’il permet de développer, il s’agit de chercher des argumentsallant dans son sens ou en sens inverse. Ensuite on peut en montrer les limites, puis on propose une lecture plus personnelle.
Attention :
on ne peut jamais dire strictement une chose et son contraire
, d’undéveloppement construit et progressif. On part de l’idée la plus
faible
, quoique possible etétayée d’exemples à l’idée la +
complexe
, celle qui vous semble la plus
pertinente
et la plusnovatrice, celle qui se distingue le plus de l’opinion courante.3

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