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Rapport Du Groupe 3

Rapport Du Groupe 3

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Sri Lanka Campaign - Rapport Du Groupe
Sri Lanka Campaign - Rapport Du Groupe

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10/14/2012

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RAPPORT DU GROUPE D'EXPERTS DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LA REDDITION DECOMPTES AU SRI LANKA
 
Résumé
 Le 22 Juin 2010, le Secrétaire général a annoncé la nomination d'un Groupe d'experts
pour le conseiller sur la mise en œuvre de l'engagement commun
inclus dans ladéclaration émise par le président du Sri Lanka et le Secrétaire général lors de sa visiteau Sri Lanka le 23 Mars 2009. Dans la déclaration conjointe, le Secrétaire général a« souligné l'importance d'un processus de reddition de comptes », et le gouvernementdu Sri Lanka a convenu qu'il « prendra des mesures pour répondre à ces griefs ». Lemandat du Groupe est de conseiller le Secrétaire général concernant les modalités, lesnormes internationales applicables et les expériences comparatives pertinentes pourun processus de reddition de comptes, en prenant en compte la nature et l'étenduedes violations présumées du
Droit International Humanitaire et des Droits de l’Homme
 pendant les étapes finales du conflit armé au Sri Lanka. Le Secrétaire général a nommécomme membres du groupe: Marzuki Darusman (Indonésie), Président; Steven Ratner(Etats-Unis), et Yasmin Sooka (Afrique du Sud). Le Groupe a officiellement débuté sestravaux le 16 Septembre 2010 et a été assisté d'un secrétariat.Cadre pour les travaux du GroupeAfin de comprendre les obligations de reddition de comptes découlant des étapesfinales de la guerre, le Groupe a entrepris une évaluation de la «nature et de l'étenduedes violations alléguées », comme l'exige son mandat. Le mandat du Groupe ne
s’
étend pas à l'établissement de faits ou à l'enquête. Le Groupe a analysé lesinformations provenant de diverses sources afin de caractériser l'ampleur de cesallégations, d'évaluer leur crédibilité sur la base des informations à portée de main, etde les juger en toute légalité. Le Groupe a déterminé
qu’
une allégation était crédibles'il y avait une base raisonnable pour croire que l'acte ou
l’
événement concerné avaiteu lieu. Cette norme donne lieu à une responsabilité légale de réaction de la part del'État ou des autres acteurs concernés. Les allégations sont considérées commecrédibles dans ce rapport lorsqu'elles sont fondées sur des sources primaires que leGroupe juge pertinentes et dignes de confiance.Dans son évaluation juridique, le Groupe a procédé de la prémisse du DroitInternational qui établi depuis longtemps que pendant un conflit armé comme celui duSri Lanka, à la fois le Droit International Humanitaire et les
Droits de l’Homme
sontapplicables. Le Groupe a appliqué les règles du Droit International Humanitaire et des
Droits de l’Homme
aux allégations crédibles impliquant les acteurs principaux dans laguerre: les Tigres de Libération de l'Eelam Tamoul (LTTE) et le gouvernement du SriLanka. Ni les objectifs publiquement exprimés de chaque côté (lutte contre leterrorisme, dans le cas du gouvernement, et la lutte pour une patrie séparée, dans le
 
cas de la LTTE), ni la nature asymétrique de la tactique employée affecte l'applicabilitédu Droit International Humanitaire ou des
Droits de l’Homme
.Le Sri Lanka fait partie de plusieurs traités relatifs aux Droits
de l’Homme
qui l'obligentà enquêter sur les violations présumées du Droit International Humanitaire et des
Droits de l’Homme
et à poursuivre les responsables; le droit internationalhabituellement appliqué aux conflits armés inclut aussi ces obligations. En plus desouligner ces obligations légales, en fournissant ses conseils au Secrétaire général, leGroupe a largement puisé dans les normes internationales exprimées dans diversdocuments des Nations Unies et des avis des organes conventionnels. Ces sourcesexpriment la compréhension fondamentale que le processus de reddition de comptespour les crimes au regard du droit international implique le droit à la vérité, le droit àla justice et le droit à réparation, y compris à travers des garanties institutionnelles denon répétition. Le Groupe
s’est
également basé sur la diversité des approchespratiques compatibles avec ces normes, qui ont été développées dans de nombreuxautres pays qui ont fait face à des défis semblables pour assurer la reddition decomptes. Le Groupe a utilisé ce cadre comme base à la fois pour l'évaluation de lapolitique intérieure, des mesures et des institutions qui sont pertinents à l'approche dela reddition de comptes prise par le gouvernement du Sri Lanka à ce jour, et pour ledéveloppement de ses recommandations au Secrétaire général. Enfin, dans laformulation de ses conseils, le Groupe a donné la priorité aux droits et aux besoins desvictimes qui ont subi les conséquences tragiques des actions des deux parties dans leconflit armé prolongé au Sri Lanka, les femmes, les enfants et les personnes âgées engénéral portent le poids des souffrances et des pertes dans les guerres, et le cas du SriLanka ne fait pas exception.Allégations jugées crédibles par le GroupeLes allégations jugées crédibles par le Groupe Spécial révèlent une version trèsdifférente de la phase finale de la guerre que celle maintenue à ce jour par legouvernement du Sri Lanka. Le gouvernement dit qu'il a poursuivi une « opération desauvetage humanitaire » avec une politique de «zéro pertes civiles." À l'opposé, leGroupe spécial a constaté des allégations crédibles qui, si prouvées, indiquent qu'unelarge série de violations graves du Droit International Humanitaire et des Droits de
l’Homme
ont été commises à la fois par le gouvernement du Sri Lanka et les LTTE, dontcertaines seraient assimilables à des crimes de guerre et des crimes contrel'humanité. En effet, la conduite de la guerre a représenté un assaut grave surl'ensemble du régime de Droit International visant à protéger la dignité individuellependant la guerre et la paix.Plus précisément, le Groupe spécial a constaté des allégations crédibles associées à laphase finale de la guerre. Entre Septembre 2008 et le 19 mai 2009, la campagnemilitaire de l'armée du Sri Lanka a progressé dans la région de Vanni en utilisant desbombardements lourds et sur une grande étendue, entrainant un grand nombre demorts parmi les civils. Cette campagne constitue une persécution de la population dela région de Vanni. Environ 330 000 civils se sont retrouvés piégés dans une zone seréduisant constamment, fuyant les bombardements mais gardé en otage par les
 
LTTE. Le gouvernement a cherché à intimider et faire taire les médias et autresdétracteurs de la guerre à travers une variété de menaces et d'actions, y comprisl'utilisation de camionnettes blanches pour enlever et faire disparaître des personnes.Le gouvernement a bombardé sur une grande étendue 3 zones consécutives de non-feu, où il avait encouragé la population civile à se concentrer, même après avoirindiqué qu'il cesserait d'utiliser des armes lourdes. Il a bombardé le centre des NationsUnies, des lignes de distribution alimentaire et près des navires du ComitéInternational de la Croix-Rouge (CICR) qui venaient ramasser sur les plages les blesséset leurs proches. Il a bombardé en dépit de sa connaissance de l'impact, fournie parses systèmes de renseignement et par
l’avis des
Nations Unies, du CICR et d'autres. Laplupart des victimes civiles dans les phases finales de la guerre ont été causées par lesbombardements gouvernementaux.Le Gouvernement a systématiquement bombardé des hôpitaux sur le front. Tous leshôpitaux de la région de Vanni ont été touchés par des tirs de mortiers et d'artillerie,certains d'entre eux ont été frappés à plusieurs reprises, malgré le fait que leursemplacements étaient bien connus du Gouvernement. Le gouvernement a égalementsystématiquement privé les personnes dans la zone de conflit d'aide humanitaire, sousforme de nourriture et de médicaments, et notamment de fournitures chirurgicales,ajoutant ainsi à leur souffrance. À cette fin, il a sous-estimé le nombre de civils restésdans la zone de conflit. Des dizaines de milliers ont perdu la vie de Janvier à Mai 2009,dont beaucoup sont morts anonymement dans le carnage des derniers jours.Le gouvernement a continué de soumettre les victimes et survivants du conflit à desprivations et souffrances
même après qu’ils aient quitté
la zone de conflit. Le filtragedes LTTE soupçonnés a eu lieu sans aucune transparence ni contrôleextérieur. Certains de ceux qui ont été séparés ont été sommairement exécutés, etcertaines femmes peuvent avoir été violées. D'autres ont disparu, comme rapporté parleurs épouses et parents lors des audiences LLRC. Toutes les personnes déplacées ontété détenus dans des camps fermés. La surpopulation carcérale massive a conduit àdes conditions terribles, violant les droits fondamentaux sociaux et économiques desdétenus, et de nombreuses vies ont été perdues inutilement. Certaines personnesdans les camps ont été interrogées et soumis à la torture. Les personnes soupçonnéesde former partie des LTTE ont été enlevées à d'autres installations, sans contact avec lemonde extérieur, dans des conditions qui les rendaient vulnérables aux abus.Malgré un grave danger dans la zone de conflit, les LTTE ont interdit aux civils dequitter la zone et les ont utilisés comme otages, parfois même comme tamponstratégiques humain entre eux et
la progression de l’
armée du Sri Lanka. Ils ont mis enplace une politique de recrutement forcé pendant la guerre,
qui s’intensifia
considérablement dans les phases finales du conflit, recrutant des personnes de toutâge, y compris des enfants aussi jeunes que quatorze ans. Les LTTE ont forcé les civils àcreuser des tranchées et des emplacements pour ses propres défenses, ce quicontribua à brouiller la distinction entre combattants et civils, exposant les civilsdavantage. Tout cela a été fait afin de poursuivre une guerre qui était clairement

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