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Le MOX, la fausse bonne idée française

Le MOX, la fausse bonne idée française

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Published by Greenpeace France
L’affaire du combustible nucléaire Mox rappelle ce qu’on pourrait appeler le « syndrome du minitel » français. La France est aujourd’hui le seul pays au monde à en produire, et le seul à vouloir continuer de l’utiliser. Tous les réacteurs français et étrangers actuels ont été conçus pour fonctionner sans Mox. Même l’hypothétique EPR, conçu avec la possibilité d’utiliser du Mox, peut fonctionner de manière optimale avec du combustible classique. Le Mox est cher, dangereux et inutile. Pourtant aujourd’hui, le lobby nucléaire, l’UMP et une partie du PS s’arc-boutent pour sauver le retraitement et la production de Mox.
L’affaire du combustible nucléaire Mox rappelle ce qu’on pourrait appeler le « syndrome du minitel » français. La France est aujourd’hui le seul pays au monde à en produire, et le seul à vouloir continuer de l’utiliser. Tous les réacteurs français et étrangers actuels ont été conçus pour fonctionner sans Mox. Même l’hypothétique EPR, conçu avec la possibilité d’utiliser du Mox, peut fonctionner de manière optimale avec du combustible classique. Le Mox est cher, dangereux et inutile. Pourtant aujourd’hui, le lobby nucléaire, l’UMP et une partie du PS s’arc-boutent pour sauver le retraitement et la production de Mox.

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novembre 2011
Le Mox : la fausse bonne idée française
L’affaire du combustible nucléaire Mox rappelle ce qu’on pourrait appeler le« syndrome du minitel » français. La France est aujourd’hui le seul pays au monde àen produire, et le seul à vouloir continuer de l’utiliser. Tous les réacteurs français etétrangers actuels ont été conçus pour fonctionner sans Mox. Même l’hypothétiqueEPR, conçu avec la possibilité d’utiliser du Mox, peut fonctionner de manière optimaleavec du combustible classique. Le Mox est cher, dangereux et inutile. Pourtantaujourd’hui, le lobby nucléaire, l’UMP et une partie du PS s’arc-boutent pour sauver leretraitement et la production de Mox.L’origine
Le Mox trouve son origine dans le nucléaire militaire. Le processus dit de « retraitement » aété mis en place afin d’extraire, à des fins militaires, le plutonium des combustiblesnucléaires usés, le plutonium étant l’élément principal des armes atomiques. Cette opérationse déroulait à Marcoule et à La Hague. Dans les années 1970, la France a décidé de lancerun très large programme de « surrégénération ». Il était prévu de construire des dizaines deréacteurs du type Super-Phénix, qui allaient produire plus de plutonium qu’ils n’allaient enconsommer. Les échecs industriels et économiques tant en France qu’à l’international ont euraison de ce pari fou. C’est à ce moment que l’idée du Mox e : une solutionpolitiquement correcte pour justifier le retraitement, faire croire au prétendu recyclage etproposer une solution de façade à la gestion des déchets nucléaires.
La fabrication
L’usine de La Hague (Manche) ceptionne chaque année environ 1 200 tonnes decombustible nucléaire usé en provenance de toutes les centrales françaises. Sur ces 1 200tonnes, 850 tonnes en moyenne sont « retraitées », le reste est stocké dans des piscines.Ces piscines contiennent à ce jour 9 600 tonnes de combustible irradié.Concernant ce qui est « retrai», les installations d’Areva extraient le plutonium, soitenviron 1 % de la matière globale contenue dans le combustible nucléaire usé.La majeure partie de ce plutonium n’est pas utilisée : 74 tonnes de cette matièreextrêmement dangereuse sont actuellement stockées à La Hague. Une petite partie de ceplutonium est, elle, acheminée sur le site de Marcoule (Gard), dans l’usine Areva de Melox.Dans cette usine, il est mélangé à de l’uranium neuf naturel appauvri, ce mélange contientau final environ 7 % de plutonium. C’est avec ce nouveau mélange que les assemblages decombustible Mox sont faits.
L’utilisation
Sur les 58 réacteurs français, techniquement seulement 28 pourraient consommer du Mox(les réacteurs d’une puissance de 900 MW). Sur ces 28 réacteurs, 22 ont obtenu une licenceles autorisant à fonctionner avec un tiers de leur combustible composé de Mox.Dans ces réacteurs, EDF n’utilise pas pleinement cette capacité. La raison principale :comparé au combustible standard à l’uranium,
le Mox est plus instable et plus compliquéà utiliser, ce qui engendre une performance plus faible et des risques plus importantsen termes de sûreté. Le Mox provoque un vieillissement prématuré des installations etaugmente le bilan dosimétrique des personnels le manipulant. Ce combustible affecteaussi la gestion des réacteurs en rendant beaucoup plus longs les arrêts de tranche
 
novembre 2011
pour rechargement du combustible.
 C’est sans doute pour ces raisons qu’EDF ne prévoit pas l’utilisation de Mox dans le dossierd’enquête publique concernant l’EPR de Flamanville.

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