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GUI2008 biodiversité et entreprises _défis & stratégies _ifb

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Guide détaillé sur le développement des “biodiversités : défi pour nos sociétés” : généralités, liens directs & indirects avec les entreprises, opportunités de développement (168pp) - Source: ifb (FR, 2008) >>> www.biodiversite-sbstta.org
Guide détaillé sur le développement des “biodiversités : défi pour nos sociétés” : généralités, liens directs & indirects avec les entreprises, opportunités de développement (168pp) - Source: ifb (FR, 2008) >>> www.biodiversite-sbstta.org

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- 17 -
1.1
LES BIODIVERSITÉS,DÉFI POURNOS SOCIÉTÉS
SECTION 1
LA BIODIVERSITÉET L’ENTREPRISEDES LIENS DIRECTSET INDIRECTS ÀFORMALISER
 
ENCADRÉ
1
COMMENTAPPRÉHENDERETQUANTIFIERLADIVERSITÉDUVIVANT
?
1.1 LES BIODIVERSITÉS, DÉFI POUR NOS SOCIÉTÉS
Situation 1 : Trois espècesSituation 2 : Deux espèces
- 18 -
SECTION 1
LA BIODIVERSIET L’ENTREPRISE DES LIENS DIRECTS ET INDIRECTS ÀFORMALISER
1.1.
1
Décloisonnement scientifique et socialisationdes discours sur le vivant
L
es discours sur la diversité du vivant se sontglobalisés, aussi bien sur le plan scientifiqueque politique. Si biologistes, systématiciens,écologues, généticiens, paléontologues ouencore physiologistes ont depuis longtemps carac-térisé le vivant par sa diversité, le terme “biodiver-sité”, issu de débats scientifiques en aval de laConférence de Rio en 1992, ne s’est vulgarisé quetrès récemment (Barbault et Chevassus-au-Louis,2004). On peut assister à une réelle révolution ausein du monde de la recherche, qui se traduit, àl’image de l’émergence de l’écologie de la santé, parun décloisonnement progressif des différentes disci-plines afin d’approcher les problématiques de manièretransversale.La diversité biologique, ou biodiversité, correspond
à la dynamique des interactions entre organismesdans des milieux en changement.
On parle du
tissu du monde vivant
, construit sur des milliardsd’années, et dont les composantes sont à la fois
interdépendantes 
et
en co-évolution
. La biodiversitéconstitue le moteur des écosystèmes
(1)
de la bios-phère
(2)
et renvoie plus précisément à :La diversité et la variabilité génétique au seinde chaque espèce,Celles des espèces et de leurs formes de vie,Celles des associations d’espèces et de leursinteractions,L’ensemble des processus écosystémiques dontles organismes vivants sont les acteurs directsou indirects.
Dans la nature comme dans l’économie, il n’existe 
ni équilibre ni déséquilibre
,
mais seulement dumouvement, de la variabilité et de l’inertie 
(Weber,1996).La seconde forme de mondialisation des discours surla diversité du vivant prolonge et oriente la première.Celle-ci permet à la biodiversité de dépasser l’ana-lyse du point de vue scientifique, approche tradi-tionnelle pour appréhender la biodiversité, et de seconceptualiser au niveau social (Perrings et Gadgil,2002). Dans ce contexte, la Convention sur la DiversitéBiologique
(3)
, ci-après désignée “CDB”, élargit consi-dérablement
les responsabilités de nos sociétés
.Il s’agit, depuis son élaboration en 1992, de préserverla diversité biologique, d’en préconiser des usagesdurables, de veiller à un partage équitable des béné-fices qu’elle génère et pourrait apporter dans le futur.Prendre en compte ces éléments renvoie à la construc-tion sociale, économique et politique de la questionde la biodiversité (Aubertin,
et al.
, 1998).
Quels critères ou signaux retenir pour la prendre encompte ? La biodiversité est un concept particulière-ment riche qui souligne l’ampleur de notre ignorance.Ci-dessous l’illustration de cette richesse au traversde quelques exemples.Seules des estimations incertaines du nombre d’espècesprésentes sur la planète sont aujourd’hui disponibles(Millennium Ecosystem Assessment,2005a).La situation 1 arbore une plus grande richesse spéci-fique que la seconde (Adapté de Purvis et Hector,2000).En revanche,il y a une probabilité plus fortede tirer des espèces différentes dans la situation2,c’est-à-dire 1 chance sur 2 de tomber sur unefourmi ou un papillon.La probabilité de trouverune libellule ou une coccinelle n’est que d’1/8dans la situation 1.Cela explique en partieles difficultés rencontrées dans l’estimation du nombred’espèces au sein de la biosphère.Certaines peuvent être naturellement rares et diffi-ciles à observer.Elles peuvent aussi vivre dans desmilieux inaccessibles,à l’image de la faune sous-marine exubérante vivant à 2 500 m de profondeur àproximité des sources hydrothermales dont la tempé-rature peut avoisiner les 350°.
(1) Les écosystèmes sont définis comme ensembles biologiques et physiques dynamiques,capables d’autorégulation et qui procèdent à la fois des loisde la thermodynamique et des théories de l’évolution (Abbadie et Lateltin,2004).(2) La biosphère est l’écosystème global,auto-entretenu,qui intègre tous les êtres vivants et les relations qu’ils tissent entre eux et avec l’hydrosphère (l’eau),l’atmosphère (l’air) et la lithosphère (les roches),dans un métabolisme qui change sans cesse ces derniers en les modifiant,les stockant ou les recyclant.Il n’existe qu’un seul système vivant planétaire dont la brique élémentaire est l’ADN (Dawkins,1989).(3) www.cbd.int/convention/convention.shtml
 VertébrésCrustacésMolusquesPlantesNématodesProtistesChéliceratesChampignonsInsecteset Myrlapodes
100020003000400050006000700080009000
Nombre d’espèces recencéesEstimation
- 19 -
 
- 21 -
(4) Conrad Waddington est à l’origine de ce concept.
1.1 LES BIODIVERSITÉS, DÉFI POUR NOS SOCIÉTÉS
La taille du génome n’est pas directement liée à lacomplexité de l’organisme.L’écosystème contientautant de facteurs susceptibles d’influencer la forma-tion et le fonctionnement des organismes :les gènesne sont qu’un facteur parmi d’autres (Pouteau,2007).On parle ainsi de paysage épigénétique
(4)
.On sait aujourd’hui que la biomassebactérienne des forêts tempéréesest largement supérieure à celledes organismes supérieurs,dontles plantes et vertébrés.Une grandepartie de la biodiversité n’est doncpas visible à l’œil nu.
SECTION 1
LA BIODIVERSIET L’ENTREPRISE DES LIENS DIRECTS ET INDIRECTS ÀFORMALISER
1.1.
1
- 20 -
Situation 1
6000050000400003000020000100000
5174288
Nombre de gènes
6340136001900025000270004500050000
Mycoplasme
E. coli 
LevureDrosophileNématodeHumainArabidopsisRizMaïs
Du point de vue taxonomique,on retrouve six espècesdans les situations 1 et 2.En revanche,la secondesituation s’avère plus intéressante dès lors que l’ons’intéresse à la disparité morphologique et aux rôlesou fonctions des espèces dans les écosystèmes.
Situation 2

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